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La Tour de Babel :: l'origine de l'empire mondial des religions

    Matthieu 28:19... Une interpolation !

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    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Empty Matthieu 28:19... Une interpolation !

    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:06

    Rappel du premier message :

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    Matthieu 28:19... Une interpolation !


    Matthieu 28:19

    Selon Boismard (A l’aube du christianisme), la formule "Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit" ne remonterait pas au Christ.

    Il cite une étude qui montre qu’Eusèbe de Césarée (mort en 339) connaissait deux versions de ce texte. Le texte classique apparaîtrait dans ses œuvres les plus tardives. 17 fois il le citerait sous la forme : "Etant partis, de toutes les nations faites des disciples en mon nom" (notamment Démonstration évangélique, III, 6). Le témoignage d’Eusèbe serait soutenu par celui de Justin dans son Dialogue avec Tryphon composé vers 150. Il écrit : "… certains ayant été fait disciples par le nom de son Christ…". Enfin, il voit un bon parallèle chez Luc 24:47 : "et que soit prêché en son nom le repentir en vue de la rémission des péchés à toutes les nations". 

    "Joseph Ratzinger (Introduction à la Chrétienté, p. 50, 51, 53), le pape Benoît XVI, a écrit que le texte a été modifié au 2e ou 3e siècle par Rome.."

    Il est à noter que ces paroles sont prononcées devant les 11 comme celles de Matthieu 28:19.

    Dans le livre des Actes, tous les baptêmes se font au nom du Seigneur Jésus Christ.

    Actes 2 : 38
    Et Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.

    Actes 8 : 16
    Car il n'était encore descendu sur aucun d'eux; mais ils avaient été seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus.

    Actes 10 : 48
    Et il commanda qu'on les baptisât au nom du Seigneur. Alors ils le prièrent de demeurer quelques jours avec eux.

    Actes 19 : 5
    Ce qu'ayant entendu, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus.


    Note. Aucun apôtre n'a cité une seule fois lors du baptême cette phrase "au nom du père, du fils et du Saint-Esprit" quand il Baptisait les nouveaux convertis.



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    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:27

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    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 S1j8
    Le Dr. Karlheinz Deschner a écrit "

    Jésus ne connaissait aucune Trinité. L’ordre de baptême mis dans la bouche du ‹Ressuscité› par Matthieu, de baptiser ‹au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit›, est caractérisé unanimement par une profonde étude critique comme falsification.



    L’ORDRE DE BAPTEME

    Lors d’un ordre, d’une commission, il est très important d’écouter exactement, afin de comprendre correctement celui qui donne l’ordre. Il est avantageux pour cela d’entendre la commission directement de la bouche de celui qui donne l’ordre s’il y a une troisième bouche, déjà quelques propres pensées peuvent y être mélangées. Le mot clé est aussi toujours d’une grande importance. Dans l’ordre de baptême le "Nom" est le cœur de l’ordre — car il doit être baptisé  AU NOM. 

    Comme la pratique trinitaire du baptême est reliée directement à l’enseignement de ce que l’on appelle "les Personnes divines", il nous faut entrer ici brièvement sur ce sujet. Dans plusieurs publications, non seulement la manière de pratiquer généralement le baptême jusqu’à aujourd’hui est critiquée, mais l’ordre du baptême trinitaire formulé dans Matthieu 28.19, est mise en doute. Le Dr. Karlheinz. Deschner écrit: "Jésus ne connaissait aucune Trinité. L’ordre de baptême mis dans la bouche du ‹Ressuscité› par Matthieu, de baptiser ‹au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit›, est caractérisé unanimement par une profonde étude critique comme falsification" (Abermals krähte der Hahn). Le plus grand nombre des historiens de l’Eglise faisant des recherches approfondies, attribuent cette formulation aux hommes d’Eglise trinitaires. 

    Comme cela est généralement connu, les évangiles et les épîtres des apôtres furent écrits en premier lieu de façon prédominante en Hébreux et en Araméen, et ils furent mis en circulation dans les Eglises locales judéo-chrétiennes.

    Leur première récapitulation en tant que canon dans le Nouveau Testament grec, était déjà l’œuvre d’hommes venus du paganisme et enclins à la représentation d’une Trinité. 

    En le lisant, ce fait est frappant et peut se ressentir. Dans plusieurs traductions il existe encore une adjonction dans 1 Jean 5.7. La Bible de Luther (Edition 1968) dit dans la note explicative: "Les autres paroles des versets 7 et 8 qui se trouvent dans les précédentes éditions de la Bible: ‹Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois sont un› ne se trouvent pas plus dans le texte manuscrit grec que dans la propre traduction de Luther". 


    Dans le "Novum Testamentum Graece et Latine" de Nestle, dans une note explicative, la version originelle de Matthieu 28.19 nous est rendue comme le père de l’Eglise Eusebius l’a retenue: "En to onomati mou" = "en dedans de Mon Nom".

    La même remarque est faite dans le "Greek New Testament", Seconde édition, 1954, London, Bible House. L’ordre de baptême exprimé de cette façon: "…les baptisant en dedans de Mon Nom" aurait évité dès le commencement toute erreur, et aurait exclu toute interprétation ultérieure. 

    Toutefois Matthieu 28:19 peut rester tel qu’il est, car nous savons que "Père, Fils et Saint-Esprit" ne sont pas des noms mais bien des désignations, et que le croyant devrait être baptisé pour le Nom, respectivement dans le Nom (singulier), c’est-à-dire dans le Nom d’alliance du Nouveau Testament, dans Lequel Dieu en tant 

    que Père s’est révélé dans le Fils et par le Saint-Esprit. Il s’exprime ainsi: Seigneur Jésus Christ. Cela demeure ainsi comme convenu: "En to onomati mou" = "en dedans de Mon Nom". 

