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    L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower

    Mikaël Malik
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    Message  Mikaël Malik Lun 3 Mai - 11:44

    Rappel du premier message :

    L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower

    "Un Signe Indubitable" ? 

    Cent quatre ans ont maintenant passé depuis 1914, époque, où selon la Société, ' la dernière génération ' a commencé. Que les efforts de paix actuels aient intensifiés les espérances parmi les Témoins de Jéhovah n'est donc pas une surprise. 

    Grâce à la politique 'de la glasnost' de Gorbachev une nouvelle période de détente entre les grands pouvoirs s'est mis en place. Un certain nombre de guerres prolongées ont fini, les dictatures en Europe de l'Est sont tombés et des pas importants ont été pris en vue de négociations sur la paix et le désarmement. Ce développement aboutira-t-il à une proclamation du cri " Paix et Sécurité" dans le monde entier ?  C'est, au moins, ce que les Témoins de Jéhovah sont maintenant entrain de chercher. 

    Selon la Société, une telle proclamation sera "le signal pour Dieu d'agir", oui, "un signal indubitable que la destruction du monde est imminente." - Réveillez-vous!, du 8 avril; 1988, page 14;  "la Paix et la Sécurité véritable - Comment Pouvez-vous Les trouver ?" (1986), page 85. 

    Mais comment peut être "indubitable", "le signal" que les Témoins sont encouragés à chercher ? 

    La plupart d'entre eux sont complètement inconscients du fait, que la Société à plusieurs reprises durant son histoire passée, a proclamé que la période  "de paix et de sécurité" est immédiatement à portée de main, ou même que cette période avait déjà commencé.  Chaque fois, cependant, "le signal indubitable" s'est avéré être une erreur! 
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    Message  Mikaël Malik Mar 7 Mar - 16:16

    LA WATCHTOWER ET L'INTENSITÉ DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIAL


    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Les Témoins de Jéhovah citent souvent le passage suivant tiré de leur Bible La Traduction du Monde Nouveau : 
    "Dis-nous, quand ces choses auront-elles lieu et quel sera le signe de ta présence et de la conclusion du système de choses ?" Et Jésus répondit… (Matthieu 24 : 3-4)

    La Société Watchtower revendique que 1914 a conduit à une période (une génération) de troubles sans précédent incluant des guerres, des famines, des tremblements de terre, etc. Ces événements sont différents des événements semblables s’étant produit avant 1914, déclarent les Témoins de Jéhovah à cause de leur grandeur et de leur intensité. (Du Paradis Perdu au Paradis reconquis 1958 pp. 179, 181, 183)

    La Watchtower avance 39 "signes" décrits par Jésus comme marquant notre génération. Je traiterai seulement un de ces "signes" - la Première guerre mondiale.

    Francis A Beer a écrit :
    "Les morts donnent aux guerres leur importance." (Paix Contre Guerre p. 34)
     
    Le nombres de morts est un des moyens principaux de comparaison pour juger l'intensité et l'ampleur des guerres.

    La Watchtower a plusieurs fois cité des chiffres différant énormément du nombre de morts de la première guerre mondiale :
    37,508,686 morts (Réveillez-vous! du 22 février 1961 pp. 6-7)
    21,000,000 morts (Réveillez-vous! du 8 octobre 1983 p. 12)1
    14,000,000 morts (Réveillez-vous! 1971 " p.16)2

    La plupart des historiens au contraire évaluent le nombre de morts causés directement par la Guerre à 10-12 millions. (C 0 Jonsson 1987 "The Sign" of the Last Day - When ? P. 144)

    La Watchtower a aussi prétendu que la première guerre mondiale était :
    "… sept fois plus importante que toutes les 901 principales guerres précédentes durant les 2,400 années avant 1914." La Tour de Garde le 15 octobre 1975 p. 633 3 ; du 15 avril 1982 p. 8 4 ; Vous Pouvez Vivre éternellement dans un Paradis sur la Terre 1982 p.150, ainsi que dans la réédition de 1989)

    Cette affirmation est incorrecte et ridicule.

    Jonsson démontre que sur seulement sept guerres s’étant déroulée entre le 17ème et le 19ème siècle, il y a eu plus de 63 à 87 millions de morts. Cela excède énormément les chiffres de la première guerre mondiale.

    Un conflit, la Rébellion de Taiping (1850-1864) a fauché entre 20 à 40 millions de vies en Chine. (Jonsson p. 147) un auteur de Réveillez-vous!, oubliant sûrement que la Watchtower a prétendu que la première guerre mondiale a surpassé les 901 principales guerres précédentes sur 2,400 années en nombre de morts, a écrit que le nombre de victimes de la Rébellion de Taiping était : "probablement bien de 40 millions de morts." (Réveillez-vous! du 22 mars 1982 p. 7)

    Jonsson a fourni les chiffres suivants pour sept guerres s’étant déroulées avant la première guerre mondiale :
    La Guerre de Trente ans 1618-1648 : 9 à 11 millions
    La Guerre Mandchourie/Chine 1644-1690 : 25 millions
    La Guerre de Succession espagnole 1701-1714 : environ 1 millions
    La Guerre de Sept Ans 1756-1763 : 1 à 2 millions
    Les Guerres Napoléoniennes 1792-1815 : 5 à 6 millions; 2 millions pour d'autres
    La Rébellion de Taiping 1850-1864 : 20 à 40 millions; 2 à 20 millions pour d'autres
    La Guerre Lopez 1864-1870 : 2 millions
    Evaluation totale du nombre de morts : 53 à 87 millions

    Même si nous prenons l’estimation la plus haute donnée par la Watchtower - 37,508,686 - cela limiterait le nombre de morts des 901 guerres précédentes à 1/7 de cela ce qui donne 5,358,383 morts.5

    Après un examen approfondi de la première guerre mondiale en rapport à sa portée, sa durée, le nombre de nations impliquées, le nombre de combattants et de morts Jonsson conclu :
    "Quel que soit la façon dont nous mesurons la guerre de 1914-1918 ... l’affirmation qu’elle était sept fois plus importante que l’ensemble des principales guerres précédentes sur 2400 ans est de la pure fiction. C'est tellement éloigné de la vérité qu'il est incroyable qu’une personne - s'il a fait un examen scrupuleux des données historiques – ait pu faire une telle affirmation sérieusement et honnêtement." ( P. 149 )

    1 -*** g83 10/8 12 The First World War-Was It the Prelude to Man's Final Era? (Part III) ***
    Throughout Europe, endless rows of white crosses marking the graves of the 9 million soldiers who were slaughtered and the over 12 million civilians who died would mar the lovely landscape

    2 *** g71 10/8 16 The Greatest Pressure of All Time Begins ***
    So World War I was only the beginning of many painful events. Other world-shaking pressures would soon follow. They did, for although, as one source shows, about 9 million combatants and about 5 million civilians were killed in the war from 1914 to 1918

    3 *** w75 10/15 633 How We Know God's Government Will Take Control Soon ***
    According to one study, World War I was reportedly seven times greater than all the 901 major wars of the previous 2,400 years.—Colliers, September 29, 1945.

    4 *** w82 4/15 8 Could the World's End Be Near? ***
    “NATION WILL RISE AGAINST NATION AND KINGDOM AGAINST KINGDOM.”—Matthew 24:7.

    World War I, fought from 1914 to 1918, was much greater than all the major wars put together during the 2,400 years before 1914.

    5 Note du traducteur : L'auteur de Réveillez-vous se basait sur un chiffre qui comptait les blessés ainsi que les prisonniers.
     
    Tiré de : Investigator N° 39 Novembre 1994  


    _________________________________________________________________________________________________________
    -
    « L’erreur va de pair avec l’oppressionLa vérité et la liberté ne craignent pas l’investigation. Ce sont des dons divinsc’est pourquoi toute organisation hostile à la liberté agit contre Dieu. Réveillez-vous! 1961 »

    -
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    Message  Mikaël Malik Ven 17 Mar - 8:29

    Les doctrines des Témoins de Jéhovah (JW.ORG) face à la Bible

    1914, une date basée sur une manipulation ? (ma lettre au Béthel)


    Faux prophètes 1914
    Le calcul de l'année 1914 basé sur une date de destruction de Jérusalem erronée est le premier élément qui a contribué à me faire ouvrir les yeux sur les fausses doctrines des Témoins de Jéhovah. J'ai d'ailleurs écrit une lettre au Béthel de France à ce sujet, lettre datée du 4 octobre 2014 et reproduite dans cet article.


    Chers frères,
    Nous célébrons cette année le centième anniversaire de l’intronisation de Jésus Christ dans les cieux. A cette occasion de nombreux articles relatifs au Royaume et à l’année clé 1914 paraissent dans nos publications. En effet, cette doctrine spécifique aux Témoins de Jéhovah est désormais bien ancrée dans nos esprits et nous permet de nous rassurer quand au fait que nous sommes la seule vraie religion, désignée par Jésus en personne et guidée par lui-même depuis 1919.   emoticon-0123-party

    Nous sommes assurés de la vérité de ces dates en nous basant sur une interprétation de la prophétie de Daniel relative aux sept temps (transformés en 2520 ans) ainsi que sur la prophétie de Jérémie relative aux 70 ans d’exil du peuple Juif à Babylone (j’y reviendrai plus bas). 

    En prenant comme date pivot 539 BCE (prise de Babylone par Cyrus) nous arrivons au calcul suivant :

    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Comme mentionné dans plusieurs articles récents (Tour de Garde du 1/10/2011 et du 1/11/2011), vous admettez que vous êtes les seuls à soutenir 607 BCE pour la date de destruction de Jérusalem alors que tous les historiens (et non « la plupart ») et des milliers de preuves archéologiques permettent de dater cet événement en 587 BCE.

    Vous affirmez ensuite que lorsque les historiens et/ou l’archéologie contredisent les Écritures, ce sont les Écritures qui font foi. Je suis tout à fait d’accord sur ce point mais est-ce vraiment le cas ici ?

    Destruction de Jérusalem : 607 ou 587 ?

    La Bible ne permet pas de dater directement cet événement. Toutefois il est intéressant de noter que l’on peut tout de même retrouver la date 587 simplement à partir de la Bible et de deux publications de l’organisation :

    • La Bible nous dit que Jérusalem a été détruite dans la 19ème année du règne de Neboukadnetsar (2 Rois 25 :8)

    • L’organisation est aussi d’accord avec l’archéologie pour dire que Cyrus a conquis Babylone et a mis fin à son empire en Octobre 539 av. JC (voir livre Perspicacité)

    • La succession des rois babyloniens et la durée de leurs règnes sont connues et données par l’organisation dans le livre « Babylone la grande » pages 177/178 et en partie dans le livre « Perspicacité » (cette succession est également en accord avec l’archéologie)


    Il suffit donc de remonter les rois babyloniens à partir de 539 puisqu’on connaît précisément la durée de leurs règnes.
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Donc si on calcule -539 + 17 + 1 + 4 + 2 + 43 on trouve que Neboukadnetsar est arrivé au pouvoir en -606 (en tenant compte des années d’accession) ce qui est confirmé par l’archéologie.

    Quand tombe la 19ème année de Neboukadnetsar ?

    -606 + 19 = -587

    D’après les publications, la 19ème année de Neboukadnetsar tombe bien en 587 et pas en 607.

    Vous remarquerez que je n’ai utilisé que des sources de l’organisation pour prouver cela mais cette date de 587 est aussi en accord avec toutes les preuves historiques et archéologiques à savoir :

    • Des milliers de tablettes commerciales : Les temps de règnes des rois néo-babyloniens (de Nabuchodonosor II à Nabonide) et leurs successions sont bien attestés. Il suffit de compiler les tablettes d'affaires de la période en question, qui sont toutes datées de l'année de règne de chaque roi, pour voir qu'aucun roi n'a régné plus longtemps que ce qui est communément admis par les historiens. A ce propos le livre « Que ton Royaume vienne » (appendice du chapitre 14)  dit : « On a mis au jour des milliers de tablettes cunéiformes de l'époque néo-babylonienne sur lesquelles étaient inscrites de simples transactions commerciales avec l'année de règne du roi babylonien durant laquelle la transaction avait eu lieu. Des tablettes de ce genre ont été trouvées à propos de toutes les années de règne des rois néo-babyloniens connus qui figurent dans la chronologie généralement acceptée de cette période. »

    • Des tablettes astronomiques : il s’agit de tablettes d’époque qui rapportent des événements célestes (éclipses, phases et position de la lune, passages de planètes). Il est possible de dater au jour près les événements car certains ne se reproduisent que rarement.

    • Des sources égyptiennes contemporaines qui confirment les sources babyloniennes (notamment les batailles entre les deux puissances rapportées des deux côtés). Un « trucage » côté Babylonien aurait été facilement mis en évidence.

    • Le témoignage des historiens de l’Antiquité : même si leur fiabilité est moindre car ils n’ont pas été des témoins directs. Il viennent pour la plupart confirmer les autres sources.


    A noter aussi que ce sont ces mêmes sources (tablettes cunéiformes, tablettes astronomiques, historiens) qui permettent de dater la prise de Babylone par Cyrus en 539 (voir Tour de Garde du 1/10/2011 page 28, encadré), alors pourquoi les rejeter lorsqu’elles prouvent que Jérusalem a été détruite en 587 ?

    Par rapport à l’article en deux parties paru dans les Tour de Garde du 1er octobre et 1er novembre 2011. Il y aurait beaucoup à dire sur ces articles mais pour faire court :

    • Citations partielles de versets bibliques (prophétie de Jérémie 25 tronquée plusieurs fois, 2 Chroniques 36:21,22...). J’y reviendrai plus bas.

    • Comme précisé dans la note, on prend soin de citer diverses traductions de la Bible, c'est bien mais pourquoi ne le faites vous pas pour un verset important : Jérémie 29:10 ? J’y reviendrai plus bas.

    • « Oubli » de la moitié de la prophétie de Jérémie (Jérémie 25:12). J’y reviendrai plus bas.

    • Contradictions : pour justifier 539 on s’appuie sur les mêmes sources qu’on discrédite dans le reste de l’article.

    • Il est supposé que tous les rois babyloniens de cette période ne sont pas connus et que des rois auraient pu s'intercaler entre deux rois connus. Cela est toutefois impossible, l'archéologie est formelle.

    • Affirmation du retour d’exil en 537 alors qu’il s’est produit en 538 (prouvable par la Bible et l’archéologie, mais ce n'est pas l'objet de mon courrier).

    • On laisse entendre que les historiens modernes ne sont pas unanimes alors que c’est le cas.

    • Les divergences mentionnées entre les historiens de l’Antiquité sont facilement explicables, car ils se sont auto-corrigés par la suite (ce n’est pas l’objet de ce courrier). D’ailleurs, en cas de désaccord, ce sont toujours les sources contemporaines (tablettes...) qui priment et elles sont unanimes.

    • La seule « preuve matérielle » avancée pour justifier 607 est la tablette « VAT 4956 » alors que cette tablette est une mauvaise copie, contenant des erreurs, dans laquelle on ne décide de lire que les positions lunaires en ignorant les positions des planètes qui ne confirment pas 607 (cf. la note en bas de page de l’article, édifiante). Voir à ce sujet le Réveillez-vous du 8 mai 1972 page 28 qui dit que cette tablette VAT 4956 n’est pas fiable.

    • Tout cela me semble bien léger à comparer aux milliers d’autres tablettes et preuves archéologiques soutenant 587, tablettes dont on tient compte pour justifier 539 ! 


    Pour conclure, il paraît évident que Jérusalem a été détruite en 587 et non en 607 BCE. Même si un jour une nouvelle preuve archéologique venait soutenir 607, ce ne serait pas suffisant pour contredire les milliers d’autres. De fait, la seule raison valable ne pas soutenir la date 587 serait qu’elle entre en contradiction avec la Bible, notamment avec la prophétie de Jérémie relative aux 70 ans. Mais est-ce vraiment le cas ?

    La prophétie de Jérémie relative aux 70 ans

    L’organisation affirme que la prophétie des 70 ans de Jérémie concerne un exil massif des Juifs à Babylone suite à la destruction de Jérusalem. Que dit la Bible ? Jéhovah a choisi Jérémie pour transmettre sa parole prophétique. Cette prophétie est formulée de manière très simple en Jérémie 25:11 et 12 :

    « Oui, tout ce pays deviendra un lieu dévasté, un objet de stupéfaction, et ces nations devront servir le roi de Babylone soixante-dix ans.  Et il arrivera à coup sûr, lorsque soixante-dix ans se seront accomplis, que je m’en prendrai — contre le roi de Babylone et contre cette nation ’, c’est là ce que déclare Jéhovah — ‘ à leur faute — oui contre le pays des Chaldéens  dont je ferai bel et bien des solitudes désolées pour des temps indéfinis »

    Il est intéressant de noter qu’à aucun moment Jérémie ne parle d’exil. D’ailleurs à aucun moment dans la Bible les soixante-dix ans ne sont associés à un quelconque « exil ».

    Quand commencent les 70 ans ?

    Jérémie 25:11 :  
    « et ces nations devront servir le roi de Babylone soixante-dix ans »

    Les 70 ans commencent lorsque le roi de Babylone domine « ces nations ».

    De quelle « nations » parle Jérémie ici ? De Jérusalem uniquement ? De Juda seulement ? Non. Il suffit de lire la suite de la prophétie (Jérémie 25:17-26) pour s'apercevoir que tous les peuples de la région sont concernés par ces paroles. Cette prophétie s'est accomplie en 609 avant notre ère lorsque Babylone est devenue puissance mondiale en battant les Assyriens à Harran. Il n'y a pas d'autre interprétation possible.

    Est-ce que servitude = exil ?

    Lorsque Jérémie parle de servitude, il ne parle manifestement pas d'exil. Il suffit de lire ses paroles quelques versets plus loin en Jérémie 27:8-11. Le verset 11 déclare :
    « Quant à la nation qui fera venir son cou sous le joug du roi de Babylone et le servira vraiment, moi, oui, je la laisserai en repos sur son sol ’, c’est là ce que déclare Jéhovah ; ‘ oui, elle le cultivera et y habitera. ’ ” ».

    La servitude dont parle Jérémie n'est manifestement pas un exil, bien au contraire !

    Quand se terminent les 70 ans ?

    Jérémie 25:12 nous dit que « lorsque soixante-dix ans se seront accomplis, que je m’en prendrai — contre le roi de Babylone et contre cette nation »

    Est-ce que Jérémie parle du retour d'exil ici ? Non. Il parle clairement de la fin de Babylone en tant que puissance mondiale. C'est ce qui nous est confirmé par Daniel lors de l'épisode de l'écriture sur le mur :
    « Voici l’interprétation de la parole : MENÉ : Dieu a compté  [les jours de] ton royaume et l’a mené à sa fin. “ TEQEL : tu as été pesé  dans la balance et tu as été trouvé insuffisant. “ PÉRÈS : ton royaume a été divisé  et donné aux Mèdes et aux Perses. ”.

    C'est là la fin des 70 comme prophétisé par Jérémie. Cela correspond à l'année 539 avant notre ère et non à 537 puisque Babylone était déjà tombée depuis deux ans à ce moment. 

    Autres versets faisant référence aux paroles de Jérémie

    • 2 Chroniques 36:20, 21 :
      « En outre, il emmena captifs à Babylone ceux qui étaient restés de l’épée, et ils devinrent ses serviteurs, à lui et à ses fils, jusqu’à ce que le pouvoir royal de Perse ait commencé à régner ; pour accomplir la parole de Jéhovah [prononcée] par la bouche de Jérémie, jusqu’à ce que le pays se soit acquitté de ses sabbats. Tous les jours qu’il resta désolé, il fit sabbat, pour accomplir soixante-dix années. ».  
      Ezra cite ici les paroles de Jérémie. Est-ce que Jérémie parle de « sabbats » ? Non. On pourrait alors le lire ainsi : « En outre, il emmena captifs à Babylone ceux qui étaient restés de l’épée, et ils devinrent ses serviteurs, à lui et à ses fils, jusqu’à ce que le pouvoir royal de Perse ait commencé à régner ; pour accomplir la parole de Jéhovah [prononcée] par la bouche de Jérémie ,[...] pour accomplir soixante-dix années. ». Ce passage nous montre simplement que le pouvoir de Perse se mettra à régner au terme des 70 ans, ce qui correspondra aussi au terme des « sabbats » (soit 49 ans correspondant à la période -587 jusqu'à -538 : voir Lévitiques 25 :8, 26 :28, 34-35)


    • Jérémie 29:10 :
      “ Car voici ce qu’a dit Jéhovah : ‘ Conformément à l’accomplissement des soixante-dix ans à Babylone, je m’occuperai de vous, et vraiment je réaliserai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu. ’
      Avant toutes choses il faut savoir que ce texte n'est pas rendu correctement dans la Traduction du monde nouveau (du moins française). Comme vous le mentionnez dans votre article de 2011 l'immense majorité des traductions rendent ce passage par « pour Babylone » et non « à Babylone ». Certaines traductions du monde nouveau (par exemple suédoise ou danoise) rendent pourtant correctement ce verset. De plus cette traduction s'accorde parfaitement avec la prophétie énoncée par Jérémie (Jéhovah s'en prend au roi de Babylone a la fin des 70 ans). Autre point intéressant : dans la chronologie de Jérémie la destruction de Jérusalem n'a pas encore eu lieu lorsqu'il prononce ces paroles ce qui confirme que l'exil avait commencé bien avant la destruction de Jérusalem.


    • Daniel 9:2 :
      « dans la première année de son règne, moi, Daniel, je discernai par les livres le nombre des années au sujet desquelles la parole de Jéhovah était venue à Jérémie le prophète, pour accomplir les dévastations de Jérusalem, [à savoir] soixante-dix ans. ».
      Daniel se réfère aux paroles de Jérémie et constate que les 70 ans se sont écoulés, ce qui est le cas puisque comme le dit le verset 1, nous sommes « dans la première année de Darius ». Il n'est pas fait mention d'un quelconque exil ici.


    Pourquoi l’exil n’a pas pu durer 70 ans ?

    • Il y a eu plusieurs exils (au moins 3, celui de Jérusalem n’est pas le plus important) : Jérémie 52:28-30 nous relate trois exils de 3023 (« 7ème année de Neboukadrestsar »), 832 (« 18ème année de Neboukadrestsar » correspondant à la destruction de Jérusalem) et 745 juifs. Il serait donc difficile de définir une période d'exil identique pour tous les juifs.

    • L'Exil du point de vue des Juifs n'a pas commencé en même temps que la destruction de Jérusalem (cf. Jérémie 29:10 plus haut). Ezékiel 40:1 nous montre qu'il y a 11 ans d'écart entre les deux événements, ce qui est cohérent avec le texte de Jérémie 52 précédemment mentionné. L'Exil selon les Juifs correspond au plus important exil mentionné en Jérémie 52 ce qui semble logique. Celui-ci a eu lieu en 598.


    Conclusion
    • La date de destruction de Jérusalem en -587 ne contredit pas la Bible.

    • Les 70 ans dont parle Jérémie ne sont pas 70 ans d’exil mais 70 ans de domination de la puissance Babylonienne sur la région (entre -609 et -539).

    • La destruction de Jérusalem engendre un exil mineur qui n’est pas considéré par les Juifs comme étant « l’Exil ».

    • Il n'y a plus besoin de déformer toute la Chronologie biblique en déformant des passages bibliques. (Par exemple dire que Daniel en Daniel 1:1 et 2:1 parle des années de vassalité alors que ce n'est pas ce qu'il dit).

    • Note : quant à la prophétie des sept temps, contrairement à ses autres prophéties, Daniel n’indique en aucun cas une deuxième application autre que pour Neboukadnezzar. De toute façon, tout calcul partant de la supposée fin de cette période et remontant le temps ne peut pas être fiable. 


    Voici donc la chronologie telle qu’elle devrait être, basée sur la Bible :
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Chers frères, je vous demande s’il vous plaît de répondre aux questions suivantes :

    • Ai-je commis une erreur dans mon raisonnement, si oui laquelle ? Merci de m’apporter des éléments bibliques et/ou historiques contradictoires.

    • Pourquoi tenir compte de l’archéologie pour affirmer que Cyrus a pris Babylone en 539 et rejeter cette même archéologie lorsqu’elle affirme que Jérusalem a été détruite en 587 si ce n’est pour soutenir l’hypothétique « 607 + 2520 = 1914 » ?

    • La prophétie de Jérémie est exprimée très simplement, ne laisse place à aucune interprétation et tient en deux versets. Pourquoi systématiquement en écarter la moitié (le verset 12) de tous les articles relatifs à cette question (le comble : ce verset n’est même pas cité et encore moins expliqué dans le livre « Dieu nous parle par Jérémie ») ? 

    • Dans le livre « Prophétie d'Isaïe » Volume 1 chapitre 19 page 253 vous appliquez les 70 ans concernant Tyr aux 70 ans de domination babylonienne. Pourquoi ne pas faire de même concernant « ces nations » dont parle Jérémie ?

    • Pourquoi ne pas reconnaître que Jérémie 29:10 n'est pas rendu correctement dans les Traduction du monde nouveau anglaise et française ? Cela entretient la confusion. Le texte manuscrit dit « pour Babylone » et non pas « à Babylone ». La Traduction du monde nouveau rend d'ailleurs ce passage correctement dans certaines langues.


    En l’état actuel des choses, tout me fait penser à une manipulation uniquement destinée à soutenir la théorie de l’intronisation de Jésus en 1914 et ainsi à « légitimer » le Collège Central comme étant l’instrument de Jésus et son Père sur Terre depuis 1919. [...]

    Je vous prie de recevoir, chers frères, l’expression de mon amitié fraternelle.

    Réponse du Béthel

    Vous pouvez télécharger ici la réponse que j'ai reçue du Béthel de Louviers le 30 octobre 2014 : Réponse Béthel 607

    Commentaires sur la réponse

    Inutile de vous dire que cette lettre ne m'a pas apporté les réponses attendues. Voici quelques commentaires :

    • Page 1
      • J'ai droit à un véritable procès d'intention. Si je me suis posé cette question, c'est forcément que j'ai fréquenté des apostats sur Internet. Or ce n'est pas le cas, c'est en lisant une simple revue "Science & Vie" que j'ai commencé à me poser la question.
      • Mon interlocuteur affirme que je fais confiance à Bérose alors que ce n'est pas le cas. Voici ce que j'ai écrit dans ma lettre : "Le témoignage des historiens de l’Antiquité : même si leur fiabilité est moindre car ils n’ont pas été des témoins directs. Il viennent pour la plupart confirmer les autres sources." Sans compter le jeu de mot sur le nom de "Bérose, le prêtre de Bel"... Risible.


