Forum des Religions - Les Origines

La Tour de Babel :: l'origine de l'empire mondial des religions

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions"

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:35

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions"
     
     Les croyances de l'antique Babylone :

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Qhrx


    La Babylone antique


    Bible: Jérémie 51:6
    "Fuyez du milieu de Babylone."

    Jérémie 51:7
    "Les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi les nations continuent d'agir follement."


    Jérémie 51:28, 29
    "Sanctifiez  contre elle les nations, les rois de Médie, ses gouverneurs et tous ses  chefs adjoints et tout le pays de la domination de chacun. Que la terre  tremble et soit dans une violente douleur, car c’est contre Babylone  que se sont dressées les pensées de Jéhovah, pour faire du pays de  Babylone un objet de stupéfaction, sans habitant."


    Jérémie 51:49
    "Non  seulement Babylone a été la cause pour que tombent les tués d’Israël,  mais encore à Babylone sont tombés les tués de toute la terre."

    Jérémie 51:63
    "Lorsque  tu auras achevé de lire ce livre, tu y attacheras une pierre et tu  devras le lancer au milieu de l’Euphrate. Et tu devras dire : 'C’est  de cette façon que Babylone s’enfoncera et ne se relèvera plus à cause  du malheur que je fais venir sur elle ; et à coup sûr ils s’épuiseront.' "


    N.T. :


    Babylone la Grande dans le livre de la révélation "apocalypse"


    Révélation 18:4
    "Sortez d’elle, mon peuple..."

    Révélation 18:17
    "...ceux qui habitent la terre se sont enivrés du vin de sa fornication."


    Révélation 17:16
    "Et  les dix cornes que tu as vues, et la bête sauvage, celles-ci haïront la  prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et  la brûleront complètement par le feu. Car Dieu leur a mis au cœur  d’exécuter sa pensée, oui d’exécuter leur seule pensée en donnant leur  royaume à la bête sauvage, jusqu’à ce que les paroles de Dieu se soient  accomplies."

    Révélation 18:24
    "Oui, chez elle on a trouvé le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qu’on a tués sur la terre."


    Révélation 18:21
    "Et un ange vigoureux a soulevé une pierre semblable à une grande meule et l’a jetée dans la mer, en disant :  Ainsi, d’un coup, sera jetée Babylone la grande ville, et jamais plus on ne la trouvera."


    Taureau androcéphale ailé
    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Gnoj En  Assyrie, des taureaux androcéphales gardaient les portes des palais et  des villes. Ces animaux extraordinaires étaient constitués d'un corps de  taureau, d'une paire d'ailes et d'un visage humain. Ils portaient des  tiares entourées d'une ou plusieurs paires de cornes. Taillés dans la  pierre, ces bêtes fabuleuses étaient des génies bienveillants,  protecteurs des villes assyriennes. Ils pouvaient mesurer plus de quatre  mètres de haut. Les taureaux androcéphales sont une caractéristique de  l'art assyrien durant le Ie millénaire avant notre ère.

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:39

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    "Sortez  d'elle, mon peuple, si vous ne voulez pas participer avec elle à ses  péchés, et si vous ne voulez pas recevoir votre part de ses  plaies." Révélation 18:4.


    Zigourrat et la Tour de Babel Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 0ipe

    À  Ur, en Mésopotamie, un des édifices les plus imposants était la  ziggourat, sorte de tour bâtie en briques séchées, haute de plusieurs  étages, et surmontée d'un temple. La tour de Babel (dans la cité de  Babylone) devait avoir une structure semblable. De la ziggourat d'Ur,  seuls les étages inférieurs ont été reconstitués. 




    Bible :
    Genèse 11:11 1 Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. 2 Partis de l'est, les  hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y  installèrent. 3 Ils se dirent les uns aux autres : « Allons ! Au travail  pour mouler des briques et les cuire au four ! » Ils utilisèrent les  briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier. 4  Puis ils se dirent : « Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec  une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons  célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la  terre. »


    La  plus célèbre des ziggourats est celle de Babylone. Grâce au récit  Genèse 11, son souvenir a traversé le temps. Dans la Bible, elle est  nommée : "Tour de Babel". Le récit de la Genèse, nous raconte qu'au  temps où les hommes parlaient la même langue, ils se dirent : "Allons !  bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touchera le ciel".


    GENÈSE 11 
    "La  terre entière se servait des mêmes mots. Or en se déplaçant vers  l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y  habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : "Allons ! Moulons des  briques et cuisons les au four." Les briques leur servirent de pierre et  le bitume leur servit de mortier. "Allons ! dirent-ils, bâtissons-nous  une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nm  afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre."

    Le  Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les  fils d'Adam. "Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et  qu'une langue et c'est là leur première oeuvre ! Maintenant, rien de ce  qu'ils projetteront de faire ne leur sera accessible ! Allons,  descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les  uns les autres !" De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface  de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi lui donna-t-on le  nom de Babel car c'est là que le Seigneur brouilla la langue de toute la  terre, et c'est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la  surface de la terre."