    Il est tout autant incompréhensible que le Nom d’alliance du Nouveau Testament si significatif, le Nom de notre "Seigneur", dans Lequel se trouve tout le salut, à savoir Yahshua = "Yahweh-Sauveur" ait pu être grécisé en "Jésus".

    La connaissance de la signification réelle a été de cette manière perdue, c’est-à-dire que "Yahweh" de l’Ancien Testament est "Yahshua" du Nouveau Testament. Nous pouvons être reconnaissants à Dieu qu’Il respecte le Nom tel qu’il est prononcé dans chaque langue, car Il sait à qui nous pensons. Pour Dieu les Noms et les désignations sont importants, parce qu’au travers d’eux s’exprime toujours plus clairement de quoi il s’agit réellement. Dans Esaïe 7.14 et 9.5, il nous est dit que le Fils, dont la naissance nous est annoncée, doit être Emmanuel, c’est-à-dire "Dieu avec nous". C’est sur Lui, qui est né comme un enfant et nous a été donné comme un Fils, que repose la domination. En Son Nom tout est inclus: Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. Dieu a cependant permis le malentendu, afin que du commencement à la fin seuls les Siens en aient la révélation. 

    Dans le baptême les rachetés sont associés et consacrés au Rédempteur qui les a rachetés à un si grand prix. Le Rédempteur a un Nom. Il s’agit de ce Nom-là. Il faut aussi qu’Il soit invoqué pour le salut de l’âme, car il est écrit: "Et il arrivera que quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé" (Actes 2.21, et autres). Le mot hébreux "yasha" est rendu par notre "délivra" (Ex. 14.30 — Note de la Bible Scofield, p. 91.). Dans la vie de la foi tout a lieu en ce Nom: salut, guérison, et ainsi de suite. En Son Nom, c’est-à-dire au Nom de Jésus (Yahshua), tout genoux pliera finalement et toute langue Le confessera comme Seigneur (Phil. 2.9-11). En Son Nom les démons étaient soumis aux soixante-dix que le Seigneur avait envoyés (Luc 10.17). Le Seigneur ressuscité dit dans son ordre de mission: "…en mon nom ils chasseront les démons…" (Marc 16.17). En Son Nom doivent être prêchés à toutes les nations la repentance et le pardon des péchés (Luc 24.47, et autres). Egalement lors du baptême il s’agit du Nom, dont Pierre dit qu’il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés (Actes 4.10-12). 

    Le Fils est venu au Nom du Père (Jean 5.43a) et par Son baptême il a accompli toute justice (Mat. 3.15). Celui qui ne Le reçoit pas en invoquant Son Nom, recevra "l’autre", qui vient avec des titres imposants, mais toujours en son propre nom (Jean 5.43b). Dans la prière sacerdotale de Jean 17 Jésus dit: "J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde…" (v. 6), car c’est ce qui était dit à l’avance dans le Psaume 22.23: "J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation".Jésus a prié: "Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné… Et je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître…" (Jean 17.11, 26). "… qu’il a hérité d’un nom plus excellent qu’eux"(Héb. 1.4). Donc le Nom du Fils est le Nom du Père! 
    Pierre, l’homme de la première heure, auquel le Seigneur Lui-même donna les clés du Royaume des cieux, c’est-à-dire un droit d’autorité divine universel, a résolu le mystère du baptême, lorsqu’au jour de la fondation de l’Eglise du Dieu vivant, le jour de Pentecôte, il ordonna: "Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ…" (Actes 2.38). L’Eglise du Nouveau Testament est liée pour toujours à ce modèle originel. 

    Dans le Christianisme primitif et dans le temps suivant directement l’âge apostolique, seuls ceux qui étaient venus à la foi étaient baptisés, comme cela avait été commandé: "Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé" (Marc 16.16). Cela se faisait au travers d’une seule immersion, et exclusivement au Nom du Seigneur Jésus-Christ (Actes 2.38: Pierre à Jérusalem — Actes 8.16: Philippe à Samarie — Actes 19.5: Paul à Ephèse, et autres). 

    Tout d’abord cela ne se faisait pas avec une formule trinitaire, comme tous les ouvrages historiques en rendent unanimement témoignage.

    Jean-Baptiste avait prêché au peuple la repentance, et tous ceux qui se repentirent de leurs péchés se firent baptiser dans le fleuve du Jourdain (Mat. 3.1-12). Il le faisait à un endroit où il y avait beaucoup d’eau, comme le relève Jean (Jean 3.23), c’est-à-dire là où l’eau était assez profonde pour plonger complètement le baptisé. Pour cela l’eau doit parvenir au minimum jusqu’aux hanches. C’est ainsi que le Sauveur s’est fait baptiser comme exemple pour les rachetés. Il est dit de Philippe et de l’intendant, dans Actes 8.38: "… et ils descendirent tous deux à l’eau, et Philippe et l’eunuque; et Philippe le baptisa". Il n’est pas écrit: "…et que vos baptisés soient aspergés ou arrosés…". 

    L’apôtre n’a pas davantage parlé de parrain de baptême ou de confirmation. On peut remarquer que l’aspersion et l’arrosage n’ont commencé qu’après l’introduction de la formule trinitaire.

    Pas une seule fois dans l’histoire entière de l’Eglise, lors du baptême biblique au Nom du Seigneur Jésus-Christ, une seule personne n’a été aspergée ou arrosée, mais toutes ont toujours été baptisées par immersion. 

    Comme tous devraient le savoir, le baptême non biblique a été introduit seulement à l’époque de la christianisation par la force, dans l’Empire Romain.