    • Page 2
      • Mon interlocuteur cherche à noyer le poisson au lieu de répondre point par point à mon argumentation. Notez qu'aucun verset biblique n'est cité en entier. L'argumentation est basée sur des bribes de versets ce qui la rend (volontairement?) difficile à lire et à comprendre. De plus, dans la seconde partie de cette page, le rédacteur du courrier ne focalise que sur ce que les versets ne disent pas plutôt que sur ce qu'ils disent vraiment.
      • Je ne commenterai pas le débat "à Babylone" vs "pour Babylone" en Jérémie 29:10. "Que le lecteur exerce son discernement"...


    • Page 3
      • L'interprétation des "sabbats" en 2 Chroniques est sujette à discussion. Encore une fois le rédacteur préfère extraire des bribes de versets pour les interpréter à sa manière. Par contre les citations des publications de la Watchtower sont bien reproduites en entier. Cherchez l'erreur... L'interprétation dont j'ai parlé dans ma lettre, si elle est correcte, ne peut qu'appuyer mon argumentation. Dans le cas contraire, cela ne change rien aux autres arguments et ne vient pas les contredire.
      • Par rapport à la tablette VAT 4956, le Béthel me confirme qu'ils ne lisent que les positions lunaires et pas les autres informations qu'elle contient. Logique car celles-ci ne supportent pas du tout la date de -607.




    • Pour le reste, l'interlocuteur ne fait que tirer des conclusions sur ses hypothèses précédentes. Enfin, vous noterez que le texte de Jérémie 25:12 est toujours évité. En effet ce texte à lui tout seul vient démonter tout le raisonnement des Témoins de Jéhovah (où était le roi de Babylone à la fin supposée des 70 ans, en 537 ? Il était mort depuis deux ans...). Enfin, quatre des cinq questions posées à la fin de ma lettre n'ont pas reçu de réponse.


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    Quelques ressources

    Voici quelques liens qui pourront vous aider dans vos recherches :

    • Livre : Les «Temps des Gentils» Reconsidérés,  par Carl Olof Jonsson


    Les temps de Gentils reconsidérés (français)

    The Gentile Times Reconsidered (anglais)
     
    • Liens web
      • Quand Jérusalem a-t-elle été détruite ?
      • Quand la Bible soutient 587 avant notre ère comme année de destruction de Jérusalem
      • Excellent site très détaillé sur la chronologie et 607/587 (en anglais)
      • Article JW.org justifiant la date de 607 (Partie 1)
      • Article JW.org justifiant la date de 607 (Partie 2)
      • 607 : la fondation branlante de la doctrine de 1914
      • Destruction de Jérusalem : quand ?
      • La prophétie des 70 ans de Jérémie
      • Commentaires sur les articles de JW.org
      • Wikipedia




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    « L’erreur va de pair avec l’oppressionLa vérité et la liberté ne craignent pas l’investigation. Ce sont des dons divinsc’est pourquoi toute organisation hostile à la liberté agit contre Dieu. Réveillez-vous! 1961 »

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    L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower - Page 5 Empty Re: L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower

    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:06

       
    PARTIE II
     
    EXAMEN DES PREUVES ARCHÉOLOGIQUES
     
     
    DISCUSSION DES DONNÉES HISTORIQUES 


     
    Bérose et Ptolémée
    Jusqu'à la fin du 19ème siècle les règnes de rois de la période Néo-Babylonienne étaient calculés en consultant les historiens grecs et Romains de l’antiquité. Ces historiens ont vécu des centaines d'années après la période Néo-Babylonienne et leurs déclarations sont souvent contradictoires. Deux sont néanmoins tenus pour être les plus fiables : Bérose et Claude Ptolémée. Puisque les déclarations de ces deux auteurs  contredisent les affirmations de la Société comme quoi 607 av. J. C. est la date de la destruction de Jérusalem, la Société a essayé de discréditer le témoignage de Bérose et de Ptolémée.
     
    Bérose était un prêtre babylonien qui a vécu au 3ème siècle av. J. C. Aux environs de 281 av. J. C. il a écrit une histoire de la Babylonie connue sous le nom de Babyloniaca ou Chaldaica qu'il a dédicacé au Roi Antioche I. Malheureusement, ses écritures ont été perdues et tout ce que l'on sait de ces écrits viennent de vingt-deux citations ou paraphrases de son travail par d'autres auteurs de l’antiquité et de onze déclarations de Bérose faites par des auteurs classiques, Juifs et Chrétiens. Les plus longues citations traitent des règnes des rois Néo-Babylonien  et sont trouvées dans la Chronique d'Eusèbe (303 ans de notre ère), de Flavius Josèphe dans ses livres Contre Apion, les Antiquités Juives et dans ces derniers travaux. On sait qu'Eusèbe et Josèphe ont tous les deux cité Bérose indirectement par le Savant Gréco-romain Corneille Alexandre Polyhistor (1e siècle av. J. C.).
     
    Où Bérose a-t-il obtenu ses informations sur les rois Néo-Babylonien ? Selon ses propres dires,  il "a traduit beaucoup de livres qui avaient été préservés avec grand soin à Babylone et qui traitaient d’une période de plus de 150,000 années." Ces "livres" incluaient des compte-rendus sur les rois légendaires d’avant le Déluge aux longueurs de règne très exagérées. Mais il a aussi été établi qu'il a employé des chroniques babyloniennes fiables, comme par exemple, pour la période Néo-Babylonienne et qu'il a traduit leur contenu en grec.
     
    Claude Ptolémée (70-161 ans de notre ère.) était un savant, astronome, géographe, historien et chronologiste qui a vécu en Egypte pendant les règnes de Hadrien et de Antonin Pius aux environ de 142 de notre ère. Il a écrit The Almagest, auquel il a ajouté son célèbre canon, une liste de rois avec la longueur de leur règne commençant par le règne de Nabonassar à Babylone, en 747 av. J. C., et continuant avec le règne des dirigeants babyloniens, perses, grecs (Ptolémaïques) romains jusqu’au règne du dirigeant contemporain, Antoninus Pie (138-161 de notre ère).
     
    Où Ptolémée a-t-il obtenu sa liste Royale ? Le livre Aide, sous la rubrique "Chronologie", déclare qu’"on pense que Ptolémée à employer les écrits de Bérose" (p. 331-Anglais), mais il ne donne aucune preuve à l'appui de cette revendication, qui a depuis été laissée de côté dans l’article équivalent du livre Compréhension. La revendication n'apparaît plus probablement, parce que les savants ont conclu que le canon de Ptolémée représente une tradition babylonienne du premier millénaire av. J. C. qui est indépendant de Bérose comme on peut le percevoir par l'ordre et les formes des noms des rois. Le professeur Friedrich Schmidtke explique : En ce qui concerne la dépendance des sources, le Canon de Ptolémée a certainement en grande partie pris sa substance dans la Chronique babylonienne. C'est percevable de la caractéristique abasileuta ete [les années d'interrègne] 688-681, qui sont aussi trouvées dans la Chronique (IV, 23), alors que la Liste Royale A met  à cette place Sennacherib, aussi bien que pour deux abasileuta ete en 704-703. Le Canon de Ptolémée comme la Chronique reproduit ici la tradition babylonienne, qui n'a pas reconnu Sennacherib comme le roi légitime, puisqu’il avait prit et détruit Babylone.
     
    Il y a aussi quelques évidences que Ptolémée a employé les listes de roi babylonien. Ainsi il avait accès aux chroniques babyloniennes et aux listes royales, probablement par des sources intermédiaires, mais évidemment indépendamment de Bérose. C'est une conclusion très importante, puisque les chiffres de Ptolémée pour les rois Néo-Babyloniens sont en accord avec les chiffres de Bérose. Ainsi nous avons deux témoins indépendants sur la longueur de l’ère Néo-Babylonienne selon les chroniques et même si ces chroniques sont seulement en partie préservées sur des tablettes cunéiformes, leurs données sur les longueurs des règnes des rois Néo-Babyloniens nous ont été correctement transmis par Bérose et Ptolémée.
    Les règnes des rois Néo-Babyloniens, selon Bérose et Ptolémée, se résument ainsi, sans tenir compte des années d'accession :
     
                                           ANNEES DE REGNES SELON :  
     
    BEROSE                            PTOLÉMÉE             DATES                 AV. J. C.
    Nabopolassar                21 years              21 years            625 - 605
    Nebuchadnezzar            43 years              43 years            604 - 562
    Evil-merodach                 2 years                2 years            561 - 560
    Neriglissar                      4 years                4 years            559 - 556
    Labashi-Marduk              9 months                 --                 556
    Nabonide                     17 years               17 years             555 - 539
     
    Ptolémée omet Labashi-Marduk, comme il compte toujours des années entières seulement. Le règne de Labashi-Marduk' de seulement quelques mois (probablement 2 ou 3) a été inclus dans la dernière année de Neriglissar (qui était aussi l'année d'accession de Nabonide). Ptolémée, pouvait donc l’écarter de sa liste de rois.
     
    Si ces listes données par deux des historiens les plus vieux et les plus fiables sont correctes, la première année de Nebuchadnezzar serait donc 604/3 av. J. C. et sa 18ème année, quand il a détruit Jérusalem, serait 587/6 av. J. C. Mais même si Bérose et Ptolémée donnent tous deux une vraie représentation de la longueur des règnes suivant  les chroniques Néo-Babylonienne originales, comment les historiens savent-ils que les informations chronologiques contenues à l'origine dans ces chroniques sont fiables ?
     
    Une raison pour laquelle le canon de Ptolémée leur inspire confiance vient du fait que dans son Almagest il enregistre un grand nombre d'observations astronomiques de l’antiquité tout au long des périodes couvertes par le canon. Comme ces observations ont été datées en rapport avec les différents rois mentionnés dans la liste, Ptolémée a pu rattacher sa liste à une série de dates astronomiquement fixées, la transformant en une sorte "de chronologie absolue" sur les périodes qu'il a couvertes.
     
    L'avis de la Société sur Bérose et Ptolémée 
    La Société a publié ce qu'elle a nommé "une preuve convaincante" de sa chronologie dans le livre de 1981 Que Ton Royaume Vienne. Sur Bérose et Ptolémée elle a dit :
    Évidemment Ptolémée a basé ses informations historiques sur des sources datant de la période Séleucide, qui a commencé plus de 250 ans après que Cyrus est pris Babylone. Dès lors, Il n'est pas surprenant que les chiffres de Ptolémée sont en accord avec ceux de Bérose, un prêtre babylonien de la période Séleucide. [P. 186]
     
    Dans la subdivision sur "le canon de Ptolémée" (p. 455) le livre Compréhension répète cette idée. Les données présentées ci-dessus montrent que cette déclaration n’a pas de sens, tout comme le fait que les auteurs des livres TJ ne présentent aucune preuve pour soutenir leur revendication. Comprenant évidemment cela, dans la subdivision sur "Bérose" (p. 453) l'auteur de Compréhension a simplement déclaré que les écritures de Bérose existent seulement sous forme fragmentaire et en conclu :
    "il semble évident que les données chronologiques censément de Bérose peuvent à peine être considérées concluantes".
     
    Une autre raison pour laquelle la Société essaye de discréditer Bérose est qu'il a déclaré que des captifs Juifs ont été pris lors de l’année d'accession de Nebuchadnezzar, confirmant la déclaration de Daniel que l’on trouve en Dan. 1:1. Si Dan. 1:1 doit être pris à la lettre, alors les 70 années dont parle Jérémie peuvent s'appliquer à une captivité ou une servitude commençant à cette époque. Cela signifie à son tour que l’affirmation de la Société comme quoi les 70 années peuvent seulement être des années de désolation complète de Juda serait alors fausse. Si donc Bérose dit vrai, cela permet de fixer 587 av. J. C. comme année de la destruction de Jérusalem et l'argument de la Société comme quoi cela ne pouvait avoir eu lieu qu’en 607 av. J. C. est sérieusement affaibli. C'est parce que toute les autres données historiques indiquent  587, et pas 607 av. J. C. que la Société essaye de discréditer chaque point avancé contre sa chronologie.
     
    Voici ce que Bérose a déclaré sur la capture de prisonniers juifs par Nebuchadnezzar lors de son année d'accession au trône : Nabopolassaros, son père, a entendu dire que le satrape qui avait été placé en Egypte, Syrie et Phénicie, était devenu rebelle. Ne pouvant plus par lui-même accomplir cette tâche, il a confié une partie de son armée à son fils Nabouchodonosoros, qui était encore jeune et l’a envoyé contre le rebelle. Nabouchodonosoros a préparé son armée à la bataille et s’est engagé contre le rebelle. Il l'a vaincu et a soumis de nouveau le pays sous l’autorité des Babyloniens. Au même moment Nabopolassaros, son père, est tombé malade et est mort dans la ville des Babyloniens après avoir été roi pendant vingt et une années.
     
    Nabouchodonosoros a appris la mort de son père peu de temps après. Après avoir arrangé ses affaires en Egypte et sur le territoire restant, il a ordonné à certains de ses amis d'apporter les prisonniers Juifs, Phéniciens, Syriens et  égyptiens ensemble avec la plus grande partie de l'armée et le reste du butin en Babylonie. Il est lui-même parti avec quelques compagnons et a atteint Babylone en traversant le désert.
     
    Ainsi Bérose appuie la déclaration de Daniel en Dan. 1:1 comme quoi des captifs Juifs ont été envoyés à Babylone durant l’année d'accession au trône de Nebuchadnezzar. Cette confirmation de Dan. 1:1 est importante car Bérose a tiré ses informations des chroniques babyloniennes, ou des sources proches de ces documents, à l'origine écrites pendant l’ère Néo-Babylonienne . La force de cette évidence est assez puissante pour que la Société se donne beaucoup de peine à discréditer Bérose. Mais elle ne signale jamais le fait que Bérose et Daniel sont d’accord. Voir ci-dessous pour une discussion plus complète de ces données.
     
    Ptolémée fournit des dates pour les règnes des rois Néo-Babylonien  qui, si on les accepte, détruisent immédiatement la chronologie de la Société. Tout comme pour Bérose, la Société essaye de discréditer Ptolémée - mais pas toujours. Que ton Royaume Vienne rejette le canon de Ptolémée comme  faisant autorité pour fixé que Jérusalem a été détruite en 587 av. J. C., mais La Tour de Garde du 15 mai 1971 à la page 316 (Anglais), cite le canon de Ptolémée à l'appui de 539 av. J. C. comme date correcte pour le renversement de Babylone. Est-ce donc cohérent ? Est-ce que cette Tour de Garde est compatible avec ce qui a été dit dans un numéro plus ancien ?
     
    La Tour de Garde du 1 février 1969, dans un article sur la chronologie babylonienne, a déclaré à la page 90 (Anglais) :
    Et qu’est donc ce canon de Ptolémée ? Nous sommes particulièrement intéressés par cette question, car les historiens trouvent nécessaire de se tourner vers lui avec insistance pour construire leur chronologie de la période Néo-Babylonienne. Claude Ptolémée a vécu en Egypte durant le deuxième siècle de notre ère, soit plus de 600 ans après la fin de la période Néo-Babylonienne. Il n'était pas historien et était connu principalement pour ses travaux sur l'astronomie et la géographie.
     
    Comme E. R. Thiele le déclare :
    "le canon de Ptolémée a été préparé principalement pour l’astronomie, pas pour des buts historiques. Il n'a pas prétendu donner une liste complète de tous les dirigeants de Babylone ou de Perse, ni donner le mois ou le jour exact du commencement de leurs règnes, c'était plutôt un moyen qui a rendu possible l'assignation correcte dans un large schéma chronologique de certaines données astronomiques qui étaient alors disponibles." - The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings, page 293, ftn.
    C’est à peu près la même déclaration qui apparaît sous la rubrique "Chronologie", au sous-titre "la Chronologie babylonienne," dans le livre Aide et dans le livre Compréhension.
     
    L'article de La Tour de Garde déclare que "les historiens trouvent nécessaire de se tourner avec insistance vers [le canon de Ptolémée] pour construire leur chronologie de  la période Néo-Babylonienne". C'est faux, parce que toute les autres données établissent complètement cette chronologie sans recours au canon de Ptolémée. Le fait que le canon soit en accord avec tout le reste signifie qu’il est raisonnablement précis. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, le canon de Ptolémée était le plus estimé parmi les différentes sources, mais plus maintenant. Les déclarations de la Société sont donc passées de mode.
     
    L'article cite le chercheur biblique E. R. Thiele comme s'il faisait des réserves sur l'exactitude du canon de Ptolémée. Voici ce que Thiele a réellement déclaré à ce propos : "Ce qui rend le canon d'une si grande importance aux historiens modernes est la somme de données astronomiques enregistrées par Ptolémée dans son Almagest, rendant possible de contrôler son exactitude à quasiment chaque étape du commencement jusqu'à la fin de celui-ci. Plus de quatre-vingts positions solaires, lunaires et planétaires, avec leurs dates, sont enregistrées dans l'Almagest qui a été vérifié par des astronomes modernes. Il fournit les détails concernant les éclipses avec une telle minutie qu’il ne laisse planer aucun doute concernant l'identification exacte du phénomène particulier mentionné et rendant ainsi possible une vérification la plus efficaces". [The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings, p. 46].
     
    Concernant l’article de La Tour de Garde, E. R. Thiele, l'auteur du livre mentionné (The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings), a déclaré à propose de la citation que fait de lui la Société :
    "...Elle induit en erreur et est sans scrupules. Elle induit en erreur en ce qu’elle donne une impression entièrement différente concernant ce canon important de Ptolémée que ce que j’avance. Elle est sans scrupules, parce qu'une procédure de ce type n'est pas honnête. Si l'auteur de cet article avait été honnête - ou avait été informé - il aurait su que j'emploie le Canon de Ptolémée d'une façon entièrement différente qu'il me le fait employé".
    J'ai un extrême respect pour ce Canon et je me trouve étonné presque en permanence devant son exactitude historique détaillée. L'homme qui l'a écrit a du avoir entre ses mains une somme étonnante de détails concernant l’histoire Orientale des débuts et une somme stupéfiante d'information astronomique s’adaptant point par point avec les années spécifiques des différents rois. C'est précis et fiable du début jusqu’à la fin. L'astronomie est une chose sur laquelle nous pouvons nous reposer avec une grande confiance. Et quand les éclipses du Canon sont si entièrement en harmonie avec les années de règnes de ces rois, nous pouvons être certains que la chronologie qui en résulte est correcte. Le Canon a raison et les Témoins de Jéhovah ont tort.
    Que dirais-je de l'article en général ? Je dirais qu'un tel auteur et le lecteur ne connaissent rien sur un tel sujet. Il ne connaît pas les faits, ou s'il les connaît, il ne les emploie pas d’une façon honnête. Cela me rappelle les manières d’un avocat sans scrupules qui maltraiterait les faits pour soutenir une affaire dont il saurait ne pas être exacte. 
    Soyons charitable avec l'auteur et disons que dans sa lecture il ne lit pas comme un savant informé le devrait. Autrement dit, accusons-le plutôt d'ignorance que de malhonnêteté." 
     
    La Société dans différentes publications prétend que Ptolémée aurait pu inventer sa  liste des rois. L'argument définitif contre cette théorie réside dans le fait que l’expression "le canon de Ptolémée" est un nom mal approprié. C'est un fait peu connu à l'extérieur du cercle de certains experts. Comme le professeur d'histoire antique Otto Neugebauer l’a désigné, la liste des rois a été compilée à partir de sources babyloniennes par des astronomes d’Alexandrie longtemps avant que Ptolémée l’ai utilisée pour ses calculs astronomiques. Ptolémée a simplement été un gardien d’une longue lignée de gardiens des enregistrements astronomiques et il a employé la liste des rois précédemment compilée en conjonction avec ses calculs astronomiques.
     
    Les tentatives de prouver que ses données astronomiques sont fausses, donc, n'ont aucune influence sur la liste des rois, puisqu'elle existait longtemps avant Ptolémée. C'est un accident de l'histoire qui fait que la liste des rois ait été préservée, mais puisqu'elle a été préservé dans les propres écritures de Ptolémée, elle en est venu à porter son nom. Beaucoup d'autre listes de rois, pas aussi complètes que celle de Ptolémée, et plus anciennes qu’elle, ont été trouvés et qui démontrent cela.
     
    Les inscriptions royales 
    Des inscriptions royales de différentes natures – inscriptions sur des bâtiments, des annales, etc. - ont été trouvées en Assyrie et en Babylonie dans une grande proportion. Nous considérerons trois originaux du règne de Nabonide.
     
    1. Nabon No. 18 est une inscription sur cylindre d'une année non déterminée du règne de Nabonide. Accomplissant le désir du dieu Sin, Dieu de la lune, Nabonide a consacré une de ses filles à son Dieu comme la prêtresse au temple de Sin à Ur. Une éclipse de la lune, datée dans le texte le 13 Elul a été observé le matin, où cette dédicace a eu lieu. Quand, durant le règne de Nabonide, une telle éclipse a-t-elle pu avoir lieu ?
    En 1949 le savant Hildegard Lewy a étudié cette éclipse et en a conclu qu'elle mentionnait l'éclipse du 26 septembre, de l’année 554 av. J. C (du calendrier Julien). Si Nabonide a régné pendant dix-sept ans et que sa première année de règne était 555/4 av. J. C., comme le montre Bérose et Ptolémée, l'éclipse et la dédicace de la fille de Nabonidus ont eu lieu durant sa deuxième année de règne (554/3 av. J. C.), Selon le calcul de Lewy. Une confirmation remarquable de cette datation a été apportée vingt ans plus tard, quand un autre savant, W. G. Lambert, a publié sa traduction de quatre fragments d'une inscription de l’époque du règne de Nabonide. L'inscription établie que la dédicace de la fille de Nabonide a eu lieu avant sa troisième année de règne et évidemment dans la seconde, précisément comme ce que Lewy avait conclu. L'éclipse lunaire du 13 Elul, a donc certainement fixé la deuxième année du règne de Nabonide en 554/3 av. J. C. et sa première année pour 555/4, donnant ainsi une très bonne confirmation de Berose et des calculs de Ptolémée pour le règne de Nabonide.
     
    2. Nabon No. 8, ou la stèle de Hillah, a été découvert dans le voisinage de Hillah, au sud-est des ruines de Babylone, à la fin du 19ème siècle. Une transcription du texte a été d'abord publiée en 1896 et une seconde en 1912. L'information fournie par cette stèle nous aide à établir la durée de toute l’ère Néo-Babyloniene de Nabopolassar au règne de Nabonide. Cette inscription, contient aussi un enregistrement des observations astronomiques qui nous permettent de fixer le règne de Nabonide. La stèle parle de l’occurrence des planètes lors de l’année d'accession au trône de Nabonide et lors sa première année entière et contient une description de la configuration des planètes et des étoiles observées par Nabonide lors d’une soirée non référencée durant cette période. Il est déclaré que Vénus,  Saturne et Jupiter étaient visibles après le crépuscule tandis que  Mars et  Mercure étaient absents. Certaines étoiles particulièrement lumineuses sont aussi mentionnées. Si, comme il a été établi, Nabonide est monté sur le trône en 556 av. J. C. et que sa première année entière de règne a été 555/4 av. J. C. (Nisan-Nisan), nous devons trouver cette configuration d'étoiles et de planètes durant cette période. Hildegard Lewy mentionné ci-dessus a calculé la date de cette configuration de planètes et en a conclu : "la seule période dans l'intervalle donné où cette configuration s’est produite, a été une période de 3 jours comprise entre le 2 Simanu  et le 6 Simanu de Nabu-na'id's lors de sa première année complète de règne (Du 31 mai au 4 juin, 555 av. J. C.), pendant cette période, en fait, les étoiles fixées et énumérées par le roi étaient aussi visibles dans le ciel, le  soir." De nouveau, nous trouvons le règne de Nabonide astronomiquement fixé et ses dix-sept ans de règnes confirmées.
     
    Dans plusieurs de ses inscriptions royales (Stelenfrgm. III, 1 et XI, Nabon. H1, B et Zyl. III, 2) Nabonide déclare que dans un rêve durant son année d'accession au trône, les Dieux Marduk et Sin lui ont commandé de reconstruire le temple d’e.hul.hul à Harran. En rapport avec le texte dont nous parlons (Nabon No. 8) cela fournit des informations très intéressantes : "quant au temple d’e.hul.hul à Harran qui a été en ruines pendant 54 ans – à cause d’un pillage par les hordes Manda, les sanctuaires ont été détruits - le temps (prévus) par les Dieux, pour le retour à l'apaisement, s'était approché, où Sin a dû retourner à sa place." On connaît la date du moment où le temple d’e.hul.hul à Harran a été mis en ruines par "les hordes de Manda" par deux sources fiables et différentes : la chronique babylonienne BM 21901 et l'inscription d’Harran Nabon. H1, B (décrite plus loin). La chronique déclare qu'en la 16ème année de Nabopolassar, au mois de Marcheswan, "l'Umman-manda (le Medes), [qui] était venu [pour aider] le roi d'Akkad, réunit ses armées et a marché sur Harran.... Le roi d'Akkad a atteint Harran et [...] il a capturé la ville. Il a remporté le butin énorme de la ville et le temple." La stèle de Nabonide H1, B donne la même date : "tandis qu'en la 16ème année de Nabopolassar, le roi de Babylone, Sin, le roi de Dieux, avec sa ville et son temple a été fâché et est monté au ciel - la ville et les gens qui étaient dedans ont été détruits."
     
    Ainsi Nabonide estime que la 54ième année correspond à la 16ème année de Nabopolassar au commencement de son propre règne quand les Dieux lui ont commandé qu'il reconstruise le temple détruit. C'est en parfait accord avec les chiffres des règnes des rois Néo-Babylonien donnés par Bérose et Ptolémée. Comme Nabopolassar a régné pendant 21 ans, 5 ans sont resté après la 16ème année de son règne. Après cela Nebuchadnezzar a régné 43 années, le Evil-Merodach 2 années et Neriglissar encore 4 années avant que Nabonide ne prenne le pouvoir (Les quelques mois de règne de Labashi-Marduk peuvent être négligés). Additionnant ces différentes années de règne (5+43+2+4) nous obtenons 54 ans – exactement ce que Nabonide déclare sur sa stèle. Si, comme nous l’avons déjà  établi, la première année de Nabonide était en 555/4 av. J. C., la seizième année de Nabopolassar a dû être 610/609, sa première année 625/4 et sa 21e année 605/4 av. J. C. La première année de Nebuchadnezzar, a donc été 604/3 et sa 18ème, quand il a détruit Jérusalem, était 587/6 av. J. C. Ces dates concordent parfaitement avec les dates des règnes obtenues par Ptolémée et avec les chiffres de Bérose et de sa liste.
     