    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Fg6b
    Joyau de la ville de[size=48] [/size]Samarra (Irak), la grande  mosquée, qui fut la plus grande au monde durant 400 ans, a  inspiré la plupart des représentations occidentales de la tour de Babel.
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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:39

    dieux et cultes-panthéon


    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Q308

    Triade divine : Aglibol, BaalShamin, Malakbêl.



    Nabu (Nabo, Nabou)
    Le  dieu Nabou, originaire de Babylonie, était le fils de Bel-Marduk. Nabou  était le dieu dont la mission était d’inscrire l’avenir de l’humanité,  avenir décidé lors de l’assemblée des dieux au moment de la fête du  Nouvel An. Il était également le patron des scribes, car lui-même écrit  le destin des hommes. Il devint populaire en Assyrie au cours du premier  siècle avant l’ère chrétienne. On le considérait comme un dieu sauveur,  et on l’associait au dieu Ea, d’origine sumérienne, vénéré en tant que  dieu de la sagesse. Dieu jeune, beau et musicien, il est parfois associé  à 1’Apollon grec. Le serpent et le scorpion font partie de ses  attributs.


    Baal Shamîn
    «  Le Seigneur des Cieux très hauts ». Dieu de l’orage et des pluies  fertilisantes, identique à Hadad dont le culte est commun à toute la  Syrie. C’est le dieu suprême comme Bêl, mais il est plus proche des  humains. Introduit à Palmyre à partir des ports phéniciens par les  caravanes, il est déjà présent à Emèse dès le IXe siècle avant J.-C. Il  devient populaire à Palmyre avec l’influence romaine. Au IIe siècle, on  le désigne le plus souvent par les épithètes « Grand et Miséricordieux »  sans préciser le nom du dieu.


    Allath
    La  déesse, appartient au panthéon arabe de la Mecque pré-islamique et au  panthéon nabatéen. Divinité de la fertilité, comme l’Atargatis syrienne,  c’est aussi la déesse étoile (Vénus) qui guide les caravanes la nuit.  Elle prend un aspect guerrier à Palmyre en étant associée, à la fin IIIe  siècle, à l’Athéna grecque.


    Arsu
    Dieu arabe des chameliers, protecteur des caravanes, connu sous le nom de Ruda dans la langue araméenne.


    Shadrafa
    Celui  qui guérit. Présent un peu partout au Proche-Orient dés le VIe siècle  avant J.-C., il a, à Palmyre, un temple qui n’a pas encore été retrouvé.


    Iarhibol
    Le  seigneur Soleil que l’on voit souvent en compagnie de Bêl ou Baal  Shamin. I1 est représenté avec l’astre Soleil comme nimbe ou sous  l’aspect d’un aigle.


    Aglibol
    Le  seigneur Lune accompagne généralement Bêl et Iarhibol. Lui aussi  possède un nimbe signifiant la Lune et un aigle comme attribut.

    Malakbel
    Il  est le véritable dieu de Palmyre, son protecteur. Souvent cité, il est  également présent au côté de Baal Shamin et Aglibôl. A Palmyre, il  participe à la création du monde en aidant Bêl dans son combat contre  Tiamat, l’eau primordiale et terrible


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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:40

    Processions, sacrifices et banquets rituels

     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" N7sx

     Palmyre, temple de Bêl : scène de procession

     Palmyre était divisée en quatre tribus, dont chacune était propriétaire d’un des quatre principaux sanctuaires de la ville : temple  de Baal-Shamîn, temple d’Aglibol, temple d’Arsou et temple d’Artémis.  Le grand sanctuaire de Bêl constituait quant à lui une sorte de panthéon  national, symbole d’unité de la cité d’où la signification toute  symbolique de son financement par l’empereur Tibère.

     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 3fh2

     Palmyre : cella du temple de Baal-Shamin.

     La  cella du temple est inaugurée en 130 à l’occasion de la visite  d’Hadrien, mais la construction a débuté vers l’an 20 apr. J.-C.

     A  l’origine, il s’agit d’un complexe architectural comprenant trois cours  à portiques, une salle de banquet et la cella proprement dite. De  celle-ci, ne demeurent que le pronaos et le naos. La cella est un petit  édifice de quinze mètres de long sur dix mètres de large. Les six  colonnes à chapiteaux corinthiens, qui entourent le pronaos, comportent  des consoles pour les statues et des inscriptions. La disposition  interne est particulièrement originale. Le naos est divisé en trois  thalamos avec un décor en trompe-l’oeil de fausses portes et de fausses  fenêtres.

     Le sanctuaire d’Allath
     Dédié  à Allath, le temple a été fondé entre 103 et 164 apr. J.-C. L’édifice  devait avoir un aspect semblable à celui du temple de Baal-Shamîn : un  portique à colonnes cannelées entoure une cella précédée d’un pronaos à  six colonnes. Dans le temenos, on a retrouvé la grande statue, datée de  l’ère chrétienne et haute de 3,5 mètres, à tête de lion,

     La  ville s’animait à certaines occasions de processions et cortèges, ce  qu’illustre la fameuse scène d’une poutre du péristyle du temple de Bêl  : un chameau portant une tente d’où paraît dépasser un bétyle est conduit par un personnage qui suit un poulain ; deux  femmes voilées les accompagnent, le groupe ainsi constitué défilent  devant quatre personnages faisant le geste de bénédiction.