    En effet, les peuples païens ne devinrent pas croyants à cause de la prédication de l’Evangile, mais c’est avec l’aide de la force de l’Etat, par le moyen de la triple aspersion, ou l’arrosage, qu’on en a fait des Chrétiens de nom, qu’ils aient été jeunes ou vieux, grands ou petits. On a tenté d’expliquer qu’avec cela, au travers du baptême, on leur avait offert la grâce. Cependant l’ordre biblique est le suivant: prêcher en offrant la grâce, puis par la foi accepter celle-ci et ensuite être baptisé en confirmation de l’obéissance de la foi: "Ceux donc qui reçurent sa parole, furent baptisés…"(Actes 2.41). 

    Par le baptême celui qui est baptisé témoigne que l’œuvre de grâce de Dieu s’est accomplie dans son être intérieur. On fait premièrement l’expérience du pardon des péchés, puis celle de la justification par la foi, ensuite on se fait baptiser. Le baptême signifie l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu (1 Pier. 3.21). Un "baptême de repentance", ou "un baptême de nouvelle naissance", est inconnu des Saintes Ecritures. Dieu nous a fait don du pardon par le sacrifice de Christ, par le Sang de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Par le baptême nous confirmons le pardon que nous avons expérimenté et le salut que nous avons reçu. 

    Il n’y a réellement dans la Bible pas un seul cas de baptême trinitaire par aspersion ou par arrosement qui aurait été administré! 

    Non seulement l’apôtre Paul a baptisé correctement, mais il rend lui-même témoignage de s’être fait également baptiser de la même manière: "Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort?" (Rom. 6.3). 

    Que Matthieu 28.19 soit rendu dans le texte original ou autrement une chose demeure sûre: les disciples ont compris correctement l’ordre de mission, et ils l’ont accompli pareillement.

    Si les hommes trinitaires ont transformé les mots du texte grec "En to onomati mou" = "en dedans de mon Nom" en la formule: "Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit", c’est qu’ils ont été trompés et séduits par l’adversaire, et qu’ils se sont chargés d’une lourde et irréparable faute.  Ils en répondront avec les dernières conséquences au "Jugement dernier" et en porteront la peine.

    Lorsque l’on considère que la doctrine de la Trinité, prise du paganisme, se présente directement en rapport avec la formule du baptême trinitaire, les chercheurs critiques pourraient avoir raison dans leur jugement au sujet de Matthieu 28.19. Cependant les enfants de Dieu, déjà dans le plus sombre Moyen Age et aujourd’hui encore, ont eu la vraie foi et la lumière sur le baptême chrétien primitif. L’Eglise de Jésus-Christ est demeurée sans interruption dans la doctrine des apôtres, toutefois jamais en tant qu’Eglise officielle, mais toujours seulement en tant que "petit troupeau" persécuté par l’Eglise d’Etat. 

    Lors de la christianisation par la force, des tribus et des peuples entiers durent accepter la religion chrétienne par l’Eglise d’Empire, sans avoir toutefois atteint une relation personnelle avec Christ. Au reste, jusqu’à aujourd’hui l’aspersion des bébés représente une même mesure de contrainte. Un bébé ne peut absolument pas prendre de décision pour ou contre cela. Les nombreuses personnes qui se retirent de l’Eglise confirment qu’elles ne sont pas d’accord avec ce qui a été fait avec eux. Les autres demeurent souvent membres de leur religion, afin de recevoir un ensevelissement correspondant et que leur prestige laisse un bon souvenir. Cependant, en ce qui concerne la vraie foi, il s’agit d’une acceptation personnelle et consciente de Jésus-Christ comme Sauveur, dans Lequel uniquement se trouve le salut de notre âme. Seul celui qui L’accepte et Le reçoit, sera accepté et reçu de Lui. La Bible ne connaît rien des "sacrements". Jésus n’a réellement jamais parlé d’un sacrement du "baptême", ni d’autres sacrements, et Il n’a jamais déclaré comme tel aucune action religieuse. 

    Ceux qui devenaient croyants, comme l’ordre de mission y avait mis formellement l’accent, se faisaient baptiser par une seule immersion après avoir pris leur décision personnelle, ce qui représentait leur ensevelissement avec Christ: "…étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscité ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts" (Col. 2.12-13). Seul celui qui est mort lui-même avec Christ — qui a renoncé à son propre "moi" — peut se laisser "ensevelir" avec Lui; ceci est symbolisé par une plongée complète du corps dans l’eau. Le fait de sortir de la "tombe des eaux" montre que le baptisé est ressuscité avec Christ et marche avec Lui dans une vie nouvelle (Rom. 6.4). 

    Par le baptême dans l’eau, celui qui est devenu croyant reconnaît Dieu. Par le baptême du Saint-Esprit, c’est Dieu qui, de Son côté, reconnaît celui qui est devenu croyant. La Bible connaît seulement le baptême de celui qui, par l’ouïe de la prédication, est parvenu à la foi que Jésus-Christ est son Sauveur personnel. La foi vient de ce que l’on entend, et la prédication vient de la Parole de Christ (Rom. 10.17). Celui qui veut argumenter en disant que le geôlier d’Actes 16 a été baptisé avec toute sa maison, et que l’ont peut supposer qu’il y avait aussi des enfants parmi ceux-là, est prié de penser que l’acceptation d’une prédication présume d’une certaine maturité. En effet il est écrit: "Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison" (Actes 16.32).Ce n’est qu’après cela qu’il est dit qu’il se fit baptiser avec toute sa maison, c’est-à-dire après qu’ils soient tous devenus croyants. Ici aussi eut premièrement lieu la prédication qui apporta la foi, et ensuite seulement fut accompli le baptême. 