    Par conséquent, cette stèle à elle seule établit la longueur de toute l’ère Néo-Babylonienne. Elle fixe astronomiquement les règnes de Nabonide et donne la durée totale des règnes de tout les rois Néo-Babylonien avant Nabonide. La force de cette évidence sur l’ère Néo-Babylonienne elle-même peut à peine être surestimée.
     
    3. Nabon H1, B, ou la stèle d'Adda-Guppi, d’après que le nom de la reine à qui elle a été consacrée, a été découverte en 1956. Elle est pratiquement complète et inclut une biographie de la mère de Nabonide, Adda-Guppi. Il est enregistré sur cette stèle le nombre d'années de règnes de deux rois assyriens, Ashurbanipal et Ashur-etillu-ili, aussi bien que les années de règne des rois Néo-Babylonien Nabopolassar à Neriglissar. L’enregistrement aboutit à la 9ème année du règne de Nabonide. Notez ces extraits : Dans la 20ème année d'Assurbanipal, le Roi d'Assyrie, je suis né,  jusqu'à la 42ème année d'Assurbanipal, la 3ème année d'Assur-etillu-ili, son fils, la 21e année de Nabopolassar, la 43ème année de Nebuchadnezzar, la 2ème année d'Awel-Marduk, la 4ème année de Neriglissar, dans la 95 années du Dieu Sin, le roi de Dieux du ciel et de la terre...
     
    Plus loin sur dans le texte on donne un résumé complet de sa vie : Du temps d'Assurbanipal, le roi d'Assyrie, jusqu'à la 9ème année de roi Nabu-n'id de Babylone, mon fils, le produit de mon utérus, 104 années de bonheur, avec la bienveillance de Sin, le roi de Dieux, placés sur moi, il m'a fait fleurir...
     
    Donc il est  donné le règne de chaque roi Néo-Babylonien , sauf celui de Labashi-Marduk, qui a gouverné seulement trois mois, jusqu’au règne de Nabonide, durant lequel la reine est morte, sur cette stèle, les chiffres correspondent exactement au canon de Ptolémée et toutes les autres sources. 
    De façon intéressante, la reine a en réalité vécu seulement 101 ou 102 années, parce que le scribe qui a enregistré cette stèle ne s'est apparemment pas rendu compte qu’il y avait un chevauchement de deux années entre le dernier roi assyrien, Assur-etillu-ilani et le premier roi Néo-Babylonien, Nabopolassar. Le scribe a simplement résumé les années des rois et a oublié le chevauchement.
     
    Ainsi la stèle nous donne la durée des règne des rois Néo-Babylonien suivant : 21 années pour Nabopolassar, 43 années pour Nebuchadnezzar, 2 années pour Awel-Marduk et 4 années pour Neriglissar. Ceux-ci correspondent exactement à chaque faits que nous avons déjà présentés ici. 


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    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:08

    Les documents d'affaires et administratifs


    Des centaines de milliers de textes cunéiformes ont été découverts en Mésopotamie à partir du milieu du 19ème siècle. La grande majorité de ceux-ci sont des textes économiques et administratifs comme des tablettes de contrat, de lettres officielles des archives de temple et des enregistrements légaux. Ces textes sont en grande partie datés de même que le sont les lettres commerciales aujourd'hui, donnant l'année de règne du roi de l’époque, ainsi que le mois et le jour du mois. Un texte concernant le sel cérémonial tiré des archives du temple d’Eanna à Erech, et daté de la première année du règne de Evil-merodach, servira comme exemple : Uns et demi talents de sel, l'offre fixée du mois Sivan du Dieu Usur-amatsu, Ina-sillis a apporté. Le sixième jour du mois Sivan, la première année d'Evil-Marduk, le roi de Babylone.
     
    Des milliers de textes cunéiformes ainsi datés ont été excavés à propos de la période Néo-Babylonienne. Pour les années 1920 seulement, plus de cinq cents tablettes datées du règne de Nabonide ont été publiées, suivant le travail Nabonidus and Belshazzar, de Raymond P. Dougherty, 1929. Ainsi il existe beaucoup de ce genre de tablettes datées de chaque année de l’ère Néo-Babylonienne. À cause de cette abondance de textes datés les savants modernes sont capables de déterminer non seulement la longueur du règne de chaque roi, mais aussi le moment de l'année où les changements de règne sont arrivés, parfois presque au jour près. Cela a été démontré par R. A. Parker et W. H. Dubberstein dans leur travail Babylonian Chronology: 626 B.C. — A.D. 75, 1956 (Notez la date du travail : 1956 !!!).
     
    Le dernier texte du règne de Nabonide, par exemple, est daté du VII/17/17 (le 13 octobre, 539, selon le calendrier Julien) bien que la Chronique Nabonide déclare que Babylone est tombée le VII/16/17, soit un jour plus tôt. La dernière tablette datée du règne de Nabonide vient d'Uruk, Parrker et Dubberstein donnent le commentaire suivant à ce propos :
    "de façon assez intéressante, la dernière tablette datée du règne de Nabunaid à Uruk est datée du jour suivant la conquête de Babylone par Cyrus. La nouvelle de cette conquête n'étaient pas encore arrivée à cette ville du sud éloignée d’environ 400 kilomètres".
     
    Un autre document d'affaires interessant mentionne la 43ème année du règne de Nebuchadnezzar ainsi que l'année d'accession au trône de son fils, Evil-merodach. Une fille d'esclave a été placée à la disposition d'un Nabu-ahhe-iddina "le mois d'Ajaru, la quarante-troisième année de Nebuchadnezzar, le roi de Babylone." Quelques mois plus tard, "le mois de Kislimu, de l'année d’accession au trône d'Evil-Marduk," le paiement complet pour la fille a été exécuté. Ce texte, donc, fixe la longueur du règne de Nebuchadnezzar et montre qu'il a été succédé par Evil-merodach.
     
    La longueur du règne de Nebuchadnezzar et sa succession par Evil-merodach est confirmée par la Bible. Dans 2 Rois 24:8, 12, 15 il est dit que la 1e année de Jehoiachin était la 8ème année de Nebuchadnezzar, quand Jehoiachin a été exilé à Babylone. 2 Rois 25:27 déclare  que durant la 37ème année de Jehoiachin, il a été laissé "à la maison de détention" par le roi de Babylone, Evil-merodach. Jer. 52:31 met en relation la 37ème année de l'exil de Jehoiachin avec l'année d'accession au trône d’Evil-Merodach. Donc, Nebuchadnezzar a pu régner presque 44 années et, en comptant son année d'accession au trône cela signifie que sa 43ème année était sa dernière. C'est un exemple remarquable où la Bible et l'histoire profane sont en accord sur la chronologie Néo-Babylonienne.
     
    D'autres documents d'affaires montrent que le règne de Nebuchadnezzar s’est terminé à la fin du mois Ululu lors de sa 43ème année de règne, et qu’il est mort dans les premiers jours d'octobre, 562 av. J. C. Le dernier texte sur le règne d’Evil-merodach est daté du V/17/2 (le 7 août, 560) et le tout premier texte du règne de Neriglissar est daté du V/21/acc. (Le 11 août, 560). La mort d’Evil-merodach, peut alors être fixée entre le 7 et le 11 août, 560.
     
    La table suivante est reproduite par Parker et Dubberstein, aux pages 10-14. Elle montre les dates exactes des tablettes des premières aux dernières trouvées pour chaque règne de chaque roi :
     
    Années de                   Première tablette             Dernière tablette
    Règne                          disponible datée de          disponible datée de
                                         l’année d’accession           la dernière année
                                        B.C.                                      de règne B.C.
                                                           
    Nabopolassar             21                                 May 17, 626/Aug. 15, 605
    Nebuchadnezzar         43                                 Sep. 7, 605/Oct. 8, 562
    Amel Marduk                2                                 Oct. 8, 562/Aug. 7, 560
    Nergal-shar-usur          4                                 Aug. 11, 560/Apr. 16, 556
    Labashi-Marduk            2 mois                          May 3, 556/June 20, 556
    Nabunaid                   17                                 May 25, 556/Oct. 13, 539
    Cyrus                         9                                 Oct. 26, 539/Aug. 12, 530
    Cambyses                   8                                 Aug. 31, 530/Apr. 18, 522
        
    Parker et Dubberstein notent que "Labashi-Marduk semble avoir été reconnu comme roi seulement en mai et juin, 556 et même probablement pas partout en Babylonie." "Nabunide a dû avoir été un compétiteur au trône à la mort de Nergal-shar-usur. Vers la fin juin, 556, il devint le dirigeant unique de la Babylonie." C’est la déduction qui peut être tiré de la présence de deux ou trois tablettes datées de Nabunide pendant les quelques mois où Labashi-Marduk a régné.
     
    Que pense la Société Watchtower de tous ces documents d'affaires ? Bien que les documents trouvés couvrent chaque année des rois Néo-Babylonien de 626 av. J. C. à 539 av. J. C. et qu’aucun conflit n'a été constaté avec la chronologie acceptée pour cette période, Que ton Royaume Vienne les ignore tous. Si les interprétations de la Société sont correctes, il doit y avoir une période de 20 années qui manque durant l’ère Néo-Babylonienne, entre la fin du règne de Nebuchadnezzar et le commencement du règne de Nabonide.
     
    La discussion suivante calcule les chances, pour que ces milliers de documents aient pu manquer de se référer à cette période de 20 années. Les 20 années sont déduites de la différence entre 587 et 607 av. J. C. comme date de la destruction de Jérusalem.
     
    Selon les historiens, la période Néo-Babylonienne couvre 88 années de 626 à 539 av. J. C., environ 4950 documents ont été publiés avant 1983 se référant à cette période. Environ 50,000 documents ont été trouvés en tout sur cette période. La Société affirme que la période doit  être en réalité de 108 années commençant aux environ de 646 av. J. C. Si cela est vrai alors 20 années manquent dans la collection des documents à notre disposition.
     
    La Société affirme que 582 av. J. C. a été la dernière année de Nebuchadnezzar (Compréhension, Vol. 2 P. 480 - Anglais), Amel-Marduk (Evil-merodach) a régné pendant deux années commençant en 581 av. J. C., Neriglissar a régné les quatre années suivantes et Labashi-Marduk a régné pendant 9 mois (Tour de Garde, 1 janvier 1965, p. 29 - Anglais). La fin du règne de Labashi-Marduk a dû, donc se produire aux environs de 575 av. J. C. selon la chronologie de la Watchtower. Voir aussi Babylone la Grande Est Tombée ! , pp. 182-5-Anglais. La Société affirme que Nabonide a commencé à régner en 556 av. J. C. (Toute Ecriture Est Inspirée de Dieu , 1990, p. 139-Anglais; Compréhension, Vol. 2, p. 457 - Anglais; La Tour de Garde,  15 août 1968, p. 491 - Anglais). [1] Donc, selon les propres chiffres de la Société, il y a environ 20 années durant la période de ces règnes qui n'ont aucun document d'affaires s’y référant. De façon intéressante, aucune publication de la Société ne réunit toutes ces dates et propose une chronologie spécifique de la période Néo-Babylonienne.
     
    La probabilité, que ces années puissent avoir été sautées peut être évaluée en faisant la supposition, que les 4950 documents se conforment à une distribution uniforme, c'est-à-dire, que les 4950 documents doivent être aléatoirement distribués durant les 108 années. Chaque année doit avoir autant de probabilité que n'importe quelle autre d’avoir un document se référant à elle.
     
    Dans ces conditions et en utilisant la notation mathématique standard, le problème peut être résumé ainsi : Nous plaçons au hasard n points dans un intervalle (0, T) correspondant aux 108 années. Quelle est la probabilité pour que aucun de ces n points ne se réfèrent à la période extérieure des 88 années qui a été découverte par les historiens ? En répétant cela d'une façon différente, nous pouvons nous demander quelle est la probabilité que l’ensemble des n points se réfèrent à l'intérieur d’un sous-intervalle (t1, T2), correspondant aux 88 années ?
     
    Le placement d'un point simple dans l'intervalle (0, T) a une probabilité :
    p = (t2 - T1) / T
    La probabilité de placer tous les points n dans l'intervalle est :
    PN
    Employant les nombres réels la probabilité totale s'avère être :
    P = (88 / 108)4950 = 5.5 x 10 - 441
    Ce qui est une probabilité extrêmement faible. Par cette évaluation, les chances de sauter la période des 20 années est donc environ de un pour (2 x 10440). En guise de comparaison il est évalué qu'il y a environ 1080 particules élémentaires dans l’univers connu.
     
    C'est en réalité un calcul théorique, parce que la supposition de la distribution uniforme des documents sur la période n'est pas en réalité correcte. La plus grande partie des 4950 documents publiés sont en fait attribués à la fin de la période Néo-Babylonienne, donc la probabilité réelle est encore plus faible. Encore plus, un nombre substantiel de tablettes ont été traduites, mais pas publiées. Elles sont toutes compatibles avec la chronologie acceptée et si elles avaient été incluses dans le calcul, la probabilité aurait été encore plus faible.
     
    De la  propre admission de la Société cette probabilité signifie qu'elle est impossible à se réaliser. Le livre la Vie - Comment est-elle apparue ? Évolution ou Création se réfère à la page 44 (anglais) , à un argument semblable, à propos de l'invraisemblance de l'apparition de la vie par le hasard :
    Quelle est la probabilité qu’une molécule protéinique simple se forme au hasard dans une soupe organique ? Les évolutionnistes reconnaissent qu’elle est seulement de 10 e113 (1 suivi par 113 zéros). Mais un événement qui n’a qu’une chance sur seulement 1050 est écarté par les mathématiciens comme étant impossible.
     
    Le calcul ci-dessus montre comment il est peu raisonnable de soutenir que les documents d'affaires aient pu manquer les années de règne de différants dirigeants babyloniens par pur hasard. La seule alternative est de proposer la possibilité d’une vaste conspiration qui a éliminé tous les enregistrements de la période des 20 années, mais ce n'est guère possible puisque beaucoup de ces documents ont été enterrés peu de temps après avoir être écrit. La seule raison pour laquelle ils ont réchappée est justement qu'ils ont été enterrés.
     
    Cette théorie de la conspiration est totalement discréditée par un jeu de documents d'affaires d'une famille en vue dans la sphère bancaire babylonienne, et qui enjambe l'entière période  Néo-Babylonienne. Beaucoup de documents d'affaires viennent des archives de telles "banques" dans la Babylonie. Deux des meilleures banques connues de l’ère Néo-Babylonienne appartenaient aux familles Nur-Sin et aux familles Egibi. "La Famille d'Egibi," centré à Babylone, apparaît dans des documents dès la fin du 8ème siècle av. J. C. Elle a prospéré du temps de Nebuchadnezzar jusqu'à Darius I, contrôlant les finances de ce temps-là. De cette banque l'archéologue Biblique Bruno Meissner a declaré :
    "De la société des Fils d'Egibi nous possédons une telle abondance de documents que nous sommes capables de suivre presque toutes les transactions d'affaires et les expériences personnelles de sa hiérarchie de l’époque de Nebuchadnezzar jusqu'au temps de Darius I."
    La découverte des archives des transactions datées de cette société, couvrant une période de plus de cent ans, s'est avérée être d’un grand secours pour établir la chronologie de cette période.
     
    Les documents d'affaires de la maison Egibi ont été découverts par des Arabes dans les années 1875-76 sur un monticule près de Hillah, une ville près des ruines de Babylone. Environ trois à quatre mille tablettes ont été découvertes dans des jarres en terre ressemblant aux jarres communes utilisées pour l’eau, couvertes par une tuile et cimentées avec du bitume. Les découvreurs les ont vendu à un revendeur à Bagdad, peu de temps après le Musée Britannique a acquis environ 2500 de ces importants documents.
     
    Les tablettes ont été examinés pendant les mois qui suivirent par W. St. Chad Boscawen et son rapport a été édité dans Transactions of the Society of Biblical Archaeology, Vol. VI, January 1878, pages 1-78. Les informations qui suivent immédiatement ci-dessous sont tirées de ce rapport.
     
    Boscawen déclare que les tablettes "touchent aux transactions monétaires diverses d'une agence bancaire et financière babylonienne, faisant le commerce sous le nom d'Egibi et Fils." Les tablettes "touchent à chaque transaction commerciale possible; du prêt de quelques shekels d'argent à la vente ou l'hypothèque de propriétés entières dont la valeur est de milliers de manas d'argent."
     
    Après un bref examen Boscawen a compris l'importance de suivre l'ordre d’apparition des chefs de la société Egibi et a bientôt vérifié les lignes principales des différentes successions comme étant comme suit : de la 3ème année de Nebuchadnezzar une personne nommée Sula a été le chef de la société Egibi. Il a continué pendant 20 ans jusqu'à la 23ème année de Nebuchadnezzar, quand il est mort son fils, Nabu-ahi-idina, lui a succédé. Nabu-ahi-idina a dirigé la société pendant 38 ans, jusqu'à la 12ème année de Nabonide, son fils Itti-Marduk-Balatu lui a succédé. Itti-Marduk-Balatu à son tour est resté le chef de la société pendant 23 années, jusqu'à la 1ère année de Darius Hystaspis (521 av. J. C.; voir Compréhension, Vol. 1, sujet "Darius," p. 583).
     
    En additionnant ces périodes de la 3ème année de Nebuchadnezzar à la 1ère année de Darius Hystaspis, nous trouvons : 20+38+23=81 années. Cela donne 83 ans de la 1ère année de Nebuchadnezzar à la 1ère année de Darius Hystaspis. Cela correspond exactement avec Bérose, Ptolémée, les enregistrements historiques Néo-Babyloniens et les autres documents d'affaires. Si l’on compte en arrière de 83 années en partant de 521 nous arrivons à 604 av. J. C. comme 1ère année de Nebuchadnezzar, ce qui est en accord avec toutes les autres preuves présentées dans cet essai.
     
    La Société nous ferait croire que d'une façon ou d'une autre, des conspirateurs voulant supprimer 20 années dans la chronologie pour quelque but mystérieux, ont déterré toutes ces archives enterrées, et fabriqués des nouvelles tablettes d'argile avec de nouvelles données changées de 20 années et ont ensuite recachetés et enterrés de nouveau toutes les jarres de stockage - et cela sans erreurs parmi des dizaines de milliers de documents !
     
    Les archives de la maison d’Egibi à elles seules suffisent pour établir la longueur de la période Néo-Babylonienne. Les archives, contenant des tablettes datées jusqu'à la 43ème année de Nebuchadnezzar, la 2ème année de Evil-merodach, la 4ème année de Neriglissar et la 17ème année de Nabonide, donnent une confirmation complète de la chronologie telle qu’elle nous est parvenue par Bérose et Ptolémée. Depuis le 19ème siècle d'autres collections de tablettes appartenant à la famille Egibi ont été découvertes. Et pourtant les tablettes d’Egibi sont seulement une petite partie des milliers de documents d'affaires et administratifs découvertes de l’ère Néo-Babylonienne.
     
    L'importance des textes d'affaires et administratifs pour la chronologie de la période Néo-Babylonienne est inestimable. Sans recours à un autre type de preuve, elles établissent entièrement la chronologie, souvent à quelques jours près. Le fait, qu'elles soient complètement en accord et confirment toutes les autres moyens de calcul est la preuve que la chronologie acceptée est correcte et que la chronologie de la Société Watchtower est fausse. 


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    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:10

    Les journaux astronomiques


    Des observations astronomiques sont fondamentales pour l'établissement d'une chronologie absolue des périodes antiques. Certains documents appelés "journaux astronomiques" sont employés pour établir la chronologie Néo-Babylonienne. Pour éclaircir la discussion, "les journaux astronomiques" sont un groupe de documents enregistrant des observations astronomiques compilés par des astronomes de Babylone et ont été ainsi nommés par une autorité en la matière de journaux astronomiques, le Professeur Abraham J. Sachs. "Un journal" couvre d'habitude les six ou sept mois de la première ou de la deuxième moitié d'une année babylonienne particulière et donne la position de la lune lors de sa première et de sa dernière apparition lors d’un jour spécifique, et cela en rapport avec les positions des planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Il doit être noté que les prêtres babyloniens ont tenu ces enregistrements principalement dans des buts astrologiques, puisque la majeur partie de leur religion était basée sur l'astrologie. Ils ont tenu des enregistrements précis du ciel pour la pratique de l'astrologie.
     
    Les journaux ajoutent souvent beaucoup d'information complémentaires, comme des événements météorologiques, des tremblements de terre, les cours du marché, etc. Plus de 1,200 fragments de journaux astronomiques de tailles diverses ont été découverts, mais à cause de leur condition fragmentaire seulement environ un tiers de ce nombre sont datables. La plupart de ces textes ont déjà été découverts dans les années 1870 et les années 1880. Presque tous sont gardés au British Museum. C'est de la que les désignations comme "BM 32312" viennent (British Museum 32312). La plupart couvrent la période allant de 385 à 60 av. J. C. et contiennent des observations astronomiques d'environ 180 de ces 325 années, établissant ainsi fermement la chronologie de cette période. Une demi-douzaine de ces journaux sont datées du 5ème, 6ème et 7ème siècles av. J. C.
     
    VAT 4956
    Le texte le plus important pour notre discussion est le VAT 4956, qui est gardé au "Vorderasiatischen Abteilung" du Musée de Berlin. Ce journal est daté du 1er Nisan de la 37ème année du règne de Nebuchadnezzar au 1er  Nisan de sa 38ème année de règne, enregistrant les observations de la lune et des planètes de sa 37ème année dans son entier. Une traduction et un examen minutieux de ce texte ont été publiés par P. V. Neugebauer et E. F. Weidner en 1915.
     
    Parmi beaucoup d'observations enregistrées sur le VAT 4956, il y en a environ trente qui sont si exactement décrites que les astronomes modernes peuvent facilement fixer les dates exactes du moment où elles se sont produites. En faisant donc cela, ils ont été capables de montrer que toutes ces observations (de la lune et des cinq planètes) ont dû avoir été notées durant l'année 568/7 av. J. C. Le journal lui-même déclare clairement que les observations ont été faites pendant la 37ème année de Nebuchadnezzar, s'ouvrant avec les mots : "37ème année de Nebuchadnezzar, le roi de Babylone. Le 1er Nisan  la lune est devenue visible derrière le Hyades; la visibilité a duré 64m..." Il finit avec le 1er Nisan  "de la 38ème année de Nebuchadnezzar," selon Neugebauer et Weidner.
     
    Si la 37ème année du règne de Nebuchadnezzar était 568/7 av. J. C., donc sa première année a dû être 604/3 av. J. C. et sa dix-huitième, pendant laquelle il a détruit Jérusalem, 587/6 av. J. C. C'est la même date indiquée par Bérose, Ptolémée, les inscriptions royales et les documents d'affaires.
     
    Toutes ces observations pourraient-elles aussi avoir eu lieu vingt années plus tôt,  l'année 588/7 av. J. C., qui selon la chronologie présentée par le livre Aide et le livre Compréhension correspond à la 37ème année du règne de Nebuchadnezzar ? La Tour de Garde du 15 mars 1969, Page 186; Aide, page 331; et Compréhension, pages 455-6, déclarent : "les chronologistes moderne désignent qu'une telle combinaison de positions astronomiques ne peut pas avoir eu lieu deux fois en milles ans." Considérons un exemple. Selon ce journal, le 1er Nisan et le 1er Airu de la 37ème année de Nebuchadnezzar, la planète Saturne pouvait être observée" en face du Poisson Sud [au sud de la constellation du Verseau] du Zodiaque. Puisque Saturne tourne autour du soleil tous les 29.5 ans, il se déplace dans tout le Zodiaque en 29.5 ans. Cela signifie qu'il peut être observé en face de chacune des douze constellations du Zodiaque pendant environ 2.5 années en moyenne. Cela signifie aussi qu'il pouvait être observé en opposition au Poisson Sud 29.5 ans avant 568/7 av. J. C., ou en 597/6, mais certainement pas 20 ans plus tôt, en 588/7. Ajoutez à cela les périodes de révolution des quatre autres planètes mentionnées dans le texte, avec les positions données pour la lune et il est facile de comprendre pourquoi une telle combinaison d'observations ne peut pas être faite avant plusieurs milliers d'années. Les observations enregistrées dans le VAT 4956 ont dû être notées en 568/7 av. J. C. Parce qu'ils ne s'adaptent à aucune autre situation qui a pu se produire pendant des milliers d'années avant ou après. Ainsi le VAT 4956 donne un très fort appui à la chronologie de l’ère Néo-Babylonienne comme elle a été établi par les historiens par tous les autres moyens dont nous avons discuter.
     
    Les preuves astronomiques sont si fortes que la Société doit utiliser des broutilles pour tenter de les discréditer. En premier lieu Compréhension, Vol. 1, page 456, (Anglais) déclare :
    "Les observations faites à Babylone auraient pu contenir des erreurs. Les astronomes babyloniens ont portés une attention la plus grande aux événements célestes ou aux phénomènes se produisant près de l'horizon, à la croissance et la décroissance de la lune ou du soleil. Cependant, l'horizon comme on pouvait le voir de Babylone était fréquemment obscurci par des tempêtes de sable."
     
    Ensuite le Professeur O. Neugebauer est cité à propos de la plainte de Ptolémée comme quoi il y avait un "manque d'observations fiables sur les planètes [dans la Babylone antique]". Bien que la description des conditions météorologiques à Babylone soit sans aucun doute correcte, cela ne signifie pas que des observations planétaires incertaines étaient généralement faites. L'horizon comme on l’apercevait à Babylone n'a pas été obscurci par des tempêtes de sable les jours ou les événements planétaires ont pu être observés sur plusieurs jours successifs, tel par exemple la position de Saturne qui, selon le VAT 4956 pouvait être observée "en face du Poisson Sud du Zodiaque". Comme désigné ci-dessus, Saturne peut être observée en face de chacune des douze constellations du Zodiaque pendant environ 2.5 ans en moyenne. Les positions de Saturne aux alentours du Poisson Sud, alors, pouvait être observées pendant plusieurs mois de suite, ce qui rend impossible que les astronomes babyloniens ait fait des erreurs quant cette planète a été observée pendant la 37ème année de Nebuchadnezzar, malgré de fréquentes tempêtes de sable.
     