     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 0q0i

     Palmyre. Scène de banquet funéraire

     L’essentiel  des cultes était constitué, pour les rites ordinaires, de sacrifices  d’encens que l’on brûlait dans des pyrées situés sur la toiture du  temple, comme dans le temple de Bêl. Pour les rites exceptionnels, on  pratiquait des sacrifices d’animaux (moutons, chèvres, chamelons) brûlés  en holocauste dont seules étaient prélevées les entrailles. Ces  pratiques, typiquement sémitiques, peuvent être rapprochées des rituels  pratiqués à Pétra sur les hauts-lieux.

     De  même, comme à Pétra, on pratiquait des banquets sacrés avec des  participants en nombre limité. L’admission y était subordonnée à la  détention de jetons, appelés tessères, en terre cuite de forme  rectangulaire ou bien s’apparentant à des pièces de monnaie. Dans ces  banquets, les fidèles partageaient le vin, le pain et la viande comme  dans les thiases du culte dionysiaque. On  a identifié l’emplacement de tricliniums découverts dans le temple de  Baal-Shamîn et celui de Bêl. Les défunts étaient honorés régulièrement  par leurs proches lors de banquets funéraires qui se déroulaient dans la  tombe même. Sur ce point aussi, l’on retrouve des pratiques cultuelles  similaires à celles de Pétra.

     .
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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:51

    Panthéon

    Carrefour  des routes caravanières, carrefour de peuples et ancienne cité qui  connut de multiple influences tout en préservant toujours une certaine  autonomie,Palmyre dispose d’un panthéon très varié, composé de dieux  d’origine babylonienne, phénicienne, sémite, perse, palmyrénienne et  grecque. [/color]

    On  a pu ainsi recenser une soixantaine de dieux qui étaient vénérés par  ses habitants dans des sanctuaires campagnards de la Palmyrène, comme Abgal  (honoré), Ma’an, Ashar et Ashad (le lion), Azzu (fort) et Mu’nim  (bienveillant), des divinités qui portaient des qualificatifs que l’on  retrouvera parmi les nombreux épithètes d’Allah.

    Leur assimilation avec les dieux gréco-romains est hasardeuse, sauf dans le cas de la déesse Allath, car on a retrouvé dans son temple une statue en marbre d’Athéna d’après le modèle de Phidias.

    Panthéon babylonien

    Les divinités les plus populaires sont Nabou, Mardouk-Bel, Ishtar-Innin, Anou, Shamash et Sîn. Chacun  a son nombre mystique qui indique son ordre numérique dans le panthéon  des divinités ; chacun a une représentation symbolique que l’on retrouve  sur les sceaux cylindres et sur les monuments. Les dieux secondaires  représentent les forces animistes présentes dans la nature ainsi que les  divinités protectrices personnelles, les esprits qui œuvrent dans  l’imagination quotidienne des citoyens babyloniens.

    Les  dieux babyloniens étaient conçus à l’image des hommes et rarement,  voire jamais, représentés sous un aspect qui n’était pas anthropomorphe.  Les cultes de Mardouk et d’Ishtar comprenaient des cérémonies dont le  déroulement s’apparentait à de véritables petites scènes transposables  dans la vie quotidienne : scènes de jalousie, scènes de famille...

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Pmph

    Ishtar

    Nom sémitique courant de la Grande Déesse mésopotamienne, appelée aussi Asherah, et Ashtart chez les Phéniciens. Ishtar “la bienveillante”, mâle en tant que divinité du matin et femelle en tant que déesse du soir, est tantôt fille d’Anou et tantôt fille de Sîn. Déesse de la guerre et déesse de la volupté, elle est la sœur de Shamash, dieu de la lumière, et en même temps d’Ereshkigal, la divinité du monde infernal. Elle était adorée à Ourouk, où son culte supplantera celui de son père Anou, Fille de Sîn, elle a pour emblème une étoile ;  déesse guerrière, debout sur un ou deux lions, elle porte le carquois ;  d’une main elle tient une arme courbe et de l’autre un sceptre. Son  temple à Babylone s’appelait l’Etourkalama, la « maison qui est la  bergerie du pays ». Les cérémonies qui s’y déroulaient avaient une forte  connotation érotique et semblaient plutôt liées à la prostitution sous  ses formes sacrée et profane.

    Chez  les Assyriens, elle revêtait deux visages bien différent. Elle était  d’abord la déesse de l’amour et du sexe sans être cependant ni la  patronne du mariage ni la déesse-mère. Sa  personnalité a vraisemblablement absorbé d’autres déesses. Elle incarne  la femme par excellence : belle, voluptueuse mais aussi versatile,  perfide et sujette à la colère. Ses amants sont sans nombre, demi-dieux  comme Dumuzi ou simples mortels qu’elle séduit avant de les rejeter aux  Enfers en les transformant en animaux répugnants. Elle  disposait de deux sanctuaires très renommés, celui d’Arbèles et surtout  celui de Ninive. Elle était ensuite la déesse de la guerre, qui  assistait le roi et marchait à ses côtés. Cet aspect belliqueux lui vaut  d’être représentée debout sur un lion ou une lionne brandissant un  poignard à lame courbe (harpè).