    Il s’agit, dans l’ordre de mission, de l’exécuter exactement et de suivre pareillement ce qui peut se voir dans la pratique des apôtres dans l’Eglise primitive. Celui qui récite seulement l’ordre de baptême comme une formule magique qui fait impression, n’a rien compris de quoi il s’agit. Et celui qui argumente encore, disant que les paroles de Jésus sont plus importantes que celles des apôtres, ou qu’il y a une contradiction, celui-là sape le fondement entier de l’Eglise du Nouveau Testament. Toute parole de la Bible est cependant une parole de Dieu et Elle demeure éternellement. Auprès de Dieu il n’y a point d’argumentation, pas de méthode, de thèse ou antithèse; auprès de Lui et pour les Siens n’est valable que le AINSI DIT LE SEIGNEUR de la Parole. Les erreurs d’enseignement toutes seules ne subsisteraient pas; elles sont toujours mélangées avec la vérité, mais elles demeurent au fond toujours un mensonge qui ressemble à la vérité. Ainsi les uns demeurent sur le thème du "baptême", mais les autres demeurent dans la Vérité et dans la pratique juste. 

    Parmi beaucoup d’autres ouvrages qui traitent l’histoire de l’Eglise, la pratique du baptême chrétien primitif se trouve confirmé également dans la "Katolicka Encyclopedia" de l’Université de Lublin, Pologne (p. 354), au comité d’honneur duquel fait même partie Karol Wojtyla, c’est-à-dire le pape Jean Paul II. 

    La bonne compréhension vient en effet seulement lorsque le Ressuscité, par le Saint-Esprit, parle avec nous comme avec Ses disciples autrefois sur le Royaume de Dieu (Actes 1.1-3), et comme auprès des disciples d’Emmaüs auxquels Il pouvait montrer l’accomplissement des Ecritures (Luc ch. 24). Ceux qui connaissent les langues hébraïque, grecque et latine sont pourtant parvenus à des résultats différents. Ainsi, la connaissance intellectuelle et celle des langues seules ne suffisent pas. Il faut que ces choses soient révélées par l’Esprit de Dieu. 

    Comment est-il possible que, sachant en général de quelle manière les Chrétiens primitifs apostoliques ont appliqué le baptême correctement, on reste cependant avec la pratique du baptême non biblique? Qui s’est trompé? Les apôtres qui ont reçu l’ordre de mission de la bouche même du Seigneur ressuscité, et qui furent établis par Lui-même? Certainement pas! Après Sa résurrection, pendant quarante jours, Il les a enseignés sur tout ce qui concerne le Royaume de Dieu. Ce sont les docteurs de l’Eglise venus du paganisme qui se sont trompés, eux qui n’ont pas du tout connu le Seigneur Jésus et tous ceux qui ont continué dans une tradition qu’aucun d’entre eux ne peut appuyer bibliquement. Les Chrétiens fidèles à la Bible croient ce que Celui qui est ressuscité victorieusement d’entre les morts leur a commandé et ce que Ses apôtres ont mis en pratique. Conformément au livre des Actes des apôtres l’Eglise primitive est le modèle valable pour toujours pendant l’ensemble du temps de l’Eglise du Nouveau Testament (Actes 2.42). 

    Sans cesse les hommes se sont posés des questions sur la doctrine de la Trinité, comme également sur le baptême trinitaire. 


    Voulons-nous accepter plus longtemps que des doctrines étrangères soient présentées comme bibliques, alors que la Bible n’en témoigne pas? Accepterons-nous comme valable ce qui est présenté comme "chrétien", mais qui ne vient pas de Christ et n’a aucun rapport avec Lui?

    Peut-on permettre qu’une chose soit appelée "apostolique", de laquelle les apôtres n’ont rien su comme par exemple le soi-disant "Credo des Apôtres", ou de cette publication tout à fait non biblique appelée "Doctrine des Douze Apôtres", connue comme "Didachè"?

    Auprès de Dieu, n’a de valeur que ce que dit expressément l’Ecriture, et non ce qui est décidé dans les Conciles, proclamé dans l’histoire des dogmes et transmis comme légendes. De la doctrine des trois Personnes s’ensuivit la pratique trinitaire du baptême; c’est-à-dire que de la mauvaise compréhension de l’ordre de baptême s’ensuivit la doctrine des Personnes. 

    Les deux choses sont étrangères à la Bible et à la pratique des apôtres. La doctrine de la Trinité et le baptême trinitaire constituaient le fondement et les colonnes sur lesquelles était fondée l’Eglise de l’Empire Romain. Bibliquement parlant, avec cela il s’agit de la "marque de la bête" — la marque de "l’Eglise mère", que portent en même temps toutes les "Eglises filles".

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    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Empty Re: Matthieu 28:19... Une interpolation !

    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:28

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    Baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ? Faire des disciples ?


    Joseph Ratzinger (Le pape Benoît 16) dans son livre, « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », explique aux pages 50 à 53 qu’un passage de La Bible avait été modifié vers le 2 ou 3ème siècle. Les plus anciens textes mentionneraient ainsi Matthieu 28:19-20: « Allez, enseignez toutes les nations, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai appris« . Par la suite, ce passage serait devenu celui que nous connaissons aujourd’hui. Matthieu 28:19-20: « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,  et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde« .

    Est-ce que dans La Bible, d’autres passages vont dans le même sens?

    A noter que ce verset de Matthieu est un des versets « phares » de beaucoup d’évangéliques. S’il est remis en question, est-ce que d’autres passages disent de mêmes choses? Notamment sur l’évangélisation de toutes les nations.