    Si nous poussons plus loin notre étude, les astronomes babyloniens ont fait des observations régulières et systématiques de la lune et des planètes, ainsi que leurs mouvements par rapport au Zodiaque et ce, jour après jour. Pour la période Néo-babylonienne ils avaient inventé des méthodes de calculs pour  prévoir certains événements célestes; quelques-uns des "observations" enregistrées dans ces journaux ne sont pas en réalité des observations, mais des événements célestes calculés à l’avance. Ces calculs se sont habituellement trouvés être corrects quand ils ont été vérifiés par des astronomes modernes. Par exemple, le VAT 4956 rapporte une éclipse de la lune qui est arrivée le 15ème jour du mois de Sivan. Les astronomes avaient calculé cette éclipse au moyen de leur connaissance des cycles des éclipses tous les 18 ans et qui est désigné dans le texte sous le nom de atalu Sin ce qui signifie "l'éclipse lunaire calculée". Ils ont probablement ajoutés ces mots (le texte est quelque peu endommagé) : sa etelik (LU), "qui n'a pas eu lieu," c'est-à-dire, qui a été invisible à Babylone. Cela a été confirmé par des calculs modernes. L'éclipse a eu lieu le 4 juillet, 568 av. J. C. (du calendrier Julien), mais comme cette éclipse a commencé l'après-midi ce n'était pas visible de Babylone.
     
    Le fait que ces tablettes incluaient "des observations" qui étaient en fait des calculs, et particulièrement les indications si l'événement prévu n'était pas arrivé, jouent fortement en défaveur d’une modification faite par des scribes plusieurs centaines d'années après pour altérer l’histoire contenue dans ces tablettes. Si le but des scribes était d’altérer le compte-rendu historique et si les événements décrits n’avaient pas été observés, logiquement ils ne les auraient pas laissés sur la tablette. Un pur copiste, d'un autre côté, copie tout simplement l’intégralité, les erreurs comme le reste. Cela inclut dans son travail, la traduction des originaux vers d'autres langues ou la mise à jour du vocabulaire puisque la langue de départ a évolué à travers les siècles.
     
    Que les observations enregistrées par le VAT 4956 soient exactes peut être prouver par le fait que toutes (sauf une ou deux erreurs de scribes) s’adaptent à la même année. Cela n'aurait pas été le cas si les observations avaient été fausses. En outre, le Professeur Neugebauer, qui est cité dans le livre Compréhension, ne semble pas être  méfiant des informations contenues dans ses journaux, bien que le lecteur du livre Compréhension puisse en avoir l’impression d’après la citation qui est faite de cet auteur.
     
    Deuxièmement, Compréhension déclare :
    "Le fait est que la grande majorité des journaux astronomiques trouvés n’ont pas été écrits, durant l’époque Néo-Babylonienne ou sous les empires de la Perse, mais durant la période Séleucide (312-65 B.C.E.), bien qu'ils contiennent des données touchant aux périodes précédentes. Les historiens supposent qu'ils sont des copies de documents précédents".
     
    Mais les historiens font bien plus que de juste "supposer" que ce sont des copies de documents précédents. Les premier des journaux datés reflètent fréquemment la lutte des copistes pour comprendre les documents antiques qu'ils copiaient, certains de ces documents ayant été cassés ou endommagés . Souvent ces documents employaient une terminologie archaïque que les copistes ont essayé de moderniser. C'est clairement visible sur le VAT 4956, aussi. Deux fois dans le texte le copiste a ajouté le commentaire "interrompu, effacé, en indiquant qu’il était incapable de déchiffrer un mot dans le texte qu'il copiait. Aussi, le texte reflète sa tentative de changer la terminologie archaïque. Mais a-t-il changé le contenu du texte en même temps ? Sur ce point Neugebauer et Weidner concluent :
    " en ce qui concerne le contenu de la copie, il est bien sûr une reproduction fidèle de l'original."
     
    Supposons que quelques données des trente observations complètes et enregistrées dans le VAT 4956 avaient été déformés par des copistes ultérieurs. Quelle est la possibilité que toutes ces observations "déformées" s’accordent sur la même année, c'est-à-dire la 37ème année du règne de Nebuchadnezzar ? Rappelez-vous que cette année est corroboré par les inscriptions royales, les documents d'affaires, les chroniques, Bérose et Ptolémée. Les erreurs accidentelles de cette sorte ne peuvent se recoupée dans une si grande mesure. Ainsi il n'y a aucune raison de douter que les observations originales ont été correctement préservées dans notre copie. L'énonciation vague que "des erreurs ait pu arriver," sans présenter la preuve qui soutienne cette affirmation, est simplement un vœu pieux.
     
    Troisièmement, Compréhension déclare :
    "Finalement, comme dans le cas de Ptolémée, bien que les informations astronomiques (comme elles sont maintenant interprétées et comprises) sur les textes découverts soit essentiellement précise, cela ne prouve pas que l'information historique l'accompagnant est précise. Même Ptolémée a employé la succession des règnes des rois antiques (comme il les a compris) simplement comme une structure dans laquelle placer ses données astronomiques, si de même, les auteurs (ou les copistes) des textes astronomiques de la période Séleucide auraient pu simplement insérer dans leurs textes astronomiques ce qui était alors accepté, ou "populaire", comme la chronologie de cette époque. Cette chronologie acceptée, ou populaire, a bien pu  contenir des erreurs aux points critiques rapportés plus tôt dans cet article".
     
    Comme nous l’avons expliqué plus haut, Compréhension déclare que les copistes ultérieurs auraient pu falsifier les documents qu’ils copiaient, pour les adapter à leurs propres concepts de la chronologie babylonienne et de la Perse antique. De la même façon l'auteur de l’article du Réveillez-vous du 8 mai 1972 "Quand Babylone a-t-elle détruite Jérusalem ?" (P. 28-Anglais) imagine que les copistes auraient pu "insérer 'la trente-septième année de Nebuchadnezzar'" dans le journal  VAT 4956. Compréhension fait une accusation semblable. Est-ce que c'est une théorie plausible ?
     
    VAT 4956 est datée du 1er Nisan de la 37ème année de Nebuchadnezzar au 1er Nisan  de sa 38ème année. Plus loin, presque tous les événements mentionnés dans le texte sont datés, avec le mois, le jour et la période du jour donné. Il est donné environ quarante dates de cette sorte dans le texte, quoique l'année, bien sûr, ne soit pas répétée à tous les endroits. Tous les journaux connus sont datés de la même manière. Pour changer les années dans le texte, les copistes auraient été forcés de changer le nom du roi actuel, parce que si la 37ème année de Nebuchadnezzar est tombée en 588/7 av. J. C, comme la Société l’affirme, il devait être mort plusieurs années avant 568/7 quand les observations de VAT 4956 ont été compilées. Est-il vraiment possible que des copistes de la période Séleucide se soient consacrés à un contrefaçon à si grande échelle ?
     
    Considérons maintenant ce que l'on connaît de la chronologie "populaire" du temps de ces copistes, que l'on propose comme étant la base pour cette fraude délibérée. Diffère-t-elle en fait de ce que les documents babyloniens contemporains indiquent ?
    La chronologie de Bérose pour la période Néo-Babylonienne a été publiée pendant la période Séleucide et représente évidemment le concept  "populaire" de la chronologie Néo-Babylonienne. Les données de Bérose pour les règnes des rois Néo-Babylonien placent la 37ème année de Nebuchadnezzar en 568/7 av. J. C., comme le fait VAT 4956. Ce qui est plus important, c’est qu’on a démontré que la chronologie Néo-Babylonienne de Bérose, est en accord complet avec la chronologie donnée par beaucoup de documents contemporains de l’ère Néo-Babylonienne comme des chroniques, des inscriptions royales, des documents d'affaires et des documents Egyptien de l’époque (voir ci-dessous). "La chronologie populaire" Néo-Babylonienne de l'ère Séleucide, alors, était une chronologie vraie et correcte et les copistes n’avait pas besoin de changer les documents antiques pour les adapter. La théorie comme quoi ils ont falsifié ces documents, est donc sans fondement.
     
    La Société emploie le journal astronomique Strm. Kambys.400 pour fixer 539 av. J. C. pour la chute de Babylone. L’article dans le livre Compréhension ne le précise pas. Au contraire, aux pages suivantes Compréhension rejète toutes les preuves astronomique parce qu’elles soutiennent la date 587 av. J. C. comme date la destruction de Jérusalem.
     
    Si la critique de la Société sur les journaux astronomiques était valable, elle s'appliquerait aussi à Strm. Kambys.400. Tout comme le journal astronomique VAT 4956, c'est une copie d'un original. En fait, il peut à peine être nommé une copie. L'expert des textes astronomiques, F. X. Kugler, a déterminé dès 1903 que cette tablette est en partie seulement une copie. Le copiste travaillait à partir d'un texte défectueux et a donc essayé de remplir les trous du texte par ses propres calculs. Ainsi seule une partie de Strm. Kambys.400 contient de vraies observations. Le reste est composé de compléments effectués par un copiste assez peu qualifié d'une période beaucoup plus récente. Kugler a fait remarquer que
    "pas un des textes astronomiques que je connaisse offre autant de contradictions et d’énigmes non résolues que Strm. Kambys.400." Néanmoins, le texte définit 539 av. J. C. et la Société l'utilise. C'est tout à fait approprié, parce que ce texte est soutenu par beaucoup d'autres évidences.
     
    Au contraire, VAT 4956 est un des meilleurs journaux préservés et établit la 37ème année de Nebuchadnezzar en 568/7 av. J. C. Bien que ce soit aussi une copie postérieure, les experts reconnaissent que c'est une reproduction fidèle de l'original. On peut donc remonter de la première année du règne de Nebuchadnezzar, en comptant les divers rois de Babylone, et arriver en 539 av. J. C. Son règne est fixé par plusieurs autres dates astronomiquement confirmées. Mais la Société rejette les journaux astronomiques en général et VAT 4956 en particulier; d'autre part elle est forcée d'accepter le plus problématique, Strm. Kambys.400. Sûrement il serait difficile de trouver un exemple plus saisissant de sa malhonnêteté.
     
    Le règne de Shamashshumukin
    Il existe un document relativement nouveau établissant fermement que la 1e année de règne de Nabopolassar était 625/4 av. J. C. Ce document couvre les règnes des rois babyloniens jusqu'à l’ère Néo-Babylonienne avec le premier roi de cette période, Nabopolassar. Notez qu'une date astronomique datée av. J. C. s’exprime en nombres négatifs et qu'une année zéro est insérée entre 1 av. J. C. et 1 de notre ère., ainsi 652 av. J. C. s’écrit -651.
     
    Dans un article publié en 1974, le Professeur Abraham J. Sachs mentionné ci-dessus, considéré comme étant une autorité pour les journaux astronomiques, donne une brève présentation d'un d’entre eux. En mentionnant que le plus vieux le journal contient des observations de l'année 652 av. J. C., il explique comment il a été capable de fixer sa date :
    "J'ai constaté que le contenu astronomique était si juste pour que cette date soit pratiquement certaine. Cela a été un grand soulagement quand j'ai été capable de confirmer la date en harmonisant une remarque historique du journal avec une déclaration correspondante à propos de -651 dans une chronique historique bien datée".
     
    Dans une lettre, on a posé au Professeur Sachs les questions suivantes :
    Quelle information dans le journal rend la date -651 pratiquement certaine ?
    Quelle sorte de remarque historique dans le journal correspond à une déclaration dans la chronique bien datée ?
     
    Dans sa réponse, le Professeur Sachs a inclus les informations sur le journal en question, BM 32312 et a ajouté les informations qui ont entièrement répondu aux questions. Le contenu astronomique du journal établit clairement l’année 652/1 av. J. C. comme l’année où les observations ont été faites. Sachs a écrit :
    "Les événements astronomiques préservés (la dernière visibilité de Mercure à l'est derrière le Poisson, la dernière visibilité de Saturne derrière le Poisson, tous les deux autour du 14ème du mois I; le point stationnaire de Mars dans le Scorpion le 17ème du mois I; la première visibilité de Mercure dans le Poisson le 6ème de mois XII) déterminent cette date unique".
     
    De façon intéressante, il ne peut pas être affirmé que des copistes ultérieurs ont inséré le nom et les dates du roi mentionné, parce qu'ils ont été enlevés. Ces données peuvent être fournies à cause d'une remarque historique dans le journal. Pendant le 12ème mois 12, le 27ème jour, le journal déclare que le roi de Babylone a été impliqué dans une bataille s’étant produite dans un lieu appelée Hirit. Heureusement, cette bataille est aussi mentionnée dans une chronique babylonienne bien connue.
    La chronique s’appelle "la chronique Akitu," BM 86379, qui couvre une partie du règne de Shamashshumukin, particulièrement ses cinq dernières années (de la 16ème à la 20ème). Shamashshumukin était l’avant dernier roi de Babylone avant que les rois Néo-Babylonien commencent à régner. La bataille  d’Hirit est datée de sa seizième année :
    La seizième année de Shamash-shuma-ukin... Le vingt-septième jour d'Adar [le 27ème jour du 12ème mois !] les armées d'Assyrie et de Akkad ont lutté à Hirit. L'armée d'Akkad a quitté le champ de bataille et a subi une défaite majeure.
     
    Incidemment, cette chronique montre que les prêtres babyloniens qui ont enregistré ces informations n'ont pas supprimés une défaite majeure, en contraste avec les Assyriens.
    Les événements astronomiques décrits dans le journal fixent la bataille d’Hirit le 27 Adar en 651 av. J. C., au milieu du mois de mars environ. La "chronique d’Akitu" montre que cette bataille pris place ce jour (le 27 Adar) de la 16ème année de Shamashshumukin. Ainsi la 16ème année de Shamashshumukin était 652/1 av. J. C. Son règne entier de 20 années, peut être alors daté de 667 à 648 av. J. C. C'est la manière dont les historiens ont daté le règne de Shamashshumukin (voir Compréhension, Vol. 1, p. 453) et c'est pourquoi le Professeur Sachs a conclu sa lettre en disant :
    "Je dois peut-être ajouter qu’on a jamais douté de la chronologie absolue des années du règne de Shamash-shuma-ukin mais qu'elle a été seulement confirmé de nouveau par ce journal astronomique".
     
    On connaissait le règne de Shamashshumukin, par exemple, par le canon de Ptolémée qui lui donne 20 années et 22 années pour son successeur Kandalanu. Ensuite Nabopolassar, le père de Nebuchadnezzar, a succédé à Kandalanu sur le trône. Ces chiffres sont en accord complet avec des sources cunéiformes antiques. Des documents d'affaires, aussi bien que la "Chronique d’Akitu" et la liste des rois d’Uruk," montrent que Shamashshumukin a régnée pendant 20 années et que de la première année de Kandalanu à la première année de Nabopolassar s’est écoulée une période de 22 années.
     
    Le journal BM 32312, corrobore alors de nouveau la chronologie de l’époque Néo--Babylonienne :
     
    ROIS BABYLONIENS                  DURÉE DE RÉGNÉ             DATES AV. J. C.
    Shamashshumukin                   20 années                      667 - 648
    Kandalanu                              22 années                      647 - 626
    Nabopolassar                          21 années                      625 - 605
    Nebuchadnezzar                      43 années                      604 - 562
    Evil-merodach                          2 années                       561 - 560
    Neriglissar                                4 années                      559 - 556
    Labashi-Marduk                         3 mois                         556
    Nabonide                                17 années                      555 – 539
     
    Le journal confirme la liste des roi de Ptolémée, aussi bien que beaucoup d'autres données. Un changement de la 18ème année de Nebuchadnezzar de 587 à 607  av. J. C. changerait aussi la 16ème année de Shamashshumukin de 652 à 672 av. J. C. Mais le journal BM 32312 rend un tel changement impossible. Et, comme on l’a déjà dit, personne ne peut prétendre que des copistes ultérieurs ont insérés "la 16ème année de Shamashshumukin" dans ce journal, parce que le texte est endommagé à ce point et cette donnée a disparue. Les informations historiques exceptionnelles de ce texte, répétées dans la "Chronique d’Akitu," fixe le journal à la 16ème année de Shamashshumukin. Ce journal, donc, peut être considéré comme un témoin indépendant, qui soutient l'authenticité des dates données dans VAT 4956 et d'autres journaux.
     
    Un article de Compréhension, Vol. 1,à  la page 453, (anglais) admet que les historiens ont depuis longtemps daté les règnes des rois de la période Pré-Neo-Babylonienne en déclarant :
    Selon l’Assyriologue D. J. Wiseman, une partie de la Chronique babylonienne, couvrant la période du règne de Nabu-nasir à celui de Shamash-shum-u-kin (une période datée par les historiens profanes de 747 à 648 av J. C.), est 'une copie faite dans la vingt-deuxième année de Darius... à partir d'un texte plus vieux et endommagé'.
     
    L’argumentation après cette citation essaye de faire croire que la simple possibilité que certaines des données puissent avoir été changées est assez suffisante pour rendre toutes les données suspectes. Compréhension ne mentionne pas que beaucoup de tablettes d'affaires de l’époque mentionnées plus haut soutiennent entièrement les textes historiques et astronomiques. Puisque tous les textes s'appuient les uns sur les autres, une preuve pour ou contre est ainsi une preuve pour ou contre tous les textes. La malhonnêteté scolastique de la Société est  évidente dans cet article, nulle part le livre Compréhension ne mentionne ces correspondances. 


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    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:11

    Les éclipses lunaires


    Les données astronomiques que nous avons considérée jusqu'ici sont entièrement soutenues par d'autres observations astronomiques, qui sont expliqués ci-dessous. Une de ces observations est une éclipse lunaire qui a eu lieu en 621 av. J. C., qui est selon le canon de Ptolémée la 5ème année de Nabopolassar. Nabopolassar a régné 21 années, jusqu’à 605 av. J. C. l'année de sa mort et de l'accession au trône de Nebuchadnezzar. L’année 625/4 av. J. C. comme la 1ère année de Nabopolassar, est compatible avec ce qui a été expliqué au dessus en rapport avec Shamashshumukin. Si l'année d'accession de Nebuchadnezzar a été 605/4, donc sa 1ère année de règne complète a été 604/3 et sa 37ème année a été 568/7 av. J. C., ce qui  a été indépendamment établi par VAT 4956 et d'autres sources. Donc nous avons ici trois lignes de données indépendamment établies et astronomiquement confirmées qui prouvent que la 18ème année de Nebuchadnezzar a été 587/6 av. J. C., l'année de la destruction de Jérusalem.
     
    Un des types les plus importants d'observations astronomiques se rapporte au modèle régulier des éclipses lunaires qui ont été découvertes par les astronomes babyloniens. Ces observations ont été enregistrées dans les enregistrements des éclipse lunaires connus comme les textes saros. Ils sont parmi les plus puissantes preuves contre la chronologie de la Société. Ils contiennent les enregistrements des observations consécutives d'éclipses lunaires ordonnés en groupes de 18 années. On a su dans les derniers temps babyloniens que les phénomènes lunaires observables se répètent à intervalles d'environ 18 ans et 11 jours. Ce cycle est devenu plus tard connu comme la période saros. Certains des textes saros enregistrent des éclipses lunaires aussi tôt que le 8ème siècle av. J. C., tandis que d'autres sont du 7ème, 6ème, 5ème et 4ème siècles av. J. C. Quatorze textes de ce type ont été brièvement décrits par le docteur Abraham Sachs dans son catalogue Late Babylonian Astronomical and Related Texts, LBART, Providence, Rhode Island, 1955, pp. xxxi-xxxii. Pendant plus de 400 ans, de la première année du règne de Nabonassar (747 av. J. C.) jusqu’ au 4ème siècle av. J. C., sont couverts par de telles dates d'éclipse, donnant de nombreuses dates absolues pendant cette période. De nouveau, ces descriptions souvent très détaillées d'éclipses lunaires offrent un remplaçant parfaitement satisfaisant des éclipses décrites par Ptolémée dans son Almagest. Elles contiennent assez d'information pour établir la chronologie absolue de cette période.
     
    Durant le 8ème siècle av. J. C., les textes saros enregistrent les descriptions détaillées d'éclipses lunaires de six années différentes (748/7, 747/6, 731/0, 713/2, 703/2 et 702/1 av. J. C.). Pendant le 7ème siècle, les textes contiennent les descriptions d'éclipses lunaires, la plupart d'entre elles détaillées, d'environ 25 années différentes et le nombre d’éclipses du 6ème siècle sont d’environ 15-20.
     
    Les textes enregistrant les éclipses lunaires de l’époque Néo-Babylonienne sont LBART 1418, 1419, 1420 et 1421 dans le catalogue de Sachs. D’entre celles-ci, les trois dernières contiennent les descriptions détaillées d'éclipses lunaires. Les observations sont datées, avec les noms des rois et les années de leur règne et fournissent les dates absolues suivantes :
     
    ROI                                       ANNÉE                               DATE AV. J. C.
    Nabopolassar                   15th                            611/0
                                         17th                            609/8
    Nebuchadnezzar               1st                              604/3
                                         12th                            593/2
                                         13th                            592/1
                                         14th                            591/0
                                         15th                            590/89
                                         30th                            575/4
                                         31st                            574/3
                                         32nd                           573/2
                                         41st                            564/3
                                         42nd                           563/2
    Nabonidus                          1st                           555/4
     
    LBART 1419 couvre  la période entière de la 17ème année de Nabopolassar (609/8 av. J. C.) à la 18ème année d'Artaxerxes (447/6 av. J. C.). Ce texte contient les rapports détaillés d'éclipses lunaires consécutives à intervalles de 18 ans, sans interruptions, du commencement à la fin de cette période. Ces observations sont datées par les années du règne et les noms des rois. Cette tablette seule fournit un réseau complètement fiable de dates absolues pendant cette période, et fixe la longueur totale de l’ère Néo-Babylonienne et établit la chronologie absolue de la période. On donne les dates absolues suivantes à intervalles de 18 ans dans ce texte :
     
    ROI                                        ANNÉE                           DATE AV. J. C.
    Nabopolassar                    17th                         609/8
    Nebuchadnezzar                14th                         591/0
    Nebuchadnezzar                32nd                         573/2
    Nabonidus                          1st                         555/4
    Cyrus                                2nd                         537/6
    Darius                                3rd                         519/8
    Darius                              21st                         501/0
    Xerxes                               3rd                         483/2
    Xerxes                              21st                        465/4
    Artaxerxes                         18th                        447/6
     
    Ces observations se réfèrent aux éclipses lunaires, le même type d'observations que ceux enregistrés par Ptolémée dans son Almagest. Quand nous comparons la poignée d'observations décrites par Ptolémée de ces trois siècles, avec le grand nombre d'observations trouvées sur ces tablettes cunéiformes de la même période, comme les journaux et les textes saros, il est évident que la chronologie absolue de cette période est fermement établie même sans l'aide des observations de Ptolémée.
     
    Les textes saros fournissent au moins quatre lignes indépendantes de preuve de la longueur de la période Néo-Babylonienne. Tous les quatre d'entre elles donnent une date absolue du règne de Nebuchadnezzar et confirment que sa 18ème année, quand Jérusalem a été détruite, était 587/6, pas 607 av. J. C.
     
    Il est maintenant évident d’imaginer pourquoi une affirmation qu’une indication individuelle d’éclipse lunaire peut être confondue avec une précédente est simplement fausse. Puisque les cycles de 18 ans des éclipses ne sont pas exactement de 18 ans, mais de 18 ans et 11 jours, les éclipses ne sont pas répétées le même jour dans le calendrier. Le modèle se déplace graduellement en avant à chaque intervalle de 18 ans et ne peut être répété avant environ 600 années. Donc il est impossible de confondre une éclipse précédente avec une postérieure.
     
    Ainsi il y a une liste continue de rois, liés aux observations astronomiques, qui se synchronisent parfaitement avec les dates données par toutes les méthodes mentionnées ci-dessus. Notez bien que dans la dernière table on donne la 2ème année de Cyrus comme 537 av. J. C., en harmonie avec les propres chiffres de la Société.
     
    Voici la liste complète des rois Néo-Babylonien obtenus par une combinaison de l'histoire profane et biblique :
     
    ROIS NEO-BABYLONIEN          DURÉE DE RÈGNE         DATES AV. J. C.
    Nabopolassar                        21 années                   625 - 605
    Nebuchadnezzar                    43 années                   604 - 562
    Evil-merodach                        2 années                    561 - 560
    Neriglissar                              4 années                   559 - 556
    Labashi-Marduk                       3 mois                      556
    Nabonide                              17 années                  555 - 539
     
    Pour montrer un autre exemple de la manière dont les éclipses lunaires peuvent établir des dates du passé, regardons de nouveau une éclipse lunaire mentionnée dans le canon de Ptolémée. Cette éclipse a été astronomiquement datée en 621 av. J. C. et Ptolémée associe à la 5ème année de Nabopolassar. Almagest déclare :
    "Morn. 6,22; Dig. 2 1/2; cinquième année de Nabopolassar."
    Cela établit la 1ère année de Nabopolassar à 625/4 av. J. C.
     
    Selon Ptolémée et un certain nombre d'autres sources Nabopolassar a régné 21 ans, donc sa dernière année était 605/4 av. J. C. C'était aussi l'année d'accession au trône de son fils Nebuchadnezzar et donc la 1ère année de Nebuchadnezzar était 604/3 et sa 37ème année était 568/7 av. J. C., comme il a été établie dans le journal astronomique VAT 4956.
     
    Un chronologiste biblique du 19ème siècle a décrit les paramètres mesurables associées aux éclipses :
    "Les éclipses sont justement estimées comme les données les plus sûres et les plus infaillibles de la Chronologie : car elles peuvent être calculés avec une grande exactitude dans le passé comme dans le futur; et il y a une telle variété des circonstances distinctes de temps et de lieu où on les a vus; ainsi que la durée, le commencement, le milieu, ou la fin de chaque éclipse et la quantité, ou le nombre d’éclipses référencées; qu'il n'y ait aucun danger de confondre deux éclipses entre-elles, quand les circonstances de celles-ci sont décrites avec un degré tolérable de précision. [A New Analysis of Chronology and Geography, William Hales, vol. 1, 1830, pp. 72-3]".
     
    En gardant ces choses en mémoire, notez comment la Tour de Garde du 15 mars 1969, pages 187 (Anglais), a essayé de discréditer la datation de l’éclipse de 621 av. J. C., et aussi le livre Aide, page 331. Dans un article sur les éclipses lunaires, Aide déclare :
    La fréquence des éclipses lunaires ne donne pas un grand poids à ce type de confirmation. Par exemple, alors qu'une éclipse lunaire de 621 vant J. C. (du 22 avril) est employée comme preuve de la justesse de la date Ptolémaïque pour la cinquième année de Nabopolassar, une autre éclipse pourrait être citée vingt ans plus tôt, en 641 avant J. C. (du 1 juin), qui correspondrait avec la date que notre chronologie indique comme la cinquième année de Nabopolassar. Cette éclipse précédente était totale (c'est-à-dire, de 12 degrés ou plus) en comparaison avec celle plus partielle de seulement 1.6 degrés en 621 avant J. C. - Oppolzer’s Canon of Eclipses, pp. 333, 334.
     