    Parèdre du dieu Bêl dans le panthéon ouest-sémitique, c’est pour elle que l’on pratique, sur les hauts lieux , la prostitution sacrée, qui vise, à accroître, par analogie, la fertilité du sol et la fécondité des troupeaux. Les Grecs l’assimileront à Aphrodite.

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 7k2i

    Bêl

    Principale  divinité de Palmyre, ce que traduit la monumentalité de son temple. Son  nom est emprunté à Bêl-Marduk de Babylone mais il s’agit en fait d’une  divinité autochtone, Bôl, à rapprocher du Baal phénicien, qui signifie «  maître ». Il est vénéré dès le Ier siècle av. J.-C représenté sous la  forme d’un astre ou d’un aigle aux ailes déployées, ou encore d’un dieu  soldat.

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 82mn

    Aphrodite
    Selon la tradition, elle serait née à Chypre de l’écume marine fécondée par le sang d’Ouranos. C’est la déesse du sexe et de la procréation, apparentée aux grandes déesses orientales de la fécondité. Mère  d’Eros, elle est pourtant étrangère à la sphère familiale et conjugale  car elle incarne la dimension incontrôlable de la sexualité et de la  passion dévastatrice et fatale. De ses unions illégitimes naîtront Eros  (dieu du désir amoureux) et Hermaphrodite.

    C’est  elle qui inspire à Zeus ses infidélités conjugales. Zeus en retour la  récompense en lui faisant rencontrer le beau prince troyen Anchise, de  leur union naîtra Enée. C’est aussi elle qui est à l’origine de la  guerre de Troie puisqu’elle a promis la main d’Hélène à Pâris. Durant  cette même guerre, elle soutient les Troyens, après leur défaite elle  protège Enée dans sa fuite vers l’Italie. Elle persécute toutes ses  rivales comme Psyché ou Myrrha.

    Ses  attributs sont les coquillages, qui rappellent sa naissance marine, un  ruban magique et un char tiré par des colombes ou des cygnes. Les fruits  comme la pomme et la grenade lui sont associés, comme symboles de la  fécondité, ainsi que des fleurs comme la rose et le pavot, comme  symboles de la beauté.

    Ses sanctuaires principaux étaient à Paphos, dans l’île de Chypre, à Cythère et à Corinthe.

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:52

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     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Xt5f

     Représentation du dieu Shamash

      Shamash

       Shamash était le dieu-Soleil en Mésopotamie, appelé Babbar chez les Sumériens. Il est avant tout le juge suprême dont les enfants sont Kittou et Mesharou, la justice et le droit. On  le considérait comme le dieu de la justice, car de sa position dans le  ciel il pouvait voir tout ce qui se passait sur la terre. C’est  probablement pour la même raison qu’on le considérait aussi comme le  dieu qui connaissait l’avenir et qui pouvait le révéler à l’humanité au  moyen des entrailles d’un mouton sacrifié. Ce rôle l’impliquait  directement dans les décisions politiques et sociales prises par les  rois. Il  dicte lui-même aux rois les lois équitables. Son symbole est un disque  orné d’une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons  ondulés. Il est caractérisé sur des monuments et des cylindres par des  flammes qui s’élèvent au-dessus de ses épaules.

     Sîn, Souen

      Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Dwg4

     Dieu  lune des Babyloniens, assimilé à Nanna. Epoux de Ningal, c’est le père  de Shamash et d’Ishtar. Sîn mesure le temps et c’est à lui de faire se  terminer dans les soupirs et dans les larmes les jours, les mois et les  années des rois coupables. Son symbole est le croissant lunaire. [/size]Ses  villes saintes étaient Ur, où il est honoré sous le nom de Nanna et  Harran, d’où son culte s’est répandu dans les pays araméens.

     .
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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:53

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    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 3fh2

    Carrefour de l’Orient

    En  raison de sa position géographique avantageuse, Palmyre devint une  importante étape pour les caravanes de chameaux et d’ânes qui  transportaient des denrées de luxe (épices, perles, pierres précieuses,  soie) depuis l’Inde, la Chine et l’Arabie vers les ports de Tyr et de  Sidon sur la côte méditerranéenne. Les  grandes routes commerciales qui partaient de Palmyre étaient les  suivantes : d’abord celles de Doura-Europos, de Circésium, de  Vologésias, de Suza, sur l’Euphrate, qui permettaient aux caravanes de  remonter vers la Haute Mésopotamie et de communiquer avec les Indes par  la Babylonie et le Golfe Persique ; puis la route Palmyre-Emèse-Antioche  qui assurait les relations avec l’Asie Mineure et la Grèce ; enfin  celle de Palmyre-Jérusalem-Pétra, prolongée sur la Mer Rouge et  l’Égypte, qui permettait aux habitants de Palmyre d’entretenir d actives  transactions avec les Nabatéens.