    Le baptême
    Le livre des Actes par exemple, indique que tous les baptêmes se pratiquaient au Nom de Jésus-Christ à ces époques. C’était avant la séparation entre les églises d’orient et les églises de l’occident pour des questions de pouvoir et de prestige entre les plus grandes villes, et accessoirement de doctrines concernant entre autre: la trinité. 

    Les premiers chrétiens baptisaient au nom de Jésus-Christ.  Il n’existait aucune formule précise.


    • Actes 2:36-42 Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de ses péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit
    • Actes 8:12-17 ils avaient été seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors les apôtres leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit.
    • Actes 10:44-48 Quelqu’un peut-il refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit, aussi bien que nous? Et il commanda qu’on les baptisât au nom du Seigneur
    • Actes 19:1-7 Jean a baptisé du baptême de la repentance, en disant au peuple de croire en Celui qui venait après lui, c’est-à-dire, au Christ Jésus. Ce qu’ayant entendu, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Et après que Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit descendit sur eux
    • Actes 22:16 (Dès que Paul-Saul pu à nouveau voir, il a été baptisé) Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
    • Romains 6:3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?
    • 1 Corinthiens 1:13 et 1 Corinthiens 1:14-15 Christ est-il divisé? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés?
       Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus, afin que personne ne dise que vous avez été baptisés en mon nom
    • Galates 3:27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.


    Enseigner et garder la Parole
    Enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai appris, garder La Parole, garder les Paroles de Jésus, revient sans cesse dans la Nouvelle Alliance. L’évangile de Jean et les lettres à Tite et Timothée en parlent particulièrement.


    • Extrait de l’Évangile de Jean 14:23 à Jean 16: Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.  (…) Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.(…)  Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. (…) J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.



    Aller partout dans le monde

    • Matthieu 12:18 Voici mon serviteur que j’ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations.
    • Matthieu 24:14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
    • Marc 16:15 Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création.
    • Luc 24:47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
    • Actes 1:8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.



    Il y a encore d’autres passages qui parlent des nations. Dieu jugera toutes les nations. Quelques exemples:

    • Matthieu 25:32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs
    • Apocalypse 5:9 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation;
    • Apocalypse 7:9 Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.
    • Apocalypse 12:5
       Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône.
    • Apocalypse 13:7
       Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation


    Précisions
    Aux environs de 1385, le Juif Shem Tov de Tudela en Castille (Espagne actuelle), incorpore l’évangile de Matthieu en hébreu, dans le chapitre séparé d’un de ses livres, et reproduit le verset en question, tel que connu à son époque dans cette langue. Il écrira: Allez et gardez vivantes toutes les paroles que (Je) vous ai décrétées, (en) témoignage (pour) le monde


    Eusèbe de Césarée avait écrit dans son oeuvre: « Démonstration évangélique », au chapitre 4 du premier livre: « Car il est certain que c’est de Jérusalem, de la montagne de Sion qui en est proche, sur laquelle notre Sauveur et Seigneur se tint fréquemment et annonça la plus grande partie de sa doctrine, que la loi de la nouvelle alliance a commencé à répandre ses lumières parmi les hommes conformément à ce que le Christ avait dit à ses disciples:  Allez, enseignez toutes les nations, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai appris (Matth., XXVIII, 19) ».

    La référence est donnée avec le texte. Mais les chapitres et les versets n’existaient pas encore à son époque. Eusèbe de Césarée est né dans les années 260. Il n’a donc pas pu écrire la référence.

    Autre traduction française de ce même passage: Allez, faites de toutes les nations des disciples et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit.


    Eusèbe de Césarée dans son 3ème livre de l’Histoire ecclésiastique, au chapitre 5 dont le titre est: Dernier siège des juifs après le Christ, écrit encore: Chassés de la Judée, ils entreprirent d’aller dans toutes les nations, pour enseigner et prêcher avec la puissance du Christ qui leur avait dit: « Allez enseignez toutes les nations en mon nom. ».

    Selon encore une autre source que je n’ai pas pu vérifier, Eusèbe de Césarée citerait 18 fois « Allez, faites des disciples, les baptisant en mon nom »

    Matthieu 28:19-20







    Allez et gardez vivantes toutes les paroles que Je vous ai décrétées, en témoignage pour le monde

    L’évangile de Matthieu par Shem Tov

    Allez, enseignez toutes les nations, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai apprisAllez, faites de toutes les nations des disciples et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit

    Eusèbe 1

    Allez enseignez toutes les nations en mon nom

    Eusèbe 2

    Allez, faites des disciples, les baptisant en mon nom

    Eusèbe 3

    Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,  et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.

    Traductions actuelles (Segond)
    Garder les Paroles de Jésus vivantes pour témoigner ou bien, allez enseigner les nations et leur dire ce qu’elles doivent faire: garder les Paroles de Jésus, de plus sans le terme « vivant »,  sont deux choses différentes. La première est tournée vers ceux qui écoutaient Jésus, c’est à eux de garder les Paroles de Jésus vivantes. La  deuxième, c’est aller dire à d’autres de les garder.

    Dans la Bible, dès le commencement, Dieu a un esprit et une parole. Ce qui est confirmé par la totalité de la Bible, ancien et nouveau testament.

    Béréenne attitude

    https://bereenne.wordpress.com/2015/01/02/matthieu-2819-20-baptiser-au-nom-du-pere-du-fils-et-du-saint-esprit-faire-des-disciples/
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    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Empty Re: Matthieu 28:19... Une interpolation !

    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:28

    Matthieu 28:19; Matthieu 28:20b; Marc 2:7 - Trinité ?