    C’est justement une preuve que l'éclipse n'a pas pu avoir lieu en 641 av. J. C., car c'était "une éclipse totale de 12 degrés," tandis que Ptolémée a enregistré une éclipse partielle de 2 1/2 degré, en accord avec le degré cité par le livre Aide pour l'éclipse de 621 av. J. C. Pour preuve que  l'argument de la Société n’était pas correct, il a été abandonné  dans l’article équivalent sur les éclipses lunaires de la page 455 du livre Compréhension, Vol. 1 (Anglais). Les auteurs de La Tour de Garde et des articles du livre Aide étaient si ignorants sur ce qu'ils écrivaient qu'ils auraient mieux fait de ne rien écrire.
     
    Cet exemple montre la véracité de ce que le savant Biblique E. R. Thiele a écrit sur les éclipses enregistrées dans le canon de Ptolémée :
    "Il donne les détails concernant des éclipses avec une telle précision que cela ne laisse aucun doute pour identifier exactement le phénomène particulier mentionné, rendant ainsi possible des vérifications les plus précises." [The Mysterious Numbers of the Hebrew Kings, p. 44]
     
    La synchronisation avec l’histoire égyptienne 
    L’histoire Néo-Babylonienne se synchronise très bien avec l'histoire égyptienne. On peut donner trois exemples par rapport à la Bible, 2 Rois 23:29 (où le Pharaon Nechoh et le Roi Josias apparaissent), Jérémie 46:2 (Nechoh, Nebuchadnezzar et Jehoiakim y apparaissent) et Jérémie 44:30 (le Pharaon Hophra, Zedekiah et Nebuchadnezzar y sont notés). Un quatrième exemple vient d’un texte cunéiforme, BM 33041, qui se réfère à une campagne contre Amasis, le roi de l'Égypte, dans la 37ème année du règne de Nebuchadnezzar. Ce texte est mentionné dans le livre Aide, la page 326, le paragraphe 8 (Anglais) et le livre Compréhension, au sommet de la page 453 (Anglais). La chronologie de la 26ème dynastie d'Égypte a été fermement établie selon des documents historiques contemporains, des inscriptions, des journaux astronomiques et le témoignage d'historiens antiques. Les preuves en sont complètement indépendantes de celles données pour d’autres royaumes. Les rois ont régné selon les périodes suivantes :
     
    ANNEES DE REGNE                              ANNÉE                    DATES AV. J. C.
    Psammetichus I                              54                      664 - 610
    Nechoh II                                      15                      610 - 595
    Psammetichus II                              6                       595 - 589
    Apries (= Hophra)                           19                       589 - 570
    Amasis                                          44                      570 - 526
    Psammetichus III                              1                      526 - 525   
    Conquête de Égypte par Cambyses                Mai - Juin 525 
     
    Est-ce que cette chronologie s’accorde avec celle de l’ère Néo-Babylonienne ou avec la chronologie de la Société Watchtower ? La Société est totalement silencieuse sur l'histoire de cette période. Pas un mot n’est dit dans l’article "sur la Chronologie égyptienne" aux pages 450-1 du livre Compréhension, Vol. 1, ni dans le livre Que ton Royaume Vienne. Examinons les Saintes Écritures mentionnées ci-dessus :
     
    2 Rois 23:29 : Dans les jours [de Josias] le Pharaon Nechoh le roi d'Egypte s'en alla contre le roi d'Assyrie près de la rivière Euphrate et le Roi Josias est allé à sa rencontre; mais il est mort à Méguiddo aussitôt qu'il l'a vu.
     
    Ici il est clairement montré que le Roi Josias est mort pendant le règne du Pharaon Nechoh. Selon la Société Josias est mort en 629 av. J. C. (Aide, p. 968; Compréhension, Vol. 2, p. 118 - Anglais). Mais le règne de Nechoh n'a commencé que 19 ans plus tard, en 610 av. J. C. Donc Josias n'a pas pu mourir en 629 av. J. C. La  date de la mort de Josias généralement admise par la chronologie Néo-Babylonienne est 609 av. J. C., ce qui est compatible avec le tableau ci-dessus. Jehoiakim était le fils de Josias, l'année d'accession au trône de Nebuchadnezzar a été 605 av. J. C., la 4ème année de Jehoiakim.
     
    Jérémie 46:2 : Concernant l'Égypte, à propos de la force militaire du Pharaon Nechoh le roi d'Égypte, qui se trouvaient près du fleuve Euphrate à Carchemish, que vainquit Nebuchadnezzar le roi de Babylone dans la quatrième année de Jehoiakim le fils de Josias, le roi de Juda.
     
    La Société place cette bataille en 625 av. J. C., ce qui ne peut être harmonisé avec le tableau ci-dessus. Mais si cette bataille a eu lieu 20 ans plus tard, en 605 av. J. C., elle est en harmonie avec le règne de Nechoh, 610-595 av. J. C.
     
    Jérémie 44:30 : Voilà ce que Jéhovah a dit : ' Voici je donne le Pharaon Hophra, le roi d'Égypte, en la main de ses ennemis et dans la main d'entre ceux qui recherchent son âme, de même que j'ai donné Sédécias le roi de Juda dans la main de Nebuchadnezzar le roi de Babylone, son ennemi et celui qui recherchait son âme '.
     
    Ces mots ont été prononcés peu de temps après la destruction de Jérusalem, quand le peu de Juifs qui restaient, s'étaient enfuis en Égypte. En ce temps-là l'Égypte était gouvernée par le Pharaon Hophra, ou Apries, comme il est nommé par Hérodote. Si Apries a gouverné l'Égypte au temps où les Juifs se sont enfuis là-bas, cette désolation ne peut pas être datée en 607 av. J. C. parce qu'Apries n'a pas commencé à régner avant 589 av. J. C. Les dates données pour le règne d'Apries dans la tableau sont parfaitement compatibles avec 587 avant J. C. comme date pour la destruction de Jérusalem.
     
    Finalement, la tablette cunéiforme BM 33041 mentionne une bataille de Nébuchadnezzar contre l'Égypte lors de sa 37ème année. Bien que la tablette soit bien endommagée, le texte restant qui donne une partie du nom du roi ne peut s’accorder qu’avec le nom Amasis. La 37ème année de Nebuchadnezzar est une date astronomiquement confirmée, l’année 568/7 av. J. C. est compatible avec le tableau des rois Égypte, contrairement à la date de la Société qui est 588/7 av. J. C.
    Il est de nouveau visible de quelle manière l’histoire profane et biblique sont en accord et ne sont pas en accord avec la chronologie de la Société. 


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    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:11

    L’espérance de vie et la chronologie Néo-Babylonienne


    Nous avons vu que la chronologie de la Société Watchtower exige d’ajouter vingt années supplémentaires à la chronologie Néo-Babylonienne. Cela crée en fait un sérieux problème en ce qui concerne l'âge de certaines personnes lors de leur décès. Le problème est illustré par la déclaration suivante du livre Compréhension, Vol. 2, p. 457, (Anglais) sous "Nabonide" : Les tablettes cunéiformes de la huitième année de Nebuchadnezzar (Nisan 617-Nisan 616 Avant J. C.) parlent d’un certain Nabu-na'id comme l'une des personnes "qui dirigeait la ville," et quelques historiens croient que c'est ce même Nabonid’ qui est plus tard devenu roi. Cependant, cela signifierait que Nabonide était un très jeune homme quand il a été placé dans cette position administrative et cela le rendrait extrêmement âgé lors de la chute de Babylone, environ 77 années plus tard (539 av J. C.).
     
    Si ces deux Nabonide sont le même homme, il devait avoir environ cent ans en 539 av. J. C., car il est peu raisonnable de croire que l'on aurait désigner comme responsable de la ville entière à moins de 20 ans. L'auteur du livre Compréhension ne se rend pas compte comment est dérangeante cette information pour les affirmations de la Société sur la chronologie Néo-Babylonienne. Le même problème se produit quand nous examinons les âges d'autres personnes mentionnées dans les divers enregistrements babyloniens.
     
    Par exemple, selon la stèle trouvé à Harran, Nabonidus H1, B, Adda-Guppi, la mère de Nabonide, est née dans la 20ème année du roi assyrien Ashurbanipal, 649/8 av. J. C. Lors de la troisième année du fils d'Ashurbanipal, Assur-etillu-ilani, elle s'est déplacée de Harran à Babylone et a servi sous divers rois babyloniens jusqu'à sa mort dans la neuvième année de Nabonide, en 547/6 av. J. C. Elle est morte à 101 ou 102 ans.
     
    Si nous devons ajouter 20 années à la période Néo-Babylonienne, pour nous accorder avec la chronologie de la Société, Adda-Guppi avait 121 ou 122 années quand elle est morte. Mais c'est peu raisonnable. Cela réduit aussi le problème de Nabonide mentionné ci-dessus, parce qu'il devait seulement avoir 80 ans en 539 av. J. C et non 100 ans. Rappelez-vous que les documents historiques disent qu'il menait les armées de Babylone à cette époque.
     
    Il y a d’autres personnes qui apparaissant dans les documents d'affaires et administratifs de la période Néo-Babylonienne qui devait avoir bien plus de cent ans quand ils sont morts, si la chronologie de la Société est correcte. Beaucoup d'entre eux peuvent être suivis texte après texte pendant presque toute la période entière, parfois même jusque dans la période Perse. Nous constatons que certains de ces personnes - des hommes d'affaires, des esclaves, des scribes - devaient avoir 80 ou 90 ans ou plus à la fin de leurs carrières. Ils devaient toujours être actif dans leurs métiers à plus de 110 ans, si la chronologie de la Société est correcte.
     
    Voici quelques exemples :
     
    Un scribe nommé Apla, le fils de Bel-iddina, apparaît pour la première fois dans un texte daté à la 28ème année de Nebuchadnezzar (577 av. J. C.). Ensuite, son nom est reproduit dans beaucoup de textes datés des règnes de Evil-merodach, Neriglissar, Nabonide, Cyrus, Cambyses et Darius. Le dernier texte qui mentionne son nom vient de la 13ème année de Darius, en 509 av. J. C. Ce scribe peut être suivi sur une durée de 68 années, de 577 à 509 av. J. C. L’assyriologue Russe M. A. Dandamaev a fait cette remarque : "il devait avoir, au moins, vingt ans quand il est devenu scribe. Même si nous supposons qu'Apla est mort la même année où il a été mentionné pour la dernière fois ou juste après, il a du vivre environ 90 années".
     
    Mais si nous devons ajouter 20 années à la période Néo-Babylonienne, non seulement nous devons augmenter l'âge d'Apla à 110 ans, mais nous devons en conclure qu'il était toujours actif comme scribe à cet âge avancé. Vraiment, est-ce  raisonnable ?
     
    Un autre exemple est Iddina-Marduk, le fils d'Iqisha, de la famille de Nur-Sin. Son nom apparaît pour la première fois dans un texte daté de la huitième année de Nebuchadnezzar (597 av. J. C), où il est engagé dans l'achat d'esclaves. Il est resté  dirigeant de ses affaires pendant une durée d'environ 70 années. Il figure dans beaucoup de documents datés des règnes de Nebuchadnezzar, Evil-Merodach, Neriglissar, Nabonide, Cyrus et Cambyse, la dernière fois qu’il apparaît dans un texte c’est lors de la troisième année de Cambyse, en 527 av. J. C. Même si nous supposons qu'il avait seulement 20 ans quand il apparaît pour la première fois dans les tablettes comme dirigeant, il a dû avoir 90 ans ou plus au moment de sa mort.
     
    De nouveau, si nous ajoutons 20 années à la chronologie Néo-Babylonienne, son âge lors de sa dernière apparition dans les textes, passe à au moins 110 ans, alors qu’il était toujours actif comme dirigeant de sa société.
     
    La Bible, aussi, ajoute son témoignage. Aggée 2:1-4 montre que durant la 2ème année de Darius (520/19 av. J. C.), certains des Juifs qui construisaient le temple à Jérusalem était assez vieux pour avoir connu le temple "dans son ancienne gloire," avant qu'il n'ait été détruit en 587 av. J. C. Même si ces Juifs avaient seulement 10 ou 15 ans en ce temps-là, ils en avaient maintenant 80 ou plus. Mais si la destruction de Jérusalem s’est produite en 607 av. J. C., ces hommes avaient au moins 100 ans en 520/19 av. J. C. Est-il  vraiment probable que des hommes centenaires reconstruisirent le temple ?
     
    Est-il probable que des personnes de la période Néo-Babylonienne vivaient couramment jusqu’à 100, 110 ou même 120 ans ? L’assyriologue Russe M. A. Dandamaev a examiné les espérances de vie des personnes de la Babylonie du septième au quatrième siècle av. J. C., utilisant des dizaines de milliers de textes d'affaires et administratifs comme base pour sa recherche. Il en conclue que la durée de vie moyenne des personnes de l’époque n'était pas différente de maintenant. Dans son article Dandamaev se réfère au Psaume 90:10 : "quant aux jours de notre vie, ils sont de soixante-dix ans. Ou si il y a de la vigueur, quatre-vingts ans." Ces paroles étaient aussi véridiques lors de la période Néo-Babylonienne qu'elles le sont aujourd'hui.
     
    Par conséquent, les âges élevés que produit la chronologie de la Société en datant la destruction de Jérusalem en 607 au lieu de 587 av J. C. fournissent une autre preuve à charge contre la chronologie de Société Watchtower.
     
    Quelques autres points
    Que ton Royaume Vienne a cité à le Professeur Campbell sur les pièges que l’on peut rencontrer quand on fait de la datation historique, à la page 187 (Anglais), il déclare :
    "En comprenant évidemment de tels faits, le Professeur Édouard F. Campbell Jr., a présenté un tableau, incluant la chronologie Néo-Babylonienne, avec cet avertissement : "il va de soi que ces listes sont temporaires. Plus on étudie la complexité des problèmes chronologiques dans le Proche-Orient antique, moins on est incliné à penser que l’on peut présenter une chronologie définitive. Pour cette raison, le terme environ sera plus largement employé que cela était auparavant."
     
    Cela semble être un témoignage puissant comme quoi la chronologie Néo-Babylonienne n'est pas nécessairement bien établie. Mais le livre Que ton Royaume Vienne déforme les propos du Professeur Campbell. Concernant cela Campbell a déclaré :
    "...Je suis inquiété par l'utilisation faite de... mes listes chronologiques par la Société Watchtower. Je crains que des personnes sérieuses s'accrochent à de petits problèmes pour en arriver à soutenir ses conclusions préconçues. Il n'y avait absolument aucune intention de suggérer qu'il y ait une dérive [dans nos tableaux] d’au moins vingt années pour les dates se rapportant à Babylone et à Juda... la date 587-6 peut être approximative à peu près d’une année, tandis que la date 597 est une des dates les plus sûres de notre répertoire chronologique entier".
     
    La date 597 av J. C. est celle de la première déportation de Jérusalem, quand Jehoiachin a été envoyer en captivité. Le coauteur du docteur Campbell, le docteur Freedman a déclaré :
    "C'est une des périodes les mieux connues du monde antique et nous pouvons être sûrs que les dates soient correctes à une année près et beaucoup de dates sont précises au jour et au mois près. Cela ne soutient donc pas les commentaires ou les jugements faits par la Société Watchtower qu’elle base sur une déclaration de notre incertitude quand aux dates. Ce sue j'avais spécifiquement en mémoire c’était le désaccord parmi les savants pour savoir si la chute de Jérusalem doit être datée de 587 ou 586. Les savants ne sont pas d'accord sur ce point et malheureusement nous n'avons pas la chronique babylonienne pour cet épisode comme nous l’avons pour la prise de Jérusalem en 597 (cette date étant maintenant exactement fixée). Il s’agit seulement d’un débat sur une année environ pour la plupart (587 ou 586), donc cela ne concerne pas le point de vue des Témoins de Jéhovah qui veulent apparemment réécrire l'histoire entière de l’époque et changer plutôt radicalement les dates. Il n'y a aucune garantie pour cela".
     
    Que ton Royaume Vienne déclare (p. 188 - Anglais) que Josèphe affirme, dans son 1er et 2ème travail, que Jérusalem a été désolé pendant 70 ans. Cependant il oublie le fait bien connu, qu'il a déclaré que cette période était de cinquante ans dans son 3ème et dernier travail. Son dernier travail contient évidemment les corrections de ses travaux précédents.
     
    Que ton Royaume Vienne déclare aussi (p. 188 - Anglais) que Théophile montre que les 70 années ont commencé avec la destruction du temple après que Sédécias ait régné 11 années. Mais il oublie de mentionner que Théophile suit en fait la version grecque de la Septuagint , qui n'est pas en accord avec le texte hébreu Massorétique sur cette chronologie. Beaucoup d’autres auteurs Chrétiens des premiers siècles ne sont pas en accord avec Théophile. Il semble évident que ces auteurs n'ont pas eu accès aux sources faisant autorité et donc que les informations qu’on peut tirés de leurs écrits doivent être évalués à la lumière de sources plus anciennes.

    ----------------------------------------------------------------------------
    Note en bas de page
    [1] De façon intéressante, le livre Babylone  p. 184 (Anglais) , déclare que Nabonide est monté sur le trône immédiatement après Labashi-Marduk, impliquant un règne de 36 ans pour Nabonide. C'est en conflit avec les historiens qui lui assignent 17 années ainsi qu’avec les déclarations des Tour de Garde postérieures au livre. Le livre Aide déclare aussi cela à la page 1196 (Anglais) : "l'accession de Nabonide sur le trône a suivi l'assassinat de Labashi-Marduk, le fils de Neriglissar."

    Pour un examen plus approfondi de ces questions, voir The Gentile Times Reconsidered par Carl Olof Jonsson. 
     
    Par Alain Feuerbacher  


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    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:15

    1914 ET LE TEMPS DES GENTILS



    PARTIE III
     
    EXAMEN DES PREUVES SCRIPTURALES
     
    ARGUMENTS SCRIPTURAUX SUR 607
     
    Note sur le décompte des années de règne : les Babyloniens et Daniel ont apparemment employé le système d'année d'accession au trône pour se référer aux règnes des rois. Le système des années d'accession au trône est semblable à la façon dont nous comptons notre âge : 1 ans veut dire qu'un enfant a entre 1 et 2 ans; il n'y a aucun âge zéro. L'année zéro a été appelée l'année d'accession au trône, la suivante la première année, et cetera. Dans le système des année de non-accession au trône, qui était généralement employé par les Juifs, l'année d'accession devient la première année, etc. Notez que même si le roi a régné juste une partie de l'année initiale, cela est compté pour une année entière.
     
    Que les Babyloniens aient employé le système ans d'accession au trône est reconnu par la Tour de Garde du 1 février 1969, à la page 88 (en anglais), qui fait correspondre la septième année du règne de Nebuchadnezzar à la huitième année de son accession au trône. Elle fait aussi correspondre sa 18ème année de règne avec sa 19ème année à partir de son accession. Puisque Daniel était un haut fonctionnaire à Babylone, il serait approprié qu’il est employé ce système de décompte des années de règne, même quand il l’a appliqué aux rois non-babyloniens. Jérémie et les Juifs en général, ont employé le système des années de non-accession, sauf pour Jer. 52:28-30, qui a été apparemment écrit plus tard, à Babylone, par quelqu'un d'autre. Comparez Jer. 52:1-27, 34 avec 2 Rois 24:18-25:21, 27-30. Ces passages sont presque identiques à l'exception de la section correspondant à Jer. 52:28-30. Cet argument est plus loin renforcée par la déclaration du livre Perspicacité, Vol. 1, p. 452 (en anglais), qui dit que tant Jer. 52:28 que la Chronique babylonienne BM 21946 attribuent pour la prise de captifs  par Nebuchadnezzar, à la 7ème année de règne de celui-ci. Voir aussi Que ton Royaume Vienne, p. 188.
     
    Passons maintenant aux arguments. Jer. 25:11, 12 déclare :
    Et toute cette terre doit devenir une place dévastée, un objet de stupéfaction et ces nations devront servir le roi de Babylone soixante-dix années. Et il doit arriver que, quand les soixante-dix années seront accomplies j'en appellerai contre le roi de Babylone et contre cette nation (Traduction du Monde Nouveau - Anglais).
     
    Ce verset des Saintes Ecritures ne fait pas directement correspondre le fait de devenir une place dévastée avec la servitude au roi de Babylone pendant 70 années. Notez que ce n’est pas juste Juda, mais beaucoup de nations qui serviront le roi de Babylone. La servitude peut inclure la vassalité, ce qui est certainement arrivé à Juda (2 Rois 24:1), mais ce n'est pas la même chose. Jer. 27:8, 17 déclare qu’une  nation qui refusera de servir le roi de Babylone serait par la suite dévastée.
     
    La Société déclare que la façon dont s’exprime la Bible prouve que Jérusalem devait devenir complètement dévasté, sans un habitant. Elle se base en partie sur Jer. 25:11, qui déclare :
    "Et toute cette terre doit devenir une place dévastée [lechorbah hébreu, au singulier, "une dévastation, une ruine, un désert"], un objet de stupéfaction et ces nations devront servir le roi de Babylone pendant soixante-dix années".
     
    Et elle se base aussi en partie sur Dan. 9:2, qui déclare :
    ".... Moi, Daniel, j’ai discerné par les livres le nombre des années concernant les paroles de Jéhovah qui ont été dites à Jérémie le prophète, pour accomplir les dévastations [chorbah, pluriel] de Jérusalem, [à savoir], soixante-dix années".
     
    Tandis que Jérusalem est en fin de compte devenu désolée, ces versets ne fournissent pas la preuve solide, que les 70 années se réfèrent spécifiquement à la dévastation totale durant les 70 années dans leur totalité. Par exemple, Jér. 25:18 déclare que Jérusalem et les villes de Juda deviendraient une place dévastée, un objet d'étonnement, quelque chose pour siffler et une malédiction, de même qu'en ce jour.
     
    Cette prophétie a été prononcée "dans la quatrième année de Jehoiakim... c'est-à-dire la première année de Nébuchadnezzar" (Jer. 25:1). L'expression "de même qu'en ce jour" semble indiquer que la dévastation, [hébreu : chorbah] à un certain degré avaient commencé en ce temps, dix-huit années avant la destruction de Jérusalem.
     
    Que le mot chorbah ne signifie pas nécessairement un état de désolation "sans un habitant" on peut le voir dans d'autres textes qui emploient ce mot. Par exemple, Ézéchiel 33:24, 27 mentionne par exemple "les habitants de ces places dévastées." Néhémie a écrit son livre pendant un temps où Jérusalem était habité, pourtant en Néhémie 2:17 déclare que la ville est "dévastée".
     
    La forme du mot hébreu chorbah employé dans Dan. 9:2 est au pluriel. Cela pourrait se référer à plus d'une dévastation pour Jérusalem, Daniel comprenant les désolations successives et la dépopulation comme commençant lors de l’année d'accession au trône de Nebuchadnezzar en 605 av. J. C. et finissant avec la destruction complète de Jérusalem en 587 av. J. C. Cela semble avoir été la façon dont les traducteurs de la Bible de Jérusalem ont compris ce passage, par la façon dont ils rendent Dan. 9:2 comme suit :
    "Dans les premières années de son règne moi, Daniel, lisait attentivement les Écritures saintes, comptant le nombre d'années - comme révélé par Yahweh au prophète Jérémie - qui devait passer avant que les dévastations successives de Jérusalem ne viennent à leur fin, à savoir soixante-dix années.
    Bien sûr, ce n'est pas une traduction littérale des mots de Daniel, mais une interprétation de sa pensée."
     
    Sur le  mot chorbah, le livre  Interpreter’s Bible, Vol. 6, p. 485, donne ce commentaire :
    "Un mot souvent employé pour décrire l'état d'une terre dévastée après le passage des armées d'un ennemi" (Lev. 26:31, 33; Isa. 49:19; Jer. 44:22; Ezek. 36:34; Mal. 1:4; 1 Macc. 1:39).
     
    Selon la Chronique babylonienne les armées de Nebuchadnezzar sont passé par la Palestine presque chaque année après la bataille de Carchemish en 605 av. J. C. Ceux-ci, en plus des bandes de maraudeur qui "Jéhovah a commencé à envoyer contre" Jehoiakim, ont graduellement dévasté les villes et la terre, avant que Juda n'ait été complètement désolée un jour ou l'autre après la destruction de Jérusalem.
     
    Mais il n'est pas même nécessaire de supposer que Daniel avait ces dévastations successives en mémoire. Chorbah signifie "souvent des ruines". Ainsi Daniel aurait simplement pu parler "des ruines de Jérusalem." Raymond Hammer, dans le Livre de Daniel dans le Commentaire de la Bible de Cambridge a traduit Dan. 9:2 ainsi :
    Moi, Daniel, lisait les Ecritures saintes et réfléchissant sur les soixante-dix années qui, selon la parole de MONSIEUR au prophète Jérémie, devaient passer tandis que Jérusalem était en ruines.
     
    Il n'est pas nécessaire d'interpréter les paroles de Daniel comme signifiant que Jérusalem était en ruines pendant 70 années. Ce qu'il a découvert en lisant la prophétie de Jérémie n'était pas que la désolation de Jérusalem durerait pendant 70 années (ce n'est nulle part exposé en Jérémie), mais que les désolations de Jérusalem ne cesseraient pas jusqu'à ce que les  70 années "pour Babylone" soient accomplies. L'idée est semblable à l'expression "je dormirai jusqu'au matin." Cela ne fait aucune référence au moment où j'ai commencé à dormir, mais seulement que quand le matin viendra j’aurai fini de dormir. J'aurais pu dormir 20 minutes ou 20 heures.
     
    Voici le problème de base : la Société se réfère toujours "à la désolation" - sans un habitant – alors que la Traduction du Monde Nouveau emploie toujours "la dévastation" dans les passages critiques se référant aux 70 années. Les deux significations ne sont pas interchangeables. On peut voir le problème dans les premiers articles de C. T. Russell.
     