    Selon  Appien, Palmyre "cherchait en Perse les produits de l’Inde et de  l’Arabie pour les revendre chez les Romains". La conquête par Pompée du  territoire qui deviendra la future province romaine de Syrie conduira  par ailleurs à détourner le commerce caravanier de Pétra vers Palmyre  qui de fait attira vers elle seule tout le commerce de l’Orient. Ce que  confirment les nombreux caravansérails antiques dont les ruines ont été  repérées par photos aériennes au nord et à l’ouest de la ville.

    Arabie antique
    Dans  l’Antiquité, le terme désigne tous les pays habités ou parcourus par  les Arabes, c’est à dire non seulement la péninsule arabique mais aussi  les régions comprises autour de la mer Morte, de la mer Rouge et de  l’Euphrate. Mais cela ne signifie pas pour autant que les peuples qui  habitent ces contrées appartiennent précisément aux groupes ethniques  qui seront ultérieurement désignés comme « arabes ». L’expression «  arabe » désigne alors souvent plus un mode vie spécifique qu’un groupe  ethnique distinct.

    La Bible  distingue deux types de population arabe : les premières descendent de  Cham, mentionnées sous le vocable de Saba, Hawilah, Sheba et Dedan, les  secondes descendent de Sem et sont apparentées avec les Israélites par  leur ancêtre commun Abraham. L’Ancien Testament distingue l’Arabie du  sud (celle de la reine de Saba d’où proviennent les aromates, l’encens,  la myrrhe, l’or et les pierres précieuse) de l’Arabie du nord vivant de  l’élevage du bétail.

    les textes assyriens
    Les  annales assyriennes mentionnent un royaume de Qédar (oasis de Duma) en  Arabie du nord dès le VIIIe siècle. Dans les textes décrivant la  bataille de Qarqar (853 av. J.-C.), il est mentionné que « Gindibu’ du  pays d’Arba » dirigeait un contingent de 1000 hommes montant des  chameaux. Parmi les tributaires de Teglat-phalasar III l’on  trouve trace d’une certaine Zabibi « reine des Arabes ». Puis sous le  règne de Sargon, sont mentionnés « Samsi, reine du pays d’Aribi » et «  It’amra du pays de Saba’a ».

    Sennacherib fit campagne contre des nomades menés par Hazael, « roi de Qedar », et Te’elhunu, « reine des Arabes ». Le premier fut maintenu en place, mais soumis à un lourd tribut tandis que la seconde fut déportée en Assyrie. Après  la prise de Babylone en 689 av. J.-C., le roi de Saba, nommé Karib’il,  envoya des aromates et des pierres précieuses à Sennacherib.

    Les  images divines que Sennacherib avait emportées en Assyrie furent  restituées par Assarhaddon à Hazael. A la mort de celui-ci, Assarhaddon  confirma son fils comme successeur et l’aida à écraser une rébellion.  Yautha‘ s’étant rebellé à son tour, les Assyriens déportèrent une nouvelle fois à Ninive les statues de ses dieux.  Pour envahir l’Égypte, Assarhaddon dut traverser le désert du Sinaï et  sollicita à cette occasion l’aide des Arabes occidentaux.

    Durant  le conflit qui opposait Assurbanipal à son frère Shamash-shum-ukin, roi  de Babylone, Yautha‘ attaqua les royaumes jordaniens vassaux des  Assyriens mais il fut vaincu. Dans le même temps, des Qédarites, mené  par Abyatha‘ et son frère, prirent le parti des Babyloniens révoltés  contre la tutelle assyrienne, vaincus ils se réfugièrent dans Babylone.  Lors de la chute de Babylone en 689, Assurbanipal gracia Abyatha‘ et le  nomma roi de Qadar à la place de Yautha‘.

    Entre  641 et 638, les Assyriens matèrent la révolte de la confédération de  Atarsamain, regroupant différentes tribus qédarites, qui avait lançé un  raid contre les territoires syriens sous tutelle assyrienne.

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" E2fg
    Stèle funéraire - Albâtre - Yemen - IIIe siècle av. J.-C


    L’Arabie romaine
    En 106, l’Arabie fut facilement conquise par les légions roamines dirigées par Cornelius Palma.  Cette conquête était un préalable à la guerre que Trajan projetait  contre les Parthes. La légion pris ses quartiers près de Bosra, devenue  capitale de la nouvelle province romaine. Compte-tenu du caractère  extrêmement mobile de l’adversaire parthe, les unités de cavalerie et  les archers y tenaient une place prépondérante.

    Le  limes romain dans cette région était alors une zone très floue :  au-delà de la province proprement dite, sous administration romaine,  s’étendait la zone des oasis de Djawf et du Hedjaz, vaguement contrôlée,  puis un vaste territoire courant jusqu’au golfe Persique parcourut par  quelques patrouilles. Outre, la menace parthe, il fallait constamment  surveiller les nomades toujours prêts à piller les récoltes des  sédentaires et les caravanes.

    La  province s’organisait autour d’un axe majeur, l’ancienne route royale  rebaptisée via nova Traiana, qui reliait la Syrie à la mer Rouge. Elle  était protégée par un réseau de tours et de forts bâtis dispersés dans  la Décapole et complété par des petites fortifications permettant de  contrôler les oasis et garantissant la logistique des patrouilles du  désert.