    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Hebrew-YahvehMatthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Hebrew-Yahveh

    Sauf précision, tous les passages tirés des Saintes Écritures sont extraits de la Version Ostervald révisée édition de 1996.



    Matthieu 28:19
    « Allez donc et instruisez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Version Ostervald).
     

    Eusèbe de Césarée, surnommé par certain « Père de l'histoire ecclésiastique », fut un auteur prolifique qui vécut aux environs de 265 à 340 de notre ère. L'un de ses ouvrages les plus reconnus est son Histoire Ecclésiastique, un récit qui relate l'histoire de l'Église de ses débuts apostoliques jusqu'à une période qui est celle d'Eusèbe de Césarée.  Il s'agit encore aujourd'hui de la principale référence concernant l'histoire de l'Église sur cette période. Eusèbe cite de nombreux versets bibliques dans ses écrits, Matthieu 28:19 est l'un de ceux-ci. Il ne cite jamais ce verset tel qu'il apparaît désormais dans nos versions contemporaines de la Bible, mais il termine toujours le verset par les mots suivants : « en mon nom ». Un exemple de ceci se trouve dans le Livre III de son Histoire Ecclésiastique au Chapitre 5 et à la Section 2 décrivant la persécution des leaders juifs à l'encontre de l'église apostolique.
     

    Le reste des apôtres fut aussi l'objet de mille machinations dans le but de les mettre à mort. Chassés de la Judée, ils entreprirent d'aller dans toutes les nations, pour enseigner et prêcher avec la puissance du Christ qui leur avait dit : « Allez enseignez toutes les nations en mon nom. » (Traduction d’Émile Grapin,  1905).


    De nouveau, il cite Matthieu 28:19 de la même manière dans son ouvrage Harangue à la louange de l'Empereur Constantin.
     

    quel Roi ou quel Prince, quel Philosophe, ou quel Législateur, quel Prophète, soit Grec ou Barbare, a jamais acquis un si absolu pouvoir, et une si haute réputation, que de faire publier ses louanges durant la vie, par la bouche de tous les peuples ? Notre Sauveur a sans doute eu seul cet avantage, lors qu'après avoir vaincu la mort, il a dit à ses Disciples : « Allez enseigner toutes les nations en mon nom » (Traduction de Louis Cousin, 1686. Chapitre 16, section 8).


    Les notes et commentaires qui accompagnent la Bible de Jérusalem vont en ce sens lorsqu'il est affirmé ce qui suit concernant la formule dite baptismale « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ».
     

    Il est possible que cette formule se ressente, dans sa précision, de l'usage liturgique établi plus tard dans la communauté primitive. On sait que les Actes parlent de baptiser « au nom de Jésus », cf. Ac 1 5+, 2 38+. Plus tard on aura explicité le rattachement du baptisé aux trois personnes de la Trinité.
     

    Ainsi, cela laisse à penser que la formule baptismale trinitaire ne se trouve pas dans le manuscrit original tel qu'il fut écrit par Matthieu. 


    Eusèbe qui se trouvait au concile de Nicée et qui était impliqué dans le débat qui visant à déterminer si le Christ était Dieu ou une créature de Dieu, n'a jamais fait usage de la formule trinitaire, mais à toujours cité le passage avec les mots suivants: « en mon nom »


    Certainement que cette formule trinitaire aurait été utilisé dans ce débat si elle avait effectivement existée. Ainsi, il semble évident que les manuscrits les plus anciens contenaient ce verset tel que l'utilise Eusèbe et que la formule baptismale que l'on connaît maintenant fut ajoutée afin de refléter la compréhension qu'avaient de ce verset et de Dieu les trinitaires.


    Si Matthieu 28:19 telle que nous le trouvons maintenant était réellement ce que l'on lisait dans le manuscrit original, rien ne justifie alors la désobéissance des apôtres qui ne sont pas une seule fois rapportés avoir utilisé cette formule baptismale. 


    Tous les récits de baptême que nous avons dans les écrits apostoliques démontrent que les nouveaux baptisés l'étaient au nom du Seigneur Jésus Christ



    , ce qui corrobore les citations faites par Eusèbe de Matthieu 28:19. Ainsi, le « nom de Jésus Christ », avec tout ce qu'il représente est l'élément par lequel les premiers disciples étaient figurativement baptisés. « au nom de Jésus-Christ » (Actes 2:38). « au nom du Seigneur Jésus » (Actes 8:16). «au nom du Seigneur » (Actes 10:48). « au nom du Seigneur Jésus » (Actes 19:5). Il n'y a nulle raison pour que les apôtres aient désobéi à ce qui leur fut commandé par le Christ ressuscité. Il est évident que Christ demanda que le baptême se fasse en son nom, et c'est ce que fit l'église apostolique.


     
    Même si, à l'encontre de toute probabilité, il était fait mention du Père, du Fils et du Saint-Esprit dans le manuscrit original, cela ne suffit pas à justifier la doctrine trinitaire. La doctrine de la Trinité affirme que le Père, le Fils et le « Saint-Esprit » forment tous ensemble « un seul Dieu ». Ce verset, dans sa version tardive, fait référence aux trois mais ne fait nullement allusion au fait qu'ils forment « un Dieu ». Dans ce verset sont mentionnés Dieu, le Père, le Seigneur Jésus Christ et la puissance du Saint Esprit. Il est évident que ces trois « entités » ne forment ainsi pas « un seul Dieu ».


    Il n'y a nul passage biblique qui permette d'affirmer que Dieu ait ou soit trois personnes, trois agents, trois êtres, trois Dieux, trois esprits, trois substances, trois modes, trois fonctions, trois divinités, trois esprits infinis, trois « quoi que ce soit » d'une quelconque façon.  