    Il y a quelque confusion à cet égard, dans Jer 29:10, qui est rendu dans la Traduction du Monde Nouveau :
    Car c'est ce que Jéhovah a déclaré, ' En accord avec l'accomplissement des soixante-dix années à Babylone je tournerai mon attention vers mon peuple et j'exécuterai pour VOUS ma bonne parole en vous faisant retourner en ce lieu. '
     
    Cette traduction semble dépeindre les 70 années comme étant une période de captivité : "soixante-dix années à Babylone." Mais l'utilisation du mot "à" n'est pas nécessairement précise.
    Toute la question dépend de la traduction du terme hébreu le-babel, qui est un mot composé du terme «  babel  » qui signifie «  Babylone  » et d’une préposition inséparable, qui dans la plupart des cas signifie "en ce qui concerne,". La préposition  le  peut en particulier signifier "pour, de, auparavant, vers, en ce qui concerne, en référence à," etc. et est ainsi rendue par les traductions les plus modernes. Voire pour plus d'information. L'utilisation du mot "à" semble être tiré de la King James Version (1611), qui déclare :
    Après soixante-dix années devant être accompli à Babylone.
     
    La version grecque de la Septante,  par la traduction de Monsieur Lancelot Brenton (1851), semble aussi prêter l'appui à cet traduction :
    Quand soixante-dix années seront sur le point de s’accomplir à Babylone.
     
    Cependant, la langue grecque n'a aucune préposition correspondant à l'hébreu le et l’utilisation de «  à Babylone  » de la version de Brenton de la Septante est donc une interprétation, pas une traduction littérale textuellement exigée. Les critiques modernes rendent le verset de la Septante en employant "pour Babylone." En addition, les critiques reconnaissent que beaucoup de parties de la Septante ne sont pas traduites correctement. Sous le sujet "Jérémie, Livre de," le livre Compréhension, Vol. 2, p. 32 déclare :
    Il y a plus de variations entre l'hébreu et les textes grecs dans le livre de Jérémie que dans aucun autre livre des Ecritures Saintes hébraïques... La majorité des critiques reconnaissent que la traduction grecque de ce livre est défectueuse.
     
    Des traductions anglaises modernes rendent Jer. 29:10 comme suit :
     
    "Quand les soixante-dix années de Babylone seront finis."
    Tanakh - Les Saintes Ecritures
     
    "Quand soixante-dix années seront achevés pour Babylone."
    Version Standard Révisée
     
    "Seulement quand les soixante-dix années de Babylone seront achevés." Nouvelle Version Standard Révisée
     
    "Après que soixante-dix années se soient accomplies pour Babylone."
    Version Standard américaine
     
    "Quand soixante-dix années ont été achevés pour Babylone."
    Nouvelle Version Standard américaine
     
    "Aussitôt que les soixante-dix années de Babylone seront finis."
    Traduction de James Moffatt
     
    "Cela aussitôt que seront accomplies en Babylone soixante-dix années."
    The Emphasized Bible
     
    "Aussitôt que Babylone aura eu ses soixante-dix années pleines."
    The Bible in Living English
     
    "Seulement quand les soixante-dix années accordées à Babylone seront finies."
    La Bible de Jérusalem
     
    "Quand les pleines soixante-dix années auront passé sur Babylone."
    La Nouvelle Bible anglaise
     
    "Quand les pleines soixante-dix années auront passé sur Babylone."
    La Bible anglaise Révisée
     
    "Quand soixante-dix années seront achevés pour Babylone."
    Nouvelle Version Internationale
     
    "Quand soixante-dix années seront finis pour Babylone."
    La Bible en Anglais de Base
     
    "Aussitôt que Babylone aura fini soixante-dix années."
    Goodspeed la Bible Complète
     
    "Seulement quand les soixante-dix années de Babylone auront été achevés."
    The Anchor Bible
     
    "Sûrement à la fin de Babylone - soixante-dix années."
    La traduction Littérale de Young
     
    "Quand soixante-dix années seront achevés pour Babylone."
    The Amplified Bible
     
    "Vous serez à Babylone pour une génération."
    La Bible Vivante
     
    "Quand les soixante-dix années de la Babylonie seront finis."
    La Bible en anglais D'aujourd'hui
     
    "Seulement après que soixante-dix années se soient écoulées pour Babylone."
    La Nouvelle Bible américaine
     
    "Seulement après que soixante-dix années se soient écoulées pour Babylone."
    La Bible de Catholique Douay
     
    "Aussitôt que les soixante-dix années seront achevées pour Babylone."
    Nouveau Berkeley Version
     
    "Quand les 70 années de Babylone seront finis."
    La Sainte Bible : Une Traduction américaine
     
    "Après que soixante-dix années soient accomplies pour Babylone."
    Moulton la Bible du Lecteur Moderne
     
    "Babylone sera puissante pendant 70 années. Après ce temps-là..."
    Nouvelle Version du Siècle
     
    "Quand selon Ma parole, soixante-dix années seront été accomplies pour Babylone."
    La Bible Interlinéaire
     
    Le rendu littéral de deux des Bibles Hébraïques-anglaises interlinéaires donnent :
     
    "Quand 'comme ma bouche' 'a été accomplie' pour-Babylone soixante-dix années."
    La Bible Interlinéaire
     
    "Quand 'par bouche de moi' à - être - a achevé pour-Babylone soixante-dix années."
    L'Ancien Testament Hébreu-anglais Interlinéaire NIV
     
    Il y a seulement une autre traduction moderne aisément disponible qui emploie "à" : La Nouvelle Version du Roi James qui a consciemment imité La Version du Roi James originale : Après que soixante-dix années se soient achevées à Babylone.
     
    Maintenant examinons le contexte de Jer. 29:10. Dans l'ensemble, les versets ci-dessus semblent se référer à soixante-dix années de suprématie babylonienne, pas à la captivité Juive ou à la désolation après la destruction de Jérusalem en 587 av. J. C. Ce que le texte hébreu a voulu dire est aussi éclairé par le fait qu'il est en accord avec la prophétie de Jérémie en Jer. 25:11 sur la servitude des 70 années, qui est clairement appliquée non pas seulement à Juda, mais à toutes les nations des environs. Tant que le roi babylonien a garder la suprématie, d'autres nations ont dû le servir. Aussi, Jer. 29:1-10, qui a été écrit un jour durant le règne de Sedecias, présuppose clairement que les 70 années étaient déjà en cours.
     
    Cette conclusion est confirmée par d'autres chercheurs. Avigdor Orr, dans son article "les Soixante-dix années de Babylone," Vetus Testamentum Vol. VI, 1956, p. 305, déclare :
    Le sens de l'original hébreu pourrait même être rendu ainsi : "après soixante-dix années (où l’autorité de) Babylone a été accomplie, etc." les soixante-dix années ici se réfèrent évidemment à Babylone et pas aux Judéens ou à leur captivité. Elles signifient soixante-dix années de l’autorité babylonienne, dont la fin verra le rachat des exilés.
     
    Il est important de noter quand et à qui les paroles de Jérémie en Jer. 29:10 ont été prononcé. Dans le verset 2 il est dit que c’est à l’époque qui se situe "après que Jeconiah le roi et les fonctionnaires de la cour, les princes de Juda et de Jérusalem et les artisans et les constructeurs de remparts soient partis de Jérusalem." Celà date la prophétie au commencement du règne de Sédécias et probablement en même temps que le chapitre précédent, c'est-à-dire, à la quatrième année de Sédécias (Jer. 28:1). La situation de fond semble avoir été le même dans  les deux chapitres : les plans de révolte répandus qui ont remué l’espoir de libération du joug babylonien dans Juda et les nations environnantes ont aussi atteint les exilés de Babylone. Comme dans Juda, de faux prophètes ont surgi parmi les Juifs à Babylone et ont promis la libération pour bientôt (Jer. 29:8, 9). C'était la raison pour laquelle en ce temps, plusieurs années avant la destruction de Jérusalem, Jérémie a envoyé une lettre aux exilés de Babylone, rappelant à leur attention la prophétie des 70 années "pour Babylone" : Ne soyez pas trompé par les prophètes parmi vous ou par vos devins... Car Yahweh déclare cela : Seulement quand les soixante-dix années accordé à Babylone seront fini, je vous visiterai et accomplirai ma promesse en votre faveur en vous ramenant à cette place. (Bible de Jérusalem)
    Cette déclaration présuppose clairement que les 70 années "pour Babylone" battaient leur plein à cette époque. Si la période n'avait pas commencé, pourquoi Jérémie l'aurait-il communiqué avec les exilés se trouvant déjà à Babylone ? Si la période des 70 années n'était pas déjà en cours, quelle pertinence a la référence de Jérémie ? Jérémie n'a pas pressé les exilés à attendre alors que les 70 années n’avaient pas commencé, mais il les a pressé à attendre que la période s’achève. Comme Jérémie a envoyé son message aux exilés environ six ou sept années avant la destruction de Jérusalem, il est évident qu'il a estimé le commencement des 70 années comme débutant avant cet événement. Jer. 29:10, apporte son soutien à la conclusion précédente que les 70 années doivent être comptés à partir d'un moment situé quelques années avant la destruction de Jérusalem.
     
    Un autre angle d’approche, c'est de noter que Jérémie a écrit sa lettre "à tous les gens bannis", qui avaient été banni environ six ou sept années avant la destruction de Jérusalem. Il leur a déclaré que la volonté de Jéhovah les concernant était de construire des maisons, avoir des enfants et prospérer dans la ville. Ils ne devaient pas être trompés par les faux prophètes qui leur déclaraient qu'ils rentreraient à la maison bientôt, car, selon Jer. 25:11, 12, il fallait que les "soixante-dix années soient accomplies" durant lesquelles "ces nations devaient servir le roi de Babylone" avant que les exilés rentrent chez eux. Ces exilés, ceux à qui Jérémie écrit sa lettre, étaient clairement inclus parmi ceux mis en rapport avec les 70 années. Ainsi, même si les 70 années sont perçues comme étant des années de captivité "à Babylone," elles doivent avoir commencé avant la destruction de Jérusalem.
     
    Jérémie 27 fournit la preuve indirecte que les 70 années ont été prophétisés comme étant des années de servitude, et pas de captivité ou de désolation. Pour cela, Il faut admettre que Jéhovah ne fait pas d'offre conditionnelle qui n'ait de possibilité d'accomplissement. Dans ce chapitre il déclare aux Juifs et aux nations environnantes que s'ils servent le roi de Babylone, on leur permettra de rester sur leur terre. Après une longue période après que les prophéties fondamentales de Jérémie 25 ont été données, Jéhovah a déclaré à Jérémie de prononcer son message en ce qui concerne Juda et les pays environnants :
    J’ai moi-même donné tous ces pays dans la main de Nebuchadnezzar le roi de Babylone, mon domestique... Et toutes les nations devront le servir, lui et son fils et son petit-fils avant que le temps même de sa propre terre ne vienne.... Et il doit arriver que la nation ou le royaume qui ne servira pas, Nebuchadnezzar le roi de Babylone; et celui qui ne mettra pas son cou sous le joug du roi de Babylone, avec l'épée et avec la famine et avec la peste je tournerai mon attention sur cette nation... avant que je ne les achève par sa main... Et quant à la nation qui mettra son cou sous le joug du roi de Babylone et le servira en réalité, je le ferai aussi se reposer sur sa terre... et il la cultivera certainement et y demeurera. Jer. 27:6-8, 11, 12.
     
    Alors Jérémie a déclaré à Sédécias le roi de Juda :
    Mettez vos cous sous le joug du roi de Babylone et servez-le lui et son peuple et continuez à vivre. Pourquoi vous et votre peuple mourez par l'épée, par la famine et par la peste selon ce que Jéhovah a parlé à la nation qui ne sert pas le roi de Babylone ?... N'écoutez pas les paroles de vos prophètes... Ne les écoutez pas. Servez le roi de Babylone et continuez à vivre. Pourquoi cette ville doit-elle devenir une place dévastée ? Jer. 27:16, 17.
     
    Ainsi si les Juifs et les nations environnantes servaient le roi de Babylone ils pourraient rester dans leurs pays. S'ils ne le servaient pas, ils seraient tués et emmenés en captivité et leurs pays seraient dévastés. Peu importe quel choix ils feraient, la prophétie donnée en Jer. 25:11, 12 seraient toujours accompli - Babylone aurait la suprématie pendant 70 années. Si Jer. 25:11, 12 mentionnait en réalité la captivité de tous les peuples de ces pays, ou leur désolation complète, alors Jéhovah ne serait pas sincère dans l'offre qu’il leur propose. Qui accuserait Jéhovah de faire une offre qu’il n'a jamais eu l'intention d'accomplir ?
     
    Les 16ème et 17ème chapitres de Jérémie fournissent une preuve indirecte complémentaire que la prophétie signifiait 70 années "pour Babylone", plutôt que de captivité. Le 16ème chapitre parle de la punition et de la restauration que Jéhovah apporterait aux Juifs. Le 17ème chapitre précise cela. Dans les versets 19 à 27, Jéhovah par l’intermédiaire de Jérémie déclare aux Juifs d'observer les Sabbats (vs 19-23). S'ils le faisaient, Jérusalem "serait certainement peuplée pour des temps indéfinis" (vss 24-26). Mais s'ils ne le faisaient pas, ils seraient détruits (verset 27). Babylone aurait ses 70 années de suprématie peu importe ce que les Juifs allaient faire, mais ce que cela allait signifié pour les Juifs allait dépendre de leurs propres actions.
     
    Une comparaison directe de Jer 29:10 avec les passages qui lui sont liés montre que l'interprétation de la Société Watchtower n'est pas compatible avec l'ordre des événements qui sont très clairement présentés en Jer. 25:11, 12 et Dan. 9:1-22.
     
    Jer. 25:11, 12 déclare dans la Traduction du Monde Nouveau (anglais) :
    Et toute cette terre doit devenir une place dévastée, un objet d'étonnement et ces nations devront servir le roi de Babylone soixante-dix années. Et il doit arriver que quand les soixante-dix années seront accomplies j'en appellerai contre le roi de Babylone et contre cette nation. 
    Notez l'ordre des événements qui devait prendre place : (1) beaucoup de nations, y compris Juda, serviraient Babylone 70 ans. (2) Quand les 70 années seraient accomplies, ou achevées, (3) Jéhovah en appellerait contre Babylone.
     
    Jer. 29:10 déclare dans la Traduction du Monde Nouveau (anglais) :
    Car c'est ce que Jéhovah a déclaré, ' En rapport avec l'accomplissement des soixante-dix années à Babylone je tournerai mon attention vers vous, mon peuple et j'établirai avec VOUS ma parole en vous faisant retourner de cette place '.
    Notez de nouveau l'ordre des événements : (1) 70 années devaient s’accomplir, ou s’achever. (2) Jéhovah prêterai attention aux Juifs et ensuite (3) il ramènerait les Juifs chez eux. Le point clef c’est que premièrement les 70 années doivent s’achever et ensuite cela permettra aux Juifs de rentrer chez eux, ce qui est en accord avec Jer. 25:11, 12. Mais si l'interprétation de la Société Watchtower est correcte, les 70 années n’ont pas pu finir avant le retour des Juifs chez eux, et que la désolation de Juda est cessé et les exilés ne soient plus "à Babylone." Dans ce cas l'ordre des événements serait : (1) Jéhovah prêterait attention aux Juifs et ensuite (2) les Juifs rentreraient chez eux, ce qui provoque (3) l’accomplissement des 70 années. Cela contredit ce que la Bible a dit qu’il arriveraient et ce qui est arrivé !
     
    Le rendu littéral de Jer. 29:10 prête aussi l'appui à ce point de vue. Cela donne quelque chose dans le genre de : "chaque fois que" par ma bouche "ont été achevé" pour-Babylone soixante-dix années. Le mot hébreu pour "a été achevé" est au parfait, ce qui implique l'achèvement de l'action du verbe. Si le sens était "sur le point d'être achevé" le mot hébreu aurait du être à l’imparfait, ce qui implique que l'action du verbe continue ou n’est pas encore achevé. (Note du traducteur : je ne sais plus si les deux temps de l’hébreu sont le parfait ou l’imparfait ou l’accompli et l’inaccompli, le spécialiste rectifiera par lui-même !)
     
    Dan. 9:1-22 montre que les prophéties ont été accomplies précisément dans l'ordre juste :
    Moi, Daniel, j’ai discerné par les livres le nombre des années concernant lesquelles la parole de Jéhovah était arrivé à Jérémie le prophète, pour accomplir les dévastations de Jérusalem, [à savoir], soixante-dix années... Et j'ai commencé à prier Jéhovah mon Dieu et à me confesser à lui et lui dire :... Que  ta colère puisse s’écarter de ta ville Jérusalem...
    Environ un an après la prière de Daniel les Juifs sont retournés dans leur patrie, en 537 av. J. C. Ainsi les prophéties et leurs accomplissements ont montrés que les 70 années se sont finis par le jugement de Jéhovah sur Babylone en 539 av. J. C et que par la suite il a ramené les Juifs chez eux.
     
    Un autre point à considérer : Jer. 25:10-12 et 29:10 contiennent la prophétie des 70 années. Daniel 9:2 et 2 Chroniques 36:20, 21, font juste de brèves références à la prophétie de Jérémie. Aucune ces deux dernières références ne cherchent à être une discussion approfondie de la prophétie de Jérémie , ni ne donne une application détaillée sur cette période. Chaque tentative pour trouver une application sur la période des 70 années, doit  provenir directement de la prophétie, pas des références ultérieurs. C'est seulement la prophétie en elle-même qui donne une information détaillée sur les 70 années : quand elle se réfère "à ces nations," cela doit être une période de servitude pour "ces nations", ce qui attribue une période de suprématie babylonienne et donc que la période se termine quand le roi de Babylone ait puni. Ces informations détaillées manquent  dans les références faîtes à la prophétie par Daniel et Ezra. Le débat sur ces références, doit toujours être engagé à la lumière de ce que la prophétie a réellement déclarée.
     
    Jer. 46:2 déclare que Nebuchadnezzar a vaincu l'Egypte à la bataille de Carchemish, dans la 4ème année de Jehoiakim (suivant le système de non-accession). C'était aussi l’année d’accession au trône de Nebuchadnezzar, suivant les inscriptions cunéiformes du British Muséum (voir le livre Perspicacité, Vol. 2, p. 480-Anglais). La prophétie des 70 années a été fournie la même année (Jer. 25:1). Daniel 1:1-6 déclare que  Nebuchadnezzar a mis le siège devant Jérusalem et a emporté des captifs en Babylonie la troisième année de Jehoiakim (suivant le système d'année d'accession; ou la 4ème année suivant le système de non-accession). Jehoiakim a donné dans sa main en signe d’accord, c'est-à-dire, est devenu un vassal de Babylone. Daniel 2:1 indique que Daniel était à Babylone dans la 2ème année de Nebuchadnezzar. Bérose confirme que des captifs Juifs ont été emmenés à Babylone en ce temps-là.
     
    En ce qui concerne l’affirmation de la Société qu'après la destruction de Jérusalem en 607 av. J. C., Juda a été complètement "désolé, sans aucun habitant," nous trouvons la suggestion en Jer. 52:28-30 que le pays n'ait pas été complètement vidé de ses habitants avant cinq années après la chute de Jérusalem :
    28 Ceux-ci sont les gens que Nebuchadrezzar a pris en l'exil : dans la septième année, trois mille vingt-trois Juifs. 
    29 Dans la dix-huitième année de Nebuchadrezzar, à Jérusalem il y avait huit cent trente-deux âmes.
    30 Dans la vingt-troisième année de Nebuchadrezzar, Nebuzaradan le chef des garde du corps a emporté des Juifs en l'exil, sept cent quarante-cinq âmes.
    Toutes les âmes étaient de quatre mille six cents.
     
    La Société déclare dans le livre Babylone la Grande Est Tombée ! Le Royaume de Dieu a commencé son règne ! A la page 167 (anglais), que les derniers Juifs, mentionnés dans le verset 30, n'ont pas été emportés du pays de Juda, mais ont été capturés quand Nebuchadnezzar, en tant que coupe symbolique de Jéhovah, a fait boire aux nations aux alentours de Juda la boisson amère en les conquérant avec violence.
     
    À la page 416 du livre Perspicacité, Vol. 1 (anglais), il est dit à peu près la même chose.
    Mais le passage de Jérémie ne justifie pas cette compréhension. Tous les évènements de Jérémie 52 parlent des tensions à Jérusalem et en Juda. Les trois déportations sont précédées par la déclaration : "ainsi Juda est parti en exil à partir de son sol". Le Verset 28 mentionne les "Juifs", le verset  29, "Jérusalem" et le verset 30,  les "Juifs". Les captifs des trois exils sont alors rassemblés en une seule unité dans le verset 30. Les nations ou les peuples des pays autre que Juda sont étrangers à ce chapitre.
     
    Pratiquement tous les commentateurs appliquent Jer. 52:30 à une autre déportation de Juda. Toute les données démontrent que le livre Babylone fait cette déclaration pour la seule raison qu’il n'a pas d’autre choix, que de faire ainsi, afin d’éviter de contredire la compréhension de la Société sur les 70 années de désolation commençant en 607 av. J. C.
     
    Que ton  Royaume Vienne cite Jérémie 52:28-30 comme preuve que Dan. 1:1 ne pouvait pas parler d'une déportation dans la troisième année du règne de Jehoiakim. Il déclare à la page 188 :
    Plus significativement, Jérémie 52:28-30 annonce soigneusement que Nebuchadnezzar a emportés des captifs de parmi les Juifs dans sa septième année de règne, dans sa 18ème année et sa 23ème année, pas lors de son année d'accession au trône.
     
    Mais cet argument présuppose que Jérémie 52:28-30 contient un enregistrement complet des déportations, ce qu'il ne fait pas clairement. Il est donné la somme totale des captifs Juifs pris lors des trois déportations mentionnées dans le verset 30 de ce passage, c’est à dire "quatre mille six cents." Cependant, 2 Rois 24:14-16 donnent un nombre d'entre ceux qui ont été déportés pendant une seule de ces déportations et c’est 18,000. On a proposé différentes théories pour expliquer cette différence, aucune d’entre-elles ne peut être considéré autrement que comme de simple conjectures. Le livre Aide, à la page 297 et le livre Perspicacité, Vol. 1, la page 415 (Anglais), par exemple, disent que le chiffre "se rapporte apparemment à ceux d'un certain rang, ou à ceux qui étaient des chefs de famille". On peut aussi penser que Jer. 52:29, mentionne les exilés de Jérusalem. Il se peut que les versets 28 à 30 se rapportent seulement aux captifs pris de Jérusalem, pas de tout Juda. Tous les commentateurs semblent être d’accord sur le point que Jer. 52:28-30 ne donne pas le nombre complet de ceux qui ont expulsés et certains suggèrent aussi que ce ne sont pas toutes les déportations qui sont mentionnées dans le texte. En tout cas ceux mentionnés en Dan. 1:1 dans la "troisième année" de Jehoiakim ne sont pas mentionnés – ce qui ne prouve pas que cela n’a pas eu lieu. Cela n'a été  probablement pas mentionné en Jer. 52 parce que c'était un trop petit nombre, ne se rapportant seulement qu’aux Juifs parmi "la descendance royale et la noblesse" (Dan. 1:3, 4) dans le but de les utiliser comme domestiques au palais royal.
    C'est en tout en cas en accord avec Jérémie avertissant à plusieurs reprises les Juifs de ne pas se rebeller contre le roi de Babylone, parce que s'ils le faisaient, ils seraient sévèrement punis (Jer. 27:5-11). Cela implique que Jéhovah leur donnait une chance, et que seulement un nombre symbolique de captifs fut emporté quand Jérusalem a été mis sous le joug babylonien, pour qu'ils aient la chance d’obéir à l'avertissement de Jéhovah.
     
    Pour éviter les contradictions avec sa chronologie, la Société est forcée d'interpréter différemment certains passages des Ecritures que ceux-ci veulent dire. C'est par exemple le cas pour Dan. 1:1 et Dan. 2:1. Pour la Société, Dan. 1:1 se réfère en réalité à la 3ème année de Jehoiakim en tant que vassal de Nebuchadnezzar, et pas à sa 3ème année du règne. De même, elle déclare que la référence en Dan. 2:1 à la 2ème année de Nebuchadnezzar signifie en réalité sa 2ème année de règne en tant que premier dirigeant mondiale des Païens, c’est à dire en fait sa 20ème année de règne. Tout cela est donc rétinterprété parce que les autres interprétations de la Société exigent QUE Daniel ait été emmené à Babylone dans la 7ème année de Nebuchadnezzar, mais comme Dan. 2:1 se réfère à Daniel à Babylone dans la 2ème année de Nebuchadnezzar, il faut bien trouver quelque chose. La Société ne prend pas la Bible à la lettre, mais interprète de nouveau des déclarations très claires pour qu’elles ne contredisent pas ses autres interprétations. C'est, en fait, la seule raison pour laquelle Dan. 1:1 et Dan. 2:1 sont réinterprété, comme il n'y a aucune raison ailleurs que dans Daniel de faire cela, la Société ne le fait nulle part ailleurs.
     
    Il y a d’excellentes raisons de rejeter la ré-interprétation de la Société à propos de la 2ème année de Nebuchadnezzar en Dan. 2:1. Cette ré-interprétation est liée à l’interprétation sur le rêve de Nebuchadnezzar de Dan. 4, sur l'arbre qui a été abattu, comme étant une prophétie se référant aux Temps des Gentils. Mais ce rêve est arrivé longtemps après les événements de Dan. 2, ainsi comment Daniel aurait-il pu vouloir dire que la 2ème année de Nebuchadnezzar voulait dire la deuxième année dans une capacité spéciale quand la prophétie annonce que cette capacité spéciale n'avait pas encore été prononcée ? Dan. 12:8,9 explique clairement que Daniel ne comprenait pas ce qu’il écrivait : "Maintenant quant à moi, j'ai entendu, mais je ne pouvais pas comprendre... Et l’ange a dit : 'Va, Daniel, parce que les paroles sont gardées secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin'".
    Les paroles prophétiques n’étaient pas compréhensible à Daniel, alors comment aurait-il pu appeler la 20ème année de Nebuchadnezzar  comme étant sa 2ème année s'il n'avait pas compris la prophétie ? Il est clair que Daniel, dans le chapitre 2, situait les événements sans rapport avec le rêve prophétique de Nebuchadnezzar, des événements que les lecteurs contemporains comprendraient et pouvaient dater, selon ce qu'ils connaissaient de l'histoire contemporaine. La référence de Daniel à la 2ème année de Nebuchadnezzar, s’il fallait la comprendre comme sa 20ème année, aurait été inintelligible aux lecteurs contemporains.
     