    L’économie de la province  prospérait en partie grâce à la culture du blé sur le plateau du Hauran  mais surtout grâce au commerce caravanier qui atteignait l’Arabie  méridionale et au commerce international, ouvert vers l’Éthiopie, l’Inde  et même la Chine, via les ports de Leukè Komè, sur la mer Rouge, et  Charax sur le golfe Persique.

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" I5ae
    Tête d’homme - Albâtre - Yemen - Ier siècle av. J.-C.

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:53

    Sîn / Nanna

     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Vzqk

     Nanna  (r) chez les Sumériens ou Sîn, pour les Akkadiens. C’est le nom du dieu  de la Lune des Mésopotamiens. Fils d’Enlil, ou de Marduk, il est aussi  le protecteur des bergers.

     D'après les donnés de l'épopée babylonienne, Sin, le fils de Marduk et  implorant sa protection, est moins important que son père et il occupe  un rang inférieur dans la hiérarchie céleste. Il n'en fut pas toujours  partout ainsi, et Sin,  le dieu Lune, semble avoir tenu la place d'honneur dans les adorations  des rois primitifs de la Mésopotamie, avant la suprématie de Babylone.

      C'était  le dieu spécial et tutélaire de la ville d'Ur; les inscriptions des  rois de celte ville, qui ont sans cesse embelli et réparé son

     sanctuaire,  le proclament « le chef, le puissant, le seigneur des Esprits, le roi  des dieux, l'étincelant. » A l'époque de l'empire babylonien, au  contraire, Sin n'est plus que « le seigneur des trente jours du mois, le  seigneur du signe zodiacal, l'architecte, celui qui veille sur la terre  »; on lui donne souvent pour frère Adar Sandan, le dieu de la force;  dans une légende recueillie par Ctésias,  les deux frères divins se  disputent le gouvernement du ciel. 

      Toutefois, le caractère astrologique de la religion assyro-babylonienne fait quele dieu, Lune garde toujours un rôle important, soit dans les représentations figurées où son symbole est le croissant, soit dans les prières liturgiques, comme le constate l'hymne suivant où on l'invoque :

      Seigneur,  prince des dieux, qui seul es sublime clans le ciel et sur la terre!  Père, illuminateur, seigneur, dieu protecteur, prince des dieux! Père,  illuminateur, seigneur, dieu grand, prince des dieux! 
    Père, illuminateur, seigneur, Sin, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur d'Ur, prince des dieux! 
    Père, illuminateur, seigneur du E-Sirgal, prince des dieux! 
    Père, illuminateur, seigneur, créateur des couronnes, prince des dieux! 
    Père, illuminateur, qui fais arriver majestueusement la royauté à sa plénitude, prince des dieux! 
    Père, illuminateur, qui t'avances dans l'appareil de la majesté, prince des dieux! 
    Luminaire  puissant aux cornes vigoureuses, aux membres complètement formés, à la  barbe étincelante, splendide quand il remplit son orbe. 
    Fruit qui se  produit lui-même, sortant de son domicile; qui, dans son action  propice, n'interrompt pas la gouttière par laquelle il verse  l'abondance! 
    Miséricordieux, qui engendre tout, qui, au-dessus des êtres vivants élève sa demeure étincelante! 
    Père, miséricordieux et restaurateur, dont la main soutient la vie sur la terre!

    Seigneur, ta divinité, comme les creux profonds et la vaste mer, répand une terreur respectueuse! 
    ... de la surface de la terre, développant la rectitude, proclamant sa gloire, 
    Père,  générateur des dieux et des hommes, qui élève sa demeure et fonde tout  ce qui est bon. Qui proclame la royauté, qui donne le sceptre suprême,  qui fixe les destinées pour les jours 
    lointains; 
    chef inébranlable, dont le cour est vaste et n'oublie personne, 
    ... dont les genoux ne se reposent pas, qui ouvre le chemin aux dieux, ses frères, 
    qui,  des fondements au plus haut sommet des cieux s'avance, qui ouvre la  porte des cieux, faisant luire la lumière sur le pays des hommes, 
    Père qui m'a engendré ... 
    Seigneur qui ordonne ses commandements au ciel et à la terre, dont personne n'enfreint la volonté ... 
    Dans le ciel, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime. 
    Sur la terre, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime. 
    Toi!  ta volonté est proclamé dans les cieux, et les Archanges célestes  prosternent leur face. Toi! ta volonté est proclamée sur la terre, et  les Archanges de la terre baisent le sol.
    Toi! ton commandement retentit en haut comme un vent dans les ténèbres, et il fait germer 
    la terre. 
    Toi! ton commandement existe à peine sur la terre, et déjà la végétation est produite. 
    Toi! ton commandement s'étend sur les lieux habités et les sommets, et il multiplie les êtres vivants. 
    Toi! ton commandement donne l'existence à la vérité et à la justice; il affermit la vérité parmi les hommes. 
    Toi! ton commandement, ce sont les cieux reculés et la terre qu'ils couvrent, qui n'oublient personne. 
    Toi! ton commandement, qui peut l'apprendre? qui peut l'égaler? 
    Seigneur, dans les cieux est ta seigneurie, sur la terre ton principat; parmi les dieux, tes frères, tu n'as pas de rival.
    Roi des rois, qui n'a aucun juge au-dessus de lui, dont aucun dieu n'égale la divinité ... Favorise la ville d'Ur, ô dieu! favorise-la! 
    que  l'épouse ... heureuse, ô seigneur! puisse implorer de toi la paix! que  l'époux ... ô seigneur, puisse implorer de toi la paix! 
    que les Archanges célestes ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix! 
    que les Archanges de la terre ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix!


     Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Nns1

     Le  caractère sidéral du dieu Sin qui ne cessa d'être honoré dans nombre de  sanctuaires, en Mésopotamie et en Syrie, longtemps après la chute de  Babylone, est particulièrement mis en relief dans ce passage de la  grande épopée babylonienne où il est désigné sous le nom de Nannar « le  brillant, le lumineux » Il fit briller Nannar (la lune), il l'attacha à  la nuit, et il lui fixa le temps de ses phases nocturnes qui  déterminent les jours, pour le mois entier sans interruption il établit  quelle serait la forme de son disque.

     .
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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:54

    Inanna / Ishtar

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 4vgg

    Inanna  (= Dame du Ciel, ou Dame de An (son père ou époux), en sumérien) /  Ishtar (en akkadien), parfois appelée Bêlet (= la Souveraine) - Déesse  composite de la guerre et de la discorde à Sumer, et de l'amour et de  la volupté dans l'espace sémitique. Initialement célébrée à Uruk, sont  culte se répand ensuite partout (grands temples à Ninive, Arbèles et  Kalah). On l'associe couramment à la planète Vénus (et elle sera  d'ailleurs plus tard assimilée par les Grecs à leur déesse Aphrodite  (via sa version assyrienne Astarté), et par les Romains à leur Vénus).

    Un  récit mythologique décrit sa descente aux Enfers où elle est retenue  prisonnière. Pour s'en évader, elle conclut un marché qui laisse son  amant Dumuzi / [size=130]Tammuz[/size] captif  à sa place. On a vu dans ce mythe une évocation de la planète du cycle  de la planète Vénus, qui d'étoile du soir devient étoile du matin après  sa disparition. Le même type d'interprétation a été donné par A. Aveni  au mythe aztèque de Quetzalcoatl.

    L'élément  passif et féminin dans le panthéon assyro-babylonien est, comme dans  toutes les religions de l'Asie occidentale, représenté par une foule de  divinités femelles qui dérivent les unes des autres et ne sont, au fond,  que les manifestations diverses de la même déesse qui change de noms et  d'attributs, suivant qu'on l'envisage comme divinité sidérale,  terrestre ou infernale, ou comme épouse de tel ou tel dieu, car chaque  dieu a une compagne.

    En  assyrien, on l'appelle généralement Ishtar, mot d'où est dérivé le nom  d'Astarté; ses deux temples les plus célèbres sont ceux de Ninive et  d'Arbèles où elle était représentée sous les deux principaux aspects de  sa multiple nature; on invoque constamment, comme deux divinités  parèdres, « Ishtar de Ninive » et « Ishtar d'Arbèles ».

    En Basse-Mésopotamie, c'est à Uruk ou Erech qu'il faut chercher l'origine de son culte; on l'honore sous le nom de Nanâ. Nabuchodonosor appelle  Nanâ ou Anna, « la mère d'Uruk, la dame d'Uruk, » et il restaure son  vieux temple nommé en suméro-akkadien le E-Anna ou E-hili-Anna, « la  demeure d'Anna » ou « la demeure de la splendeur d'Anna ». Le  nom d'Anna ou Anat qu'on lui donne, est le féminin d'Ana, et il a formé  le grec Anaïtis, comme Nana a formé pour les Grecs Nanaea. Pour  désigner la même divinité on emploie encore les noms de Malkit, Anunit,  Zarpanit, Belit, Allat, et d'autres moins usuels.

    Elle est Belit quand on l'invoque comme reine des dieux et des hommes,  maîtresse de l'univers organisé; Damkina, envisagée comme souveraine  des ondes; épouse du dieu-poisson, dans lequel se personnifie Êa,  l'intelligence divine; Ishtar, à la fois comme guerrière, « reine des  batailles » et déesse des amours,épouse de Dumuzi ou Tammuz, le  jeune dieu lumineux ravi à la fleur de l'âge, enfin comme présidant à  la planète Vénus; Zirbanit ou Zarpanit, comme formatrice des germes,   déesse de la fécondité chez les êtres animés; génératrice, Muallidat  (Mylitta), honorée par les prostitutions sacrées de Babylone;  Anunit, comme « l'étoile du fleuve Tigre », comme la planète Vénus en  tant qu'associée conjugalement au Soleil; Gula, comme lune, et par suite  triforme, [size=130]et se confondant avec Sin; enfin Allat [/size]comme  déesse chthonienne et funèbre, reine des enfers On la représente comme  l'épouse de Bel-Marduk, comme l'épouse de Shamash, comme l'épouse de  Adar-Sandan. De même que Hécate chez les Grecs, elle change de nom avec  les phases de la lune croissante, pleine et décroissante; aussi  avait-elle à Borsippa trois sanctuaires a la fois, réunis dans une même,  enceinte : « le grand temple, le temple de la vie et le temple de l'âme  vivante. »