     
    Il est parfois affirmé qu'afin d'être baptisé cela doit nécessairement s'accomplir au nom de Dieu, mais ceci contredit de fait les Écritures puisse qu'il est affirmé des Israelites « qu’ils ont tous été baptisés en Moïse » (1 Corinthiens 10:2).


    Certains affirme également que le Père, le Fils et le Saint Esprit ont « un nom », ainsi ils devraient être un. L'un des éléments centraux de la doctrine trinitaire consiste a ne pas « confondre les Personnes » (Symbole d’Athanase), et de fait, ce serait confondre les personnes que de toutes les appeler par un seul « nom », d'autant qu'un tel « nom » ne se trouve nul part dans les Écritures (le terme « Dieu » n'est pas un nom). Si ce verset devait être accepté comme confirmant la doctrine trinitaire et comme mentionnant les trois « personnes » de la Trinité, on devrait alors lire « noms ». Il y a une bien meilleure raison pour laquelle « nom » est au singulier dans ce cas.

     
    Une étude de la culture et du langage associés aux écrits bibliques démontre que le terme «nom » signifie de fait « autorité ». 


    Les exemples sont nombreux, en voici quelques-uns. Deutéronome 18:5 et 7 parle de servir au « nom » (autorité) de l'Éternel. Deutéronome 18:22 parle de prophétisé au « nom » (autorité) de l'Éternel. En 1 Samuel 17:45, David se battit contre Goliath au « nom » (autorité) de l'Éternel. Il ne s'agit que d'un échantillon de ce que l'on peut trouver dans la Bible, mais ces passages sont très clairs. 


    Si les versions que l'on connaît de Matthieu 28:19 sont authentiques, il ne s'agit de toute évidence toujours pas d'une preuve suffisante pour justifier la doctrine trinitaire. Cela démontrerait plutôt l'importance des trois: le Père qui est Dieu, le Fils (qui en reçoit l'autorité de Dieu [Matthieu 28:18]) et du Saint Esprit, qui est un don de Dieu pour les croyants.

     
    À la lecture du livre de Matthieu, nous constatons que nulle présentation de la doctrine de la Trinité n'y ait faite. Certains trinitaires d'importance doutent même que les apôtres aient eu connaissance de la doctrine de la Trinité avant qu'ils n'aient reçu le don du Saint Esprit. Quoiqu'il en soit, il serait étrange que Jésus Christ ait introduit l'idée d'une Trinité dans l'avant-dernier verset du livre de Matthieu, et ceci sans qu'il n'en ait jamais été fait mention auparavant.

     
    Matthieu 28:20b
    « voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Version Ostervald).

     
    De façon occasionnelle, ce verset est utilisé pour tenter de soutenir la doctrine trinitaire, certains affirmant que Jésus ne pourrait être avec l'Église jusqu'à la fin du monde si et seulement si il est Dieu. Néanmoins, il s'agit d'une supposition erronée et qui ne se trouve nulle part dans les Écritures. A la lecture de la Bible nous apprenons qu'il y a une portée spirituelle à l'expression « avec nous », qui dépasse la notion d'une présence purement physique. Nous devons être attentifs à ne pas sous-estimer la puissance et l'autorité que Dieu donna à Christ lorsqu'il le plaça à Sa droite et lui donna un nom qui est au dessus de tout autre. En Matthieu 28 :18, le Messie déclare que « toute puissance » lui a été donnée. Dieu donna à Christ toute autorité et fit de Christ la tête de l'Église, ainsi il est logique de conclure que Dieu donna à Christ le moyen de maintenir un contact spirituel avec l'Église.

     
    Marc 2:7
    « Pourquoi cet homme prononce-t-il ainsi des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés que Dieu seul? » (Version Ostervald).

     
    En plusieurs occasions, Jésus Christ a remis en question les doctrines erronées des pharisiens. Marc 2:7 nous fait le récit d'une telle intervention de Christ. Il n'y a pas un seul verset dans la Bible qui affirme que « seul Dieu puisse pardonner les péchés ». Cette idée est le résultat de leurs propres traditions. 


    Dieu accorde le pouvoir de pardonner les péchés à qui Il veut. Il accorda cette autorité au Fils et, plus tard, aux apôtres. 


    En Jean 20:23, Jésus leur dit: « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ». Si la compréhension qu'en avaient les pharisiens était exacte, et que seul Dieu pouvait pardonner les péchés, alors Dieu, Jésus et les apôtres seraient tous Dieu, puisque tous ils ont/eurent la capacité et l'autorité suffisante pour pardonner les péchés.  


    http://www.sabbathreformation.com/article-matthieu-28-19-matthieu-28-20b-marc-2-7-trinite-83920497.html
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    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:29

    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Tl-baptized-920x500
    Ecclésiologie, Exegèse / Herméneutique

    Baptême au nom de Jésus, ou baptême trinitaire ?

    C’est une question qui fait débat et que l’on nous adresse régulièrement : faut-il baptiser au nom de Jésus comme les apôtres semblent le faire dans les récits des Actes, ou bien selon la formule trinitaire, « au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit », donnée par Jésus lui-même en Mt 28.18-20 ?

    Au Bon Combat, nous ne faisons pas mystère de notre trinitarianisme et de la place centrale, fondamentale, que nous accordons à cette doctrine. Notre opinion en la matière est donc bien arrêtée, mais il convient néanmoins d’expliquer la coexistence de ces deux formules.
     