    L'argument de la Société comme quoi la déclaration de Dan. 1:1 se rapporte à la 3ème année de jehoiakim en tant que vassal de Babylone, plutôt que sa 3ème année de règne et qu’il aurait fini d’être un vassal de Babylone à sa mort lors de sa 11ème année de règne (Perspicacité, Vol. 1, p. 1269 Anglais), qui correspondrait donc à la 7ème année de règne de Nebuchadnezzar, est contredite plus loin par l'argument suivant : La chronologie de la Société exige que Jehoiakim ait commencé à être le vassal de Babylone dans sa 8ème année de règne, puisque 2 Rois 24:1 déclare qu'il était un vassal pendant trois années et la Société déclare qu’il a été vassal jusqu’à sa 11ème année de règne. Mais 2 Rois 23:34-37 indique que Jehoiakim est devenu un vassal du Pharaon d'Egypte Nécho, sans indiquer qu'il a arrêté d’être le vassal de ce pharaon jusqu'à la défaite de Necho par Nebuchadnezzar lors de la bataille de Carchemish. Donc Jehoiakim aurait été le vassal du Pharaon Necho jusqu'à sa 8ème année. Cependant, Jer. 46:2 déclare que Nebuchadnezzar a vaincu le Pharaon Necho lors de la bataille de Carchemish dans la 4ème année de règne de Jehoiakim, après que Jehoiakim n'a plus eu l’obligation d’être un vassal de l'Egypte. Donc l'interprétation de la Société de Dan. 1:1 est une erreur.
     
    Ces considérations sont si évidentes que la Société a admis une partie de cette conclusion dans le livre Équipé pour toute oeuvre bonne (1946), pp. 225-226 (anglais) :
    Jehoiakim a été mis le trône selon le décret égyptien et était tributaire de l’Egypte pendant plusieurs années, mais quand Babylone a vaincu l'Egypte Jehoiakim s'est rendu sous le contrôle babylonien et est resté ainsi pendant trois années, après cette période de trois années en tant que tributaire de Babylone, le roi de Juda s'est rebellé (2 Rois. 24:1). Cette troisième année comme tributaire à Nebuchadnezzar était la onzième et dernière de sa royauté totale. 
     
    Il y a une différence entre ce qu’exige cette explication sur Jehoiakim pour aboutir à sa 8ème année de règne ce que dit Jérémie qui abouti à sa 4ème année de règne, bien sûr le livre cité n'en parle pas. La Société implique par son raisonnement, mais ne l’explique nulle part, dans aucune publication que j’ai pu trouver jusqu’en 1989, que Jehoiakim n'a pas été un vassal de l'Egypte ou de Babylone pendant environ cinq années, de 625 av. J. C. à 620 av. J. C. Mais il n'y a aucune raison donnée pour cela.
     
    Le livre Perspicacité, Vol. 1, p. 452 (Anglais), mentionne la Chronique babylonienne BM 21946. Cette chronique indique fortement que Jehoiakim a été vassal de Babylone dès l’année d'accession au trône de Nebuchadnezzar, ou sa première année et que lors de la 4ème année il s’est révolté contre babylone. La chronique déclare explicitement que toute la Syro-Palestine est devenue tributaire de Nebuchadnezzar dans son année d'accession au trône et qu'à sa première année tous les rois lui étaient tributaires, ce qui raisonnablement ne peut exclure Jehoiakim. La 4ème année de Nebuchadnezzar était l'année la plus probable où Jehoiakim s’est révolté contre Nebuchadnezzar, car cette année-là Nebuchadnezzar a lutté contre l'Egypte et tous les deux semblent avoir subi de grandes pertes, mais sans aucun véritable vainqueur. Cette bataille a probablement encouragé Jehoiakim à rejeter le joug babylonien, finissant ainsi ses trois années en tant que vassal de Babylone.
     
    En outre, les chapitres 27 de Jérémie, 28 et 35 indiquent que Jehoiakim a été fait vassal tôt dans son règne, mais pas à la fin. 2 Rois 24 indique que Jehoiakim n’a plus été vassal, non pas à sa mort, mais plus tôt, quand des bandes de maraudeur sont venus contre lui : Et Jéhovah a commencé à envoyer contre lui des bandes de maraudeur... et il a continué à les envoyer contre Juda.
     
    Cela implique une période prolongée. Si Jehoiakim a fini d’être le vassal de Babylone à sa mort lors de sa 11ème année de règne, comme le dit la Société, il n’y a pas assez de temps pour que tous les événements consignés en 2 Rois 24 ait eu lieu, car cela permet seulement quelques mois de rébellion avant sa mort. De nouveau cela confirme l'erreur d'interprétation de la Société sur Dan. 1:1 se référant comme la 3ème année de de Jehoiakim en tant que vassal de Babylone.
     
    En prenant Daniel au mot et employant la méthode appropriée  pour compter les années de règne, la 4ème année de Jehoiakim de Jer. 46:2 correspond à sa 3ème année en Dan. 1:1 et cela n'aboutit à aucune inconsistance. Ainsi la première déportation des Juifs à Babylone a eu lieu la même année et peu de temps après, la bataille de Carchemish, en 605 av. J. C. Cela correspond à l’année d’accession au trône de Nebuchadnezzar ans. Ainsi on le voit Dan. 1:1 soutient fortement la conclusion que Juda est devenu un vassal de Babylone dix-huit années avant la destruction de Jérusalem en 587 av. J. C., confirmant la conclusion que les 70 années (Jer. 25:11; 29:10) doivent être interprétées comme une période de servitude, pas de désolation. Puisque toutes les références aux Saintes Ecritures sont cohérentes entre elles en tenant compte de la différence entre les systèmes d’années d'accession ou de non-accession au trône pour compter les années de règne d'un roi, les ré-interprétations de la Société reposent sur un sol mouvant.
     
    Bérose soutient la lecture la plus directe de Dan. 1:1 quand il déclare spécifiquement que Nebuchadnezzar a pris des captifs Juifs lors de son année d'accession au trône, peu de temps après la bataille de Carchemish. La Chronique babylonienne BM 21946, soutien aussi cela quand elle mentionne que, dans son années d'accession au trône, Nebuchadnezzar "a mis au pas sans opposition le pays de Hatti" (la Palestine et la Syrie) et que "il a emmené un lourd tribut du territoire de Hatti en Babylone". Il est fort probable que les captifs du territoire Hatti ont été inclus dans ce "lourd tribut", comme l’a déclaré le Professeur Gerhard Larsson : Il est certain que ce "lourd tribut" a consisté non seulement en trésor, mais aussi en prisonniers tirés des pays vaincus. S'abstenir de penser cela est bien trop étranger aux coutumes des rois de Babylone et d’Assyrie.
     
    Contre ces déclarations Que ton Royaume Vienne cite Josèphe, qui déclare que Nebuchadnezzar, dans l'année de la bataille de Carchemish, a vaincu toute la Palestine et la Syrie "sauf la Judée." Notez que Josèphe a écrit cela plus de 600 années après Daniel et presque 400 années après Bérose. Même s'il avait raison, cela ne contredirait pas la revendication que les 70 années de servitude ont commencé lors de l’année d'accession au trône de Nebuchadnezzar, puisque la prophétie de Jérémie s’applique clairement à la servitude "de ces nations" (Jer. 25:11), c'est-à-dire les nations entourant Juda et non Juda seul. En fait, Josèphe soutient même la conclusion que ces nations sont devenues soumises à Nebuchadnezzar lors de son année d'accession au trône, puisqu’il déclare que "le roi de Babylone a pris toute la Syrie, autant que Pelusium, sauf Juda". En ce temps-là, Pelusium était à la frontière de l'Egypte.
     
    Ainsi, il n'y a aucune raison de croire que les déclarations de Josèphe sont plus dignes de confiance que celles fournies par Bérose et certainement par Daniel. Josèphe présente probablement ici sa propre conclusion, basé sur une mauvaise compréhension de 2 Rois 24 semblable à celle de la Société. Voir la discussion ci-dessous pour déterminer quand le trois années de Jehoiakim en tant que vassal de Babylone ont eu lieu. Une étude poussée concernant la description de Josèphe sur les événements de la destruction de Jérusalem indique fortement qu'il paraphrasait simplement la Bible et donnait son avis ou ses interprétations sur les événements qu'il décrivait.
     
    Le chercheur biblique du début du 19ème siècle, le docteur Hengstenberg, dans une discussion approfondie sur Daniel 1:1, donne le commentaire suivant sur l'expression "sauf Juda" des Antiquités de Josèphe : Il ne doit pas être pensé que Josèphe a obtenu le parex tes Ioudaias [sauf Juda] d'une source plus fiable. Ce qui suit montre clairement qu'il l'a juste tiré d'une mauvaise compréhension du passage de 2 Rois 24:1. Comme il a compris de travers les trois années mentionnées comme intervalle entre les deux invasions, il a pensé qu'aucune invasion ne pouvait avoir eu lieu avant la 8ème année de règne de Jehoiakim.
     
    On ne peut pas donner beaucoup de poids à la déclaration de Josèphe, comparée à la déclaration de Bérose, qui a évidemment obtenu ses informations de sources directement préservées de la période Néo-babylonienne. On ne peut pas donner beaucoup de poids à Josèphe comparé à ce que Daniel a déclaré, lui qui a été personnellement impliqué dans la déportation et qui a décrit et a été inspiré pour écrire ce qu'il a fait. Aussi, Josèphe a produit trois travaux, dans lesquels toutes les informations ne sont pas cohérentes et parfois évidemment incorrectes.
     
    Contrairement à ce que la Société déclare, Ezra 1:1-4 et 2 Chron. 36:21-23 ne montrent pas que les 70 années se sont terminées à la première année de règne de Cyrus. En ce qui concerne 2 Chron 36 : 21-23, Jérémie ne contient aucune référence à l'accomplissement des sabbats; ce passage se réfère en réalité à Lev. 26:34, 35. Ainsi les paroles d'Ezra, déclarant qu’"avant que la terre n'ait accomplie tous ses sabbats; tous les jours ou elle a été désolée pour accomplir ses sabbats," ne pouvaient pas être un accomplissement "de la parole de Jéhovah par le moyen de Jérémie". C'était plutôt un commentaire d'Ezra liant les paroles du Lévitique à l'accomplissement de la prophétie. Aussi, les paroles d'Ezra sur l'accomplissement de la prophétie de Jérémie s’accordent mieux avec l’accomplissement de la deuxième moitié de Jer. 29:10, c'est-à-dire, "je tournerai mon attention vers mon peuple et j'établirai avec vous ma bonne parole pour votre retour en ce lieu".
     
      En ce qui concerne Zech. 1:7, 12 et Zech. 7:1-5, il n'y a aucune raison qu'ils s'appliquent à la prophétie des 70 années de Jérémie; c'est seulement l'interprétation de la Société. En réalité ces textes soutiennent 587 av. J. C. comme date de la destruction de Jérusalem. Ces Ecritures se réfèrent au deuil et la participation à la grève de la faim qui ont commencés pendant le siège de Jérusalem en 589-587 av. J. C. et durait toujours quand Zacharie les a mentionnés en 518-519 av. J. C. Si la participation à la grève de la faim et le deuil avaient commencés en 607 av. J. C., 90 années se seraient écoulées, quand Zacharie en parle de 70. On peut comprendre cela assez facilement en analysant le débat du livre de 1972, Le Paradis Rétabli parmi les Hommes - Par la Théocratie !, pp. 235-237 (anglais), qui tente de dissimuler ce fait.
     
    Quant au fait que de 605 à 539 av. J. C. ce n’est pas une période de soixante-six années complètes. Une autre alternative est de prendre les 70 années comme s'appliquant à 609 av. J. C., quand Babylone a finalement renversé l’Assyrie. Ce serait compatible avec Jer. 25:8-11 et 25:19-26, qui parle de beaucoup de nations en plus des Juifs comme devant "servir le roi de Babylone pendant soixante-dix années," et avec Jer. 29:10 qui parle de l'accomplissement des 70 années "pour Babylone." Après tout, Babylone est devenue la 3ème grande puissance des sept inscrites en Révélation 17, au moment de la chute de la 2ème, l’Assyrie. La capitale assyrienne, Ninive, est tombé aux mains  de Nabopolassar et des Medes en 612 et Babylone est certainement devenue le successeur de l'Assyrie quand le dernier roi assyrien, Ashur-uballit et le Pharaon Necho ont échoué à reprendre la ville assyrienne de Harran des mains de Nabopolassar en 609 av. J. C. De cette façon les 70 années, sans interprétations tordues et en pleine harmonie avec la Bible et les faits historiques séculaires, peuvent  être considéré comme un nombre exacte d’années.
     
    En ce qui concerne l’affirmation que les 70 années étaient des années de captivité ? Malgré les arguments ci-dessus, il peut toujours être affirmé que les 70 années étaient des années de captivité, pas de servitude, commençant au moment où Nebuchadnezzar a emmenés des captifs en 605 av. J. C. lors de son année d'accession au trône. En ce qui concerne cette affirmation, Que ton Royaume Vienne déclare p. 188, (anglais) qu'il n'y a aucune façon de réconcilier les 70 années en partant de 605 puisqu’elles aboutissent en 535 av. J. C. et qu'il y a une erreur de trois années, puisque le décret de Cyrus a été promulgué en 538 av. J. C. Cependant, un examen des différentes dates montre que cet argument est un non-sens.
     
    La date donnée par les historiens comme celle de l’accession au trône de Nebuchadnezzar est celle de l'été 605 av. J. C., d’après la Chronique babylonienne BM 21946 qui fait état que Nebuchadnezzar est monté sur le trône en "Elul 1, année d'accession," ce qui correspond au 7 septembre, 605 av. J. C. Donc son année d'accession suivant le décompte Babylonien était l'année allant du printemps au printemps de 605-604 av. J. C. suivant le calendrier religieux Juif qui couvrait la même période. Cependant, les Juifs ont employé un calendrier civil partant de l’automne pour dater (la mi-septembre de départ) les événements civils et les années de règne des rois. En employant ce calendrier civil, l'année d'accession au trône de Nebuchadnezzar est partie de l’automne, c’est à dire en  606-605 av. J. C. Ainsi, compilant les déclarations de Jer. 46:2, Dan. 1:1, etc., avec la Chronique babylonienne BM 21946, nous constatons que Nebuchadnezzar a mis le siège à Jérusalem et a emmenés quelques captifs ainsi que les ustensiles du temple lors de son année d'accession au trône, qui correspondait à l'année civile Juive partant de l’automne, c’est à dire 606 à 605 av. J. C. On supposera que les 70 années de captivité pour les Juifs, ont commencé alors.
     
    La plupart des commentateurs, y compris la Société, datent le retour des exilés Juifs à Jérusalem le septième mois, de Tishri, en 537 av. J. C. Ezra 3:1 indique ce mois. Tishri est le septième mois du calendrier religieux Juif, mais c'est le premier mois du calendrier civil. Donc une autre année du calendrier civil Juif se seraient écoulé quand les Juifs sont retournés à Jérusalem au commencement du mois d'octobre. Ainsi, en comptant les années à partir du calendrier civil Juif de 606/5 av. J. C. à 537/6 av. J. C., y compris, nous obtenons 70 années.
     
    A la fin de cet exposé, vous pouvez vous rendre compte par vous-même que les arguments du livre Que ton Royaume Vienne sont mauvais. La manière que nous utilisons pour compter les 70 années comme des années de servitude pour Juda et les nations environnantes, comprises entre 609 à 539 av. J. C., ou pour compter les années de captivité, comprise entre 606/5 av. J. C. à 537/6 av. J. C., est compatible avec toutes les déclarations historiques, Bibliques et séculaires. Comme la Bible ne fait aucune déclaration explicite sur le moment où les 70 années ont commencé ou fini, ni sur si elles étaient des années de servitude ou de captivité, c'est le mieux que l’on puisse faire. Dans tous les cas, la chronologie de la Société est en conflit avec les enregistrements  historiques et exige une ré-interprétation des déclarations Bibliques pourtant très claires, c'est de toutes les interprétations la plus fautive.
     
    Note en bas de la page :
    [2] Gerhard Larsson, "Quand la Captivité babylonienne a-t-elle Commencé ?" Dans Journal d'Études Théologiques, Vol. 18 (1967), p. 420.
     
    Pour un examen plus approfondi de ces questions, voir The Gentile Times Reconsidered par Carl Olof Jonsson.
     
    Par Alain Feuerbacher


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    « L’erreur va de pair avec l’oppressionLa vérité et la liberté ne craignent pas l’investigation. Ce sont des dons divinsc’est pourquoi toute organisation hostile à la liberté agit contre Dieu. Réveillez-vous! 1961 »

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    Mikaël Malik
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    L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower - Page 5 Empty Re: L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower

    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:17

    1914 ET LE TEMPS DES GENTILS




    PARTIE IV
     
    AUTRES POINTS À CONSIDÉRER
     
    CONCLUSIONS
      
    LA "PAROUSIA" ET LES 2520 ANS
     
    La Société soutient actuellement que Jérusalem est tombé en 607 av. J.-C. Cependant, les prédictions de Russell sur 1914, et basées sur celles de N. H. Barbour, donnaient 606 av. J.-C pour la chute de Jérusalem. Pour arriver à celà, Barbour puis Russell ont employés 536 avant J.C comme date de la première année de Cyrus, date qui était accepté par quelques spécialistes de l'époque mais pas par le plus grand nombre (le Temps est Proche, p. 42- Anglais). Calculant 2520 années à partir de 606 av. J.-C nous parvenons en réalité à l'année 1915 de notre ère. Barbour et Russell avaient négligé le fait qu'il n'existe pas d'année "zéro" entre 1 av. J.-C et 1 de notre ère. La Société n'a commencé à utiliser 607 av. J.-C comme début du Temps des Gentils qu'à partir de 1943, lors de la publication du livre La Vérité Vous Libérera. À la page 238-239, dans une tentative d'explication, [3] il est rapporté que le Temps des Gentils a en réalité commencé en 607 av. J.-C en raison de la prise en considération d'une différence dans la façon de débuter l'année entre les calendriers antiques et modernes. Cette interprétation a été conservée depuis. Notez que la date de la destruction de Jérusalem a été explicitement conservée c'est à dire en été de l'année 606 av. J.-C. Cet événement n'a été daté en 607 av. J.-C que l'année suivante, où le changement est alors justifié par une simple note en bas de page à la page 171 du livre Le Royaume Est Proche. La note en bas de page prétend essentiellement que le livre la Vérité Vous Libérera a expliqué le changement de date, mais c'est tout simplement faux.
     
    Ainsi la prédiction originale sur 1914 était basée sur une date incorrecte. Il faut aussi précisé que pas une des choses visibles que Russell avait prévues pour 1914 ne s'est produite. Toutes les doctrines de la Société actuelles sur 1914, à part la fin invisible du Temps des Gentils, ont été élaborées après 1914 à la suite de l'échec des prédictions originales.
     
    De façon intéressante, le livre Révélation - Son Grand Dénouement est proche!, (anglais) à la page 105, mentionne le changement de date, mais dépeint l'histoire comme si Dieu avait diriger d'une façon ou d'une autre les choses et appelle ce changement un " ajustement" :
     
    "C'est en 606 avant J.C, que le royaume de Dieu a pris fin, la couronne a été enlevé et toute la terre a été cédée aux Païens. 2520 années en partant de 606 avant J.C , aboutiront à 1914 de notre ère. *" - les Trois Mondes, publiés en 1877, pages 83.
     
    * Providentiellement, ces Étudiants de la Bible ne s'étaient pas rendus compte qu'il n'y avait pas d'année zéro . Plus tard, quand la recherche a rendu nécessaire d'ajuster 606 en 607 avant J.C, l'année zéro a aussi été éliminée, pour que la prédiction tombe bien en " 1914." de notre ère - Voir "la Vérité Vous Libérera," ... 
    Notez que le livre Révélation n'est pas clair sur ce qui a exactement nécessité le passage de 606 à 607 av. J.-C. Le livre La Vérité Vous Libérera a seulement rapporté que le début du Temps des Gentils passait de 606 à 607 mais a clairement déclaré que Nebuchadnezzar "a détruit Jérusalem durant l'été de 606 av. J.-C" Cela semble donc être encore un exemple où la Société dissimule simplement une information embarrassante sous de vagues références.
     
    Il est logique de penser que la seule raison pour laquelle le livre la Vérité Vous Libérera a changé cette date vient du fait que la Société s'est rendue compte que la négligence de l'année zéro dans le décompte des 2520 années ne pouvait plus être ignorée. De façon intéressante, ce mauvais calcul était connu autant de C. T. Russell que de J. F. Rutherford. La redéfinition de cette raison par le livre Révélation en l'appelant une "recherche" confirme que la Société préférerait que les Témoins ne sachent pas comment la date 607 av. J.-C s'est en réalité imposée dans la doctrine des Témoins de Jéhovah. Voir le livre "la Société Watchtower et la Chronologie Absolue" par Karl Burganger, 1981, pour plus d'information.
     
    Le Temps des Gentils est-il de sept temps et de 2520 années ?
     
    Il n'y a aucune preuve concluante que les sept temps de Daniel 4 s'appliquent à d'autres événements que ceux liés à la folie de Nebuchadnezzar. Il n'y a aucune preuve que la référence "aux temps des nations" de Luc 21:24 s'applique à ces sept temps. L'affirmation que les sept temps se réfèrent en réalité à sept périodes de 360 années chacune exige une longue chaîne de raisonnements bancals, tirant des textes bibliques de ci et de là, sans justificatif probant. La Société ainsi que d'autres ont fait beaucoup d"effort pour réunir dans une chronologie unifiée sur la base du principe d'un jour pour une année les divers chiffres mentionnés dans la Bible : 1260 jours, 1290 jours, 1335 jours, 2300 jours, trois temps et demi, etc. Toutes ces théories ont été abandonnées pour la simple raison qu'elles se sont révélées fausses. Toutes les prédictions basées sur ce genre de calcul ont échoués.
     
    Certains versets des Saintes Ecritures indiquent que Jésus a été intronisé peu de temps après sa résurrection en 33 ans de notre ère, pas en 1914. "À celui qui vainc je lui accorderai de s'asseoir avec moi sur mon trône, comme j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône." (Actes 3:21) "il [Jéhovah] l'a relevé d'entre les morts et l'a assis à sa droite dans les lieux célestes, bien au-dessus de tout gouvernement, autorité, pouvoir et seigneurie." (Eph. 1:20, 21) "Toute autorité m'a été donné dans le ciel et sur la terre." (Mat. 28:18) Comment, alors, peut-il être tenu que "Jérusalem," interprétée comme signifiant le Royaume de Dieu, a été foulée aux pieds par les Païens jusqu'en 1914 ? La Société n'a jamais expliqué d'une manière satisfaisante comment le piétinement de Jérusalem par les Païens s'est arrêté en 1914.
     
    Est-ce que le terme parousia employé en Mat. 24:3 signifient "présence" ou "venue" ?
     
    Matthieu 24:3 a été l'objet de beaucoup de discussion parmi les exégètes Bibliques. Les disciples ont demandé à Jésus (Traduction du Monde Nouveau): 
    Quand ces choses auront-elles lieu et quel sera le signe de ta présence et de la conclusion du système de choses ?
     
    Le mot "présence" est traduit du grec parousia et est d'habitude traduit par "venue". La compréhension habituelle est donc que "le signe" précéderait ou accompagnerait l'arrivée du Christ. La traduction interlinéaire Emphatic Diaglott a traduit parousia par "présence", en 1870 et la Société en a déduit que cela se rapportait à "une présence invisible". [4] si cette traduction de parousia est correcte, les disciples n'ont pas demandé un signe précédent ou accompagnant l'arrivée du Christ, mais un signe qui suivrait son arrivée et marquerait sa présence (invisible). Parousia signifie-t-il alors vraiment "présence ?"
     
    Parousia a la signification littérale de "présence" ou "d'être à côté,", mais a aussi comme signification secondaire "arrivée" ou "l'arrivée" et il a comme signification technique "la visite d'un dirigeant." Le Dictionnaire Théologique du Nouveau Testament, édité par G. Kittel et G. Friedrich, consacre quatorze pages sur le mot parousia, treize d'entre-elles "à l'Utilisation Technique du Terme." Il présente des arguments probants pour que parousia, lorsqu'il est employé en rapport avec la seconde venue du Christ, soit traduit dans un sens technique.
     
    L'ensemble des traducteurs de la Bible ne soutiennent pas la traduction du mot parousia par "présence". Dans toutes les traductions en dehors de quelques-unes, ils rendent ce mot par "venue", "apparition", "advent", ou par des termes similaires. Ils le font malgré le fait, que tous reconnaissent que "présence" est la première signification. Pourquoi ? Est-il logique de croire que tant d'experts de la langue originale des Saintes Ecritures grecques ont d'une façon ou d'une autre échoué à saisir le vrai sens de parousia ?
     
    Les premiers traducteurs, proches du 1e siècle de notre ère, ont commencé leur travail alors que le grec koine était toujours une langue vivante. Dans presque chaque verset liant parousia à l'arrivée du Christ ils le rendent sous une forme évoquant "la venue" ou "l'apparition". Par exemple la traduction latine, la Vulgate ainsi que des traductions latines plus anciennes ont employé le mot adventus (littéralement "la venue" ) dont le mot anglais "advent" est tiré. Ils l'ont traduit ainsi bien que la première signification de parousia soit "présence." Pendant des siècles, le motif de cette traduction est resté un mystère, jusqu'à ce que des fouilles au début du siècle aient mis à jour des centaines de milliers d'inscriptions et de textes qui ont révolutionné la compréhension du grec koine. Par exemple, on a constaté que la Bible a été écrite dans la langue du peuple.
     
    Le mot parousia a révélé toute sa signification comme par exemple dans le travail du Professeur Adolf Deissmann en 1908, Light from the East , l'article sur le mot parousia commence avec l'explication suivante :
     
    Une nouvelle fois une des idées centrales de la plus vieille forme d'adoration Chrétienne reçoit plus de lumière des nouveaux textes, viz. parousia [parousia], ' l'apparition, l'arrivée, ' un mot exprimant les espoirs les plus ardents de St Paul. Nous pouvons maintenant dire que la meilleure interprétation de l'espoir Chrétien Primitif sur la Parousia est le vieux texte de l'Apparition, ' Contemplez, votre Roi vient. ' [Matthieu 21:5].Du début de la période Ptolemaique jusqu'au deuxième siècle de notre ère, nous sommes capables de suivre ce mot dans les régions de l'est comme une expression technique désignant l'arrivée ou la visite du roi ou de l'empereur.
     