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Ixqg

    Tantôt,  la déesse a un aspect guerrier et préside aux combats, tantôt elle est  la déesse de l'amour et de la volupté et son symbole est la colombe, tantôt elle est la déesse mère et tient son enfant dans ses bras

    Ishtar a son rôle et ses attributs dans le ciel, aussi bien qu'Allat, la reine des enfers, qui parfois lui est opposée, comme dans le poème de la descente d'Ishtar aux enfers, où elle est sa soeur et sa rivale.

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:54

    Assur

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 056t

    Assur  (ou Ashur), nom de la première capitale de l’Assyrie et du dieu  national assyrien, et, partant, le souverain de tous les dieux. Créateur  du ciel d’Anu et de l’humanité, c’est un dieu guerrier.

    Quand  puissance de Babylone s'effaça devant celle de Ninive. Le dieu national  des Assyriens, Assur, prit alors la première place. Pour faciliter la  substitution, on identifia Assur avec l'antique Anshar babylonien. Assur  devint donc :

    «  roi de la totalité des dieux, créateur de soi-même, père des dieux,  créateur du ciel d'Anu et de l'enfer, auteur de la totalité des hommes,  habitant les cieux brillants, Seigneur des dieux, qui fixe les  destins... ».

    Son  nom signifiait le bienveillant néanmoins, Assur était surtout un dieu  guerrier, qui partageait les instincts belliqueux de son peuple. Il  accompagnait les armées dans les combats, luttait à leurs côtés,  dirigeant les coups des soldats, et rendant leurs armes victorieuses.  Aussi recevait-il les prémices du butin, et les peuples vaincus  devenaient ses sujets.

    Il  ne dédaignait pas d'ailleurs d'apparaître à ses fidèles pour stimuler  leur courage et accroître leur confiance, tel ce roi de Lydie auquel il  se montra et dit expressément : 

    « Embrasse les pieds du roi d'Assur, Assourbanipal, et, en son nom, tu triompheras de tes ennemis».

    On  figurait généralement Assur sous la forme d'un disque ailé, ou encore  monté sur un taureau ou flottant dans les airs. C'étaient là des  représentations guerrières.

    Mais  Ashour n'était pas seulement un dieu belliqueux. En sa qualité de  divinité suprême, il était aussi le grand dieu de la fertilité. On le  représentait alors environné de rameaux, et on lui donnait pour attribut  une chèvre. Son épouse est Inanna / Ishtar

    Assur  (personnage de la Bible). - Deuxième fils de Sem, contemporain de  Nemrod. Chassé par celui-ci des plaines de Sepnaar, il s'établit à l'Est  du Tigre, y fonda le royaume d'Assyrie, et bâtit Ninive.

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 0vzx

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:55

    Adad

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" Q6hh

    Adad.  - Nom sémitique du dieu mésopotamien qui présidait à la pluie, à  l’orage, aux tempêtes et aux autres phénomènes atmosphériques. Il a  progressivement absorbé la personnalité de son équivalent sumérien  Ishkur.

    Adad,  que l'on représente généralement debout sur un taureau et tenant à la  main les foudres, est le dieu de l'éclair, de la tempête. C'est lui qui  déchaîne les orages, fait gronder le tonnerre, et courbe les arbres sous  la fureur des vents.

    Enveloppé dans la nuée sombre, il rugit de sa voix puissante. Lorsque Bel a décrété le déluge, Adad est l'exécuteur des volontés du dieu son tumulte atteint jusqu'aux cieux.

    Adad  cependant n'a pas que cet aspect terrible. La pluie qui dévaste est  aussi la pluie qui féconde. De même, Adad, dieu de la tempête, est  également le dieu qui amène le bon vent, et, à sa suite, la pluie  bienfaisante. Il est le dieu de l'inondation qui fertilise et c'est par  sa faveur que chaque année, à l'époque des crues, la terre se couvre du  limon nourricier.

    Aussi lorsque Bêl voulut punir les hommes par une série de fléaux, il s adressa d'abord à Adad :

    En  haut, Adad épargna la pluie; - Elle fut obstinée, en bas, la crue, elle  ne monta plus dans la source; - Le champ diminua ses profusions.

    Enfin, Adad partageait avec Shamash le privilège de révéler l'avenir; il était, lui aussi, le « seigneur de la vision ». 
    Dans ses diverses attributions Adad avait pour associée sa compagne, la déesse Shala.


    Adad,  nom porté dans la Bible par plusieurs rois d'Idumée et de Syrie, qui  furent en guerre avec les Juifs : l'un d'eux fut tué par David; un autre  assiégea Achab dans Samarie puis défit ce prince; un troisième, plus  connu sous le nom de Ben-Adad, combattit Joram

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" F439

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    Message  Arlitto Mer 7 Oct 2020 - 15:55