    Quelques notes à ce sujet :
    (1) La formule trinitaire de Mt 28.19, est contestée de longue date. De nombreux spécialistes critiques estiment qu’elle témoigne d’une ecclésiologie trop développée pour être primitive. Ils considèrent généralement qu’il s’agit d’une glose datant de la fin du IIème ou du IIIème siècle. Beaucoup de mouvements mettant l’emphase sur l’unicité de Dieu acceptent cette explication, qui n’est pourtant attestée par aucun manuscrit.

    (2) En soit, invoquer la formule trinitaire ne sert pas à grand chose. Dans les cercles modalistes, par exemple, la formule est reconnue, mais considérée comme non prescriptive. Dans tous les cas, « Père », « Fils », et « Saint Esprit » ne ne sont pas envisagés comme des personnes/hypostases distinctes.

    (3) J’ai affirmé dans une autre ressource que la formule trinitaire de Mt 28.19 est une allusion intertextuelle au baptême de Jésus, dans lequel chacune des personnes de la Trinité est impliquée au même moment. Je ne pense donc pas qu’il s’agisse d’une prescription liturgique. Les chrétiens trinitaires, pardon du pléonasme, ont tort de s’arc-bouter sur l’ordre des mots ou de rejeter ipso facto le baptême au nom de Jésus (voir ma conclusion).

    (4) Pourquoi la formule trinitaire est-elle absente du livre des Actes, tandis que celle « au nom de Jésus » y sonne comme un refrain ? (cf. Ac. 3:6, 16; 4:10, 17, 18, 30; 5:40; 8:12, 16; 9:14–16, 21, 27, 28; 10:48; 15:26; 16:18; 19:5, 13, 17; 21:13; 22:16; 26:9).

    Plusieurs explications, qui ne s’excluent pas mutuellement, ont été avancées :


    • Certains théologiens médiévaux (Thomas d’Aquin, Bonaventure) ont affirmé que les apôtres pouvaient baptiser au nom de Jésus seul en vertu d’une dispensation spéciale. Cependant, de nombreux Pères de l’Église considéraient valides les baptêmes post-apostoliques au nom de Jésus (Basile, Ambroise, Chrysostome, etc.).

    • Luc fait probablement allusion au concept vétéro-testamentaire du šēm, le « nom » qui manifeste la présence d’une personne à une autre. Pour Luc, le « nom de Jésus » connote sa présence effective : « L’on y place sa foi, on est baptisé en lui, des miracles sont faits en son nom, le salut s’y trouve, et les premiers disciples prêchent son nom et souffrent pour lui ». (Fitzmeyer)

    • Il pourrait également s’agir d’une formule d’alliance par laquelle le baptisé marque son allégeance au Christ. Il était habituel, dans l’Église primitive, de confesser publiquement Jésus comme Seigneur (Rm 10.9 ; 1 Co 12.3). La formule de Luc-Actes recouvre sans doute ce sens. (Marshall)

    • Ces deux explications font sens, mais j’estime plus probable que la formule trouve son origine dans l’expérience de la Pentecôte (Ac 2:38). À cette occasion, les auditeurs sont invités à recevoir le baptême au nom de Jésus pour (i) le pardon des péchés et (ii) pour la réception du don du Saint Esprit. Ces deux expériences distinguent le baptême de Jésus de celui de Jean. Jean avait certes prêché un baptême de repentance, mais il avait d’avance annoncé que Jésus baptiserait « du Saint Esprit et de feu » (Mt 3.11). Avec la Pentecôte et l’effusion de l’Esprit, cette annonce devient une réalité présente. Dans cette perspective, le « baptême au nom de Jésus » tend à distinguer le rite spécifiquement chrétien de celui de Jean. C’est sans doute pour cette raison que l’expression fonctionne comme un leitmotiv dans le livre des Actes. À mon sens, cette explication trouve un appui non négligeable dans le fait que des personnes « ne connaissant que le baptême de Jean » y sont mentionnées aux contacts de chrétiens à plusieurs reprises (cf. Ac 18.24-28; 19.1-7).

     
    Comment donc faut-il baptiser ? On préfèrera sans doute la formule trinitaire, qui est de toute façon sous entendue dans l’expression lucéenne du « baptême au nom de Jésus ». Néanmoins, j’estime avec Luther (La captivité babylonienne de l’église) que s’opposer radicalement à cette dernière est une forme de pédanterie.
    Le baptême au nom de Jésus est valide s’il est réalisé dans des dispositions trinitaires.

    https://www.leboncombat.fr/bapteme-nom-jesus-trinitaire/
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    Matthieu 28:19... Une interpolation ! - Page 4 Empty Re: Matthieu 28:19... Une interpolation !

    Message  Arlitto Lun 26 Oct 2020 - 14:29

    Quelle preuve nous donne la Bible sur le baptême au nom de Jésus ?

    (Version courte)
    Une "dispute" éclate, (une division), Paul s'énerve contre les chrétiens qui se vantent d'appartenir à... ou d'être les disciples de...

    La démonstration la plus claire vient de Paul : est-ce au nom de Paul que vous avez étaient baptisés ?

    C'est pour moi la preuve par excellence que ce n'est qu'au nom de Jésus que les premiers chrétiens se faisaient baptiser  hi.....


    Paul :

    1 Corinthiens 1:10 Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 11 Car, mes frères, j'ai appris à votre sujet, par les gens de Chloé, qu'il y a des disputes au milieu de vous. 12 Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! et moi, d'Apollos! et moi, de Céphas! et moi, de Christ! 13 Christ est-il divisé? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés? 14 Je rends grâces à Dieu de ce que je n'ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus,


    Question: puisque ce n'est pas au nom de Paul, (ni en aucun autre nom), qu'ils ont été baptisés, en quel nom l'ont-ils été ? La réponse est évidente : au nom de Jésus.

    .

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