    Ainsi il y a un consensus général parmi les chercheurs modernes pour que parousia dans les Saintes Ecritures grecques, quand il est utilisé pour désigner la seconde arrivée du Christ, soit employé dans le sens technique d'une visite royale. Une telle visite aboutit bien sûr à une présence, mais l'accent est mis sur l'arrivée. 
    La Société a donné plusieurs explications sur les raisons qui la poussait à rendre systématiquement parousia par "présence". Après avoir reconnu les points expliqués ci-dessus à propos de la signification technique de parousia, la Traduction Interlinéaire du Royaume (Kit), 1969, déclare :
     
    Cependant, cela ne nie pas ou réfute que dans les Saintes Ecritures grecques Chrétiennes ce mot a la signification de présence quand il est employé en relation avec Jésus Christ ou d'autres. Pour savoir ce qu'un mot signifie le contexte des Ecritures est plus décisif que l'utilisation de papyrus externes pour traduire ce mot d'une façon technique.
     
    Malheureusement l'argument n'est pas développé et aucun exemple n'est donné pour expliquer en quoi le contexte prouve cela.
     
    Il est fourni un article plus récent sur parousia dans la Traduction du Monde Nouveau des Saintes Ecritures avec Références, 1984 pp. 1576-7 (l'Annexe 5b-Anglais), qui commence en citant quatre traductions de la Bible qui rendent parousia par "présence" en Mat. 24:3. Cependant, les trois premières ont été publiées avant les découvertes de Deissmann et ses collègues et la quatrième n'est autre que la Traduction du Monde Nouveau. L'ouvrage de référence principal cité, la Parousie de Israel P. Warren, date de 1879.
     
    Plusieurs lexiques grecs modernes sont mentionnés, qui tous donnent "présence" comme étant la signification première de parousia. Mais il n'est pas dit aux lecteurs que ces mêmes lexiques soulignent que ce mot est employé dans son sens technique quand les Ecritures grecques se réfèrent à la parousia du Christ. Le TDNT (le Dictionnaire Théologique du Nouveau Testament) qui consacre plus de 13 pages sur 14 à ce sujet, explique la raison de cette utilisation.
     
    Le livre Perspicacité, Vol. 2, p. 676 (anglais), se réfère au Vine’s Expository Dictionary of Old and New Testament Words pour soutenir la traduction de parousia par présence. Même si ce dictionnaire est en général un excellent ouvrage de référence, W. E. Vines était membre d'une branche des Frères de Plymouth et était un des partisan les plus zélé de la doctrine "de l'enlèvement secret de l'Eglise" . C'est apparemment la raison pour laquelle il a donné à la définition de parousia le sens qui soutenait ses idées théologiques, mais cela provoqua plusieurs conflits entre lui et les autres chercheurs bibliques.
     
    La Traduction Interlinéaire du Royaume a déclaré comme nous l'avons plus haut qu'il faut examiner le contexte d'un mot dans les Saintes Ecritures pour en comprendre sa signification correcte. Que nous montre le contexte de Mat. 24:3 ?
     
    En premier lieu, il ne peut être nié que la seconde venue du Christ est "la visite d'un roi." Que les disciples aient employé le mot parousia dans son sens technique est clairement indiqué par Matthieu 24 dans son ensemble. La Société l'admet elle-même dans son livre le Royaume de Dieu de Mille Ans s'Est Approché (1973-Anglais) aux pages 168-9. Les disciples ont-ils pensé à une présence invisible et ont-ils voulu en connaître le signe, en Matthieu 24:3 ? La Tour de Garde du 15 janvier 1974 (Anglais) , donne la réponse à la page 50 :
     
    Quand ils ont demandé à Jésus, "quel sera le signe de ta présence ?" Ils n'ont pas su que sa présence future serait invisible. (Mat. 24:3) Même après sa résurrection ils ont demandé : "Seigneur, est-ce le temps ou tu rétablis le royaume d'Israël ?" (Actes 1:6) Ils cherchaient un rétablissement visible.
     
    Maintenant, s'ils ont pensé que la présence future de Jésus serait visible, pourquoi auraient-ils demandé un signe qui prouverait la présence invisible de Jésus ? Sa présence visible ne serait-il pas un signe assez visible? Il est plus logique de penser qu'ils ont voulu connaître le signe accompagnant ou précédant son arrivée, comme cela est confirmé par la façon dont Jésus a répondu à leur question. Après avoir mentionné des guerres, des famines , des tremblements de terre, puis la grande tribulation et sa venue dans les nuées, il déclare :
     
    Maintenant apprenez du figuier l'illustration de ce point : Aussitôt que sa jeune branche devient tendre et qu'apparaissent les premières feuilles, vous savez que l'été est proche. (Mat. 24:32)
     
    Noter qu'il n'a pas dit : "aussitôt que sa jeune branche devient tendre et qu'apparaissent les premières feuilles, vous savez que l'été est présent." Il continue : 
    De même aussi vous, quand vous verrez toutes ces choses, sachez qu'il est à la porte. (Mat. 24:33)
     
    "Toutes ces choses," donc, prouveraient qu'il "est à la porte," pas qu'il a déjà passé la porte et qu'il est maintenant invisiblement présent, de même que la jeune branche du figuier portant ses premières feuilles prouve que "l'été est proche," pas que l'été est présent. La comparaison est donc la suivante - l'été est proche tout comme Christ est proche. Interpreter cette illustration comme voulant dire que l'été est présent n'a aucun sens , toute l'illustration tourne autour du fait que l'été n'est pas encore là. Évidemment "toutes ces choses" mentionnées par Jésus précéderaient son arrivée, et non pas la suivraient. Ce point donne une perspective très différente sur le reste de Matthieu 24, passage sur lequel la Société se base toujours . Il doit aussi être gardé à l'esprit qu'aucun des événements visibles que C. T. Russell avait prévus avant 1914 ne s'est en réalité produit.
     
    Que ce que nous développons ici est sûrement la bonne compréhension de ce passage des Ecritures peut être vérifié par la façon dont Marc 13 rend la question des disciples à Jésus. La question en rapport avec "le signe" ne se réfère qu'à la seule destruction du temple. Il est impossible de supposer qu'ils avaient besoin d'un quelconque "signe" pour être convaincus que le temple était détruit ou que sa destruction avait eu lieu. Ils ont plutôt voulu des indications sur ce qui allait se produire avant cet événement. The New English Bible montre clairement cela dans la façon dont elle rend Marc 13:4 :
     
    ' Dis-nous, ' ont-ils déclaré' quand cela arrivera-t-il ? Quel sera le signe du moment où l'accomplissement de tout ceci sera proche ? '
     
    La Traduction du Monde Nouveau rend Matthieu 24:37-39 ainsi :
     
    Car comme les jours de Noé, ainsi sera la présence du Fils de l'homme.... ils ne prétèrent pas attention jusqu'au moment où le Déluge estt venu et les a balayés tous, ainsi sera la présence du Fils de l'homme.
     
    La Traduction du Monde Nouveau avec Références, dans son Annexe 5b, p. 1576, (anglais) déclare:
     
    Par la comparaison de la parousia du Fils de l'homme avec "les jours de Noé," en Mt 24:37-39, il est évident, que ce mot signifie " présence ." 
    Ce n'est pas vraiment évident. Au contraire, Jésus ne compare pas la parousia avec la période précédant le Déluge, mais avec l'arrivée soudain du Déluge. Notez comment la Nouvelle Version Standard américaine rend ces versets :
     
    la venue du Fils de l'Homme sera comme les jours de Noé .... ils n'ont pas compris avant que le Déluge n'arrive et les a tous emporté; ainsi sera l'arrivée du Fils de l'Homme.
     
    L'arrivée du Fils de l'Homme est mise en parallèle avec l'arrivée du Déluge. Tout Comme le Déluge, son arrivée sera un événement révolutionnaire, une intervention divine qui incontestablement changera immédiatement la situation de toute l'humanité. De même qu'aux jours de Noé, les hommes ont été pris au dépourvu en plein milieu de leurs occupations quotidiennes, ainsi en sera-t-il aussi au "jour où le Fils de l'homme doit être révélé." (Comparez Luc 17:30 et Mat. 24:39)
     
    D'autres passages de la Bible indiquent que sa parousia viendra sans avertissement. Les versets après Matthieu 24:37-39 montrent cela très clairement : 
    Alors deux hommes seront aux champs : l'un sera pris, l'autre abandonné; deux femmes travailleront au moulin : l'une sera prise et l'autre abandonnée.
     
    Les événements sont clairement dépeints comme arrivant soudainement et sans avertissement. Comment pourraient-ils être logiquement appliqués à une période qui dure déjà depuis presque quatre-vingts années ?
     
    Dans certaines paraboles Jésus a souligné la necessité pour ses serviteurs d'être en alerte et sur leur garde et il présente ses paraboles dans le contexte du retour d'un maître à sa maison. L'arrivée du maître est ce qu'il décrit, pas une quelconque présence invisible. Ce n'est pas comme si le maître était dans les parages et transmettait invisiblement un jugement sur ses domestiques. Au contraire, le retour du maître, sûrement inattendu, est évident pour tous ses domestiques, fidèles comme infidèles. Son arrivée et son jugement ne sont pas invisibles, mais de façon ouverte.
     
    En ce qui concerne "le signe composé" que la Société déclaré existé en Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21 ? Ces signes incluent des guerres mondiales, des famines, des pestes, des tremblements de terre et l'anarchie généralisée. L'avis de beaucoup de commentateurs de la Bible est aujourd'hui bien récapitulé par plusieurs déclarations des premières Tours de Garde. La plupart des témoins de Jéhovah seraient étonnés de savoir que C. T. Russell avait un avis complètement opposé à ce que l'organisation affirme aujourd'hui.
     
    La Tour de Garde de mars 1884 incluait la question d'un lecteur et la réponse de Russell :
     
    Est-ce que Mat. 24:6 qui parle "de Guerres et de rumeurs de guerres" est un signe de la fin de l'Âge de l'Évangile ?
     
    Réponse: Non; nous le pensons pas. Les guerres et les rumeurs de guerres ont caractérisé l'histoire de la terre, avec une fréquence variable, depuis la chute de l'homme. Mais les Saintes Ecritures nous assurent que le temps de la fin de l'Âge de l'Évangile, ou la fin de la domination "du prince de ce monde," témoignera d'une guerre plus générale et répandue que nous avions connu alors, impliquant tous les pouvoirs de la terre ....
     
    Ainsi les famines, les pestes et les tremblements de terre ne doivent pas être particulièrement considérés comme des signes de la fin. Quoiqu'ils soient sans aucun doute fréquents et peut-être encore plus dans les temps de la fin, tout comme les guerres ils font partie de la politique de Satan depuis le début. 
    Un article de la Tour de Garde de Septembre 1884, écrit par H. Grattan Guiness, déclare :
     
    Considérons maintenant le sujet des signes des temps. Beaucoup de remarques sur ce sujet sont faites qui trahissent une volonté de comprendre la nature des signes qui sont selon les Saintes Ecritures indiqueraient "les temps de la fin." Une lecture négligente du discours prophétique de notre Seigneur sur le Mont des Oliviers semble être la cause de ce malentendu. Ses prédictions sur les guerres et les rumeurs de guerres, les famines, les pestes et les tremblements de terre, sont citées comme si de tel choses devaient être les signes de la fin de cet âge. Une attention plus précise sur l'ordre de ses déclarations montre immédiatement que, c'est loin d'être le cas, en fait il mentionne ceux-ci comme des événements caractéristiques et communs du complet intervalle précédent son arrivée. Les guerres et les désastres, la persécution et l'apostasie, le martyr, la trahison, l'iniquité, la prédication de l'Évangile, la chute de Jérusalem, le grand tourment d'Israël, qui, comme nous le savons dure depuis 1,800 ans; sont toutes des choses devant se produire pendant cet intervalle, et ne sont pas des signes de la proximité immédiate de la deuxième apparition du Seigneur. Comment des choses si communes, et constantes pourraient être des signes d'une crise rare et unique ? Quoi de plus commun durant toutes les époques que les guerres et les rumeurs de guerres, les famines, les pestes et les tremblements de terre ? Ceux-ci, marquant le court des temps, ne peuvent pas en indiquer la fin ....
     
    .... Non, il n'y avait rien de spécial pour alerter les personnes d'avant le Déluge avant que Noé ne soit entré dans l'arche; rien de spécial pour faire sursauter les hommes de Sodome jusqu'au moment où le feu du ciel est tombé; et comme comme il en était à cette époque, il en sera ainsi de celle-là. Tout continue de manière habituelle, aucun signe pour attirer l'attention du monde. "Aucun des méchant ne comprendra" le véritable état des choses, seulement "le sage" éclairé par le parole prophétique comprendra.
     
    Il est clair que si de tels signes sont capables d'interprétations si flexibles et permettent des applications si différentes que la Société Watchtower et d'autres ont donné, certainement ils ne peuvent pas être employés pour prouver que Christ est invisiblement présent depuis 1914 et que "le temps de la fin" a commencé à ce moment.
     
    Conclusions
     
    Toutes les preuves présentées dans cet essai sont suffisantes pour démontrer que les interprétations de la Société Watchtower sont en conflit tant avec la Bible qu'avec les faits historiques. Si les preuves historiques que Jérusalem est tombé en 587 av. J.-C, a lieu de 607 av J.C comme le prétend la Société contredisait des déclarations claires de la Bible, le choix serait difficile. Mais les contradictions sont dans l'interprétation de la Société de parties de la Bible, qui leur donne une autre signification que ce que la Bible donne elle-même. Les incertitudes dans les interprétations humaines sont certainement égales aux incertitudes de l'histoire antique. 
    Maintenant, tous ces arguments partiraient en fumée si, comme la Tour de Garde du 1 novembre 1986 (anglais) a dit, à la page. 6 :
     
    Quand "les Sept Temps" Finissent-ils vraiment ?
     
    Certaines personnes soutiennent que même si "les sept temps" sont prophétiques et même s'ils durent 2,520 années, les Témoins de Jéhovah se trompent sur 1914 parce qu'ils emploient un mauvais point de départ. Jérusalem, prétendent-ils, a été détruite en 587/6 B.C.E., et pas en 607 B.C.E. Si cela était vrai, cela déplacerait le début "du temps de la fin" d'environ 20 années. Cependant, en 1981 les Témoins de Jéhovah ont publié des preuves convaincantes à l'appui de la date 607. ("Que ton Royaume Vienne," pages 127-40, Anglais) De plus, ceux qui veulent priver 1914 de sa signification Biblique peuvent-ils pour 1934 - ou pour toute autre année - prouvés que cette année a eu un impact plus profond, plus spectaculaire sur l'histoire du monde que 1914 l'a fait ?
     
    La réponse à la question de la Société est un Oui définitif. Beaucoup d'historiens déclarent que l'année de la Révolution française, ou d'autres années, sont plus significatives que 1914 dans l'histoire du monde. Une étude détaillée des affirmations de la Société en ce qui concerne les tremblements de terre, les pestes, les famines et les autres particularités "du signe composé" montre que le 20ème siècle n'est pas plus mauvais et dans certains cas bien meilleur, que les siècles précédents. Par exemple, l'historien Barbara Tuchman, dans son livre A Distant Mirror, montre comment le 14ème siècle était semblable par beaucoup de façons au 20ème siècle et dans certains cas beaucoup plus mauvais. La peste noire, par exemple, a tué environ un tiers de la population mondiale. Rien de celà n'est encore arrivé au 20ème siècle.
     
    La preuve formelle que "le signe composé" est un mythe vient du fait que le 20ème siècle a vu une fabuleurs explosion démographique. Si les famines, les pestes et les guerres avaient tué les hommes dans les proportions qu'elles ont générées avant le 20ème siècle nous n'aurions pas un problème de population aujourd'hui. C'est justement ces choses qui avant le 20ème siècle ont empêché l'explosion démographique d'arriver plus tôt. La population mondiale était la même en l'an mil et à l'époque du Christ.
     
    Pour ce qui est des tremblements de terre, une recherche sur les données des tremblements de terre mondiaux débutant en 2100 av. J.-C, effectuée par le U.S. Geological Survey’s Earthquake Data Base System, montre que le 20ème siècle est à peu près le même que les autres siècles en terme de nombres de tremblements de terre par an et en terme de nombre de personnes tuées par an. En fait les deux décennies avant 1914 ont eu deux fois plus de tremblements de terre de magnitude 8 plus que n'importe quelle décennie depuis. Les chiffres de la Société sont basés sur des données incomplètes et sur une mauvaise utilisation des statistiques. En lisant entre les lignes de certaines Tour de Garde postérieures, il est clair que la Société est consciente de tout cela, mais elle n'a d'autre choix, que de continuer à affirmer ce qu'elle fait depuis les années 1920.
     
    Comme indiqué ci-dessus, une analyse détaillée des affirmation de la Watchtower comme quoi "en 1981 les Témoins de Jéhovah ont publié des preuves convaincantes à l'appui de la date 607" dans le livre Que ton Royaume Vienne, montrent que c'est tout à fait faux. Le livre ignore ou déforme beaucoup de preuves, et déclare sans conviction :
     
    .... même si les données découvertes sont précises, elles pourraient être mal interprétées par les savants modernes ou être incomplètes de façon à ce que les informations pas encore découvertes puissent résolument changer la chronologie de la période.
     
    Clairement, la Société se rend compte qu'il n'y a aucune preuve historique soutenant la date 607. Une chronologie basée sur "des informations non encore découvertes," mais démolies par les information actuelles, n'a aucune fondation. Toutes les idées fausses peuvent ainsi être conservées sur le même principe. Une foi fondée sur de telles idées n'est pas basée sur "la claire démonstration des faits que pourtant l'on ne voit pas" mais sur une crédulité aveugle.
     
    Cela doit être inacceptable pour des personnes honnêtes. Ce serait même encore plus mauvais pour eux de sciemment en désinformer d'autres. Le livre de 1974 Tout finit-il avec cette Vie Tous ?, à la page 46, ajoute :
     
    Maintenant que vous connaissez ces choses, que ferez-vous ? Il est évident que le vrai Dieu, qui est le "Dieu de vérité" et qui déteste le mensonge, ne regardera pas avec faveur les personnes qui s'accrochent à des organisations qui enseignent le mensonge. (Psaume 31:5; proverbes 6:16-19; révélation 21:8) Et, vraiment, voudriez-vous être associés à une religion qui n'a pas été honnête avec vous ?
     
    Pour un examen plus approfondi de ces questions, voir le Temps des Gentils Reconsidérés par Carl Olof Jonsson.
     
    Par Alain Feuerbacher


    _________________________________________________________________________________________________________
    -
    « L’erreur va de pair avec l’oppressionLa vérité et la liberté ne craignent pas l’investigation. Ce sont des dons divinsc’est pourquoi toute organisation hostile à la liberté agit contre Dieu. Réveillez-vous! 1961 »

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    Mikaël Malik
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    L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower - Page 5 Empty Re: L'imposture 1914 et les dates falsifiées de la Watchtower

    Message  Mikaël Malik Sam 18 Mar - 18:19

    LISTE DE PRÉDICTIONS DE FIN DU MONDE


    L'historien Luc Mary a répertorié 183 prédictions de la fin du monde depuis la chute de l'Empire Romain (peur de l'an mille, prédictions millénaristes, etc.)1.
     
    Voici une liste de prédictions de la fin du monde les plus notoires depuis le milieu du XIXème siècle.
    [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

    Un panneau publicitaire aux États-Unis annonçant la première étape de la fin du monde le 21 mai 2011. Il y est écrit : « La Bible le garantit ! »
    [th]Date annoncée de fin du monde[/th][th] Événements  prophétisés[/th][th]Lieu d'où la prophétie est donnée[/th][th]      Nom du        prophète/mouvement religieux[/th][th] Source[/th]
    21 mars 1843 et
    23 mars 1844
    Fin du mondeÉtats-UnisWilliam Miller, Adventiste2
    1874Fin du mondeÉtats-UnisCharles Taze Russell, Étudiants de la Bible3
    1878Fin du mondeÉtats-UnisCharles Taze Russell, Étudiants de la Bible3
    1881Enlèvement des saints au cielÉtats-UnisCharles Taze Russell, Étudiants de la Bible4
    1890Retour du ChristÉtats-UnisJoseph Smith5
    1914Destruction complète des gouvernements et des religionsÉtats-UnisCharles Taze Russell, Étudiants de la Bible6,7
    1918Destruction des religionsÉtats-UnisJoseph Franklin Rutherford, Étudiants de la Bible8
    1920Anarchie généraleÉtats-UnisJoseph Franklin Rutherford, Étudiants de la Bible9
    1925Résurrection de personnages bibliquesÉtats-UnisJoseph Franklin Rutherford, Étudiants de la Bible10
    1942ArmageddonÉtats-UnisTémoins de Jéhovah11
    1975ArmageddonÉtats-UnisTémoins de Jéhovah12
    Avant 199413ArmageddonÉtats-UnisTémoins de Jéhovah14
    19 février 1979Fin du mondeCanadaRoch "Moïse" Thériault15
    Avant le 1er janvier 1980Apocalypse bibliqueFranceL'Alliance universelle16
    22 juin 1989, Été
    1995
    Cataclysme millénaristeFranceLe Grand Logis (ex Logis de Dieu)17
    28 octobre 1992Apocalypse bibliqueCoréeLee Jang Rim, Dami Mission6
    14, puis 23
    novembre 1993
    ApocalypseUkraineFraternité Blanche Universelle6
    1993Apocalypse biblique ?Famille (ex-Enfants de Dieu)17
    1995Apocalypse bibliqueÉtats-UnisDavidiens6
    1996Extraterrestres détruisant la Terre par coups de laserÉtats-UnisSheldon Nidle6
    1997Guerre mondialeJaponSūkyō Mahikari17
    31 mai, 14 et 21 juin, 9 et 20
    septembre 1998
    Apocalypse biblique, dans ses "Rapture predictions" ?Marylin J. Agee6
    Fin 1996 ou 21 ou
    29 janvier 1999
    Passage dans la Quatrième dimension, dû à l'inversion du courant de l'énergie ?Énergie humaine universelle (HUE) - Spiritual human yoga (SHY)18
    Juillet 1999CataclysmeFranceAssociation rose-croix (ARC)17
    1997, 1999 ou 2001Armageddon, dont seuls les disciples du mouvement seraient épargnésJaponAum Shinrikyo19
    Août 1999Modifications climatiques et invasions extraterrestres ?Asrama17
    11 septembre 1999Boule de feu explosant la Terre ?Kabbale6
    Fin 1999Cataclysme millénaristeFranceRévélation de la 7e heure17
    1er janvier 2000Bug de l'an 2000 : Le monde de l'informatique est atteint d'un dysfonctionnement sans précédant qui provoque une fin du monde apocalyptique.États-UnisPeter de Jaeger 
    1er janvier 2000Destruction du monde par SatanÉtats-UnisMilton William Cooper6
    2000, originellement « imminent »Cataclysme nucléaire détruisant les États-Unis et la majeure partie de l'Europe (prophétie faite durant la guerre froide), guerre civile en IndeIndeUniversité spirituelle des Brahma-Kumaris20,21
    2000Cataclysme et venue d'extraterrestresFranceSiderella (ex-Iso-Zen)17
    2000Choc avec planèteFranceCentre d'études gnostiques17
    Avril et fin 2000Apocalypse nucléaire à la suite de bombardements effectués par les RussesFranceAmis de la croix glorieuse de Dozulé22
    5 mai 2000Tremblements de terre, changements climatiques, fonte des glaces submergeant les continents, émissions de gaz mortels dus au déplacement du pôle sud de l'axe de la TerreÉtats-UnisRichard Noone6,23
    Entre le 30 octobre
    et le 29 novembre
    2003
    Cataclysme nucléaireJaponAum Shinrikyo6
    2006Cataclysme nucléaireFranceGroupe de Kerdanvé (issu des Cercles Gurdjieff)17
    Avant le 12
    septembre 2006
    Guerre nucléaireKenyaMaison de Yahvé24
    10 septembre 2008Trou noir, ou particules dangereuses créées par le LHCHawaïCitoyens contre le LHC25
    21 mai 2011
    (Jugement dernier) ou 21 octobre 2011
    (Apocalypse)
    Jugement dernier et ApocalypseÉtats-UnisHarold Camping26
    21 décembre 2012 (voire
    12 décembre 201227 ou encore 28 octobre 201128 ou encore 2220 selon les interprétations du calendrier maya29).
    Fin d'un cycle du compte long du calendrier maya, début d'un nouveau cycle (5e, par analogie à la légende des soleils), interprété par certains comme la fin du monde, notamment due à des « événements importants », tels que des guerres et des catastrophes naturelles.États-UnisJosé Argüelles, dans Le Facteur maya (1987),
    repris par divers courants New Age dont les sectes millénaristes après laconvergence harmonique de 1987.
    30
    22 février 2013Fin spirituelle du mondeCamerounFédération interreligieuse et internationale pour
    la paix mondiale; Révérend Moon.
    31
    Entre le 22 et 28
    septembre 2015
    Astéroïde géant qui percuterait la Terre.États-UnisEfrain Rodriguez32
    2020Armageddon et combat entre Jésus et la trinité maléfique constituée de Satan, de l'Antéchrist et du Faux Prophète.États-UnisJeane Dixon33
    2060Fin du monde selon des calculs réalisés par Isaac Newton à partir de la Bible.Royaume-UniIsaac Newton34

    Autres prédictions de la fin du monde

    • Joachim de Flore (1130-1202), moine cistercien et théologien catholique. Annonce la fin du monde pour 1260.

    • Eglise Catholique : l'An Mil. Date contestée mais affirmée par plusieurs écrits dont un écrit d'un moine du xie siècle, Raoul le Glab, ou le recueil de Marculf datant du viie siècle par exemple. Il y a également eu vers 998 Abbon de Fleury qui écrivit dans Plaidoyer aux rois Hugues et Robert : « On m'a appris que dans l'année 994, des prêtres dans Paris annonçaient la fin du monde. Ce sont des fous. Il n'y a qu'à ouvrir le texte sacré, la Bible, pour voir qu'on ne saura ni le jour ni l'heure. »


    Notes et références

    Bibliographie

    • Raymond Franz, Crise de Conscience, Bruderdienst Missionsverl.,‎ 2003 (ISBN 9783000189111) 


    • Archives de la haute vienne : http://www.archives-hautevienne.com/actualites/iframe_article_detail.php4?idArticle=281


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    « L’erreur va de pair avec l’oppressionLa vérité et la liberté ne craignent pas l’investigation. Ce sont des dons divinsc’est pourquoi toute organisation hostile à la liberté agit contre Dieu. Réveillez-vous! 1961 »

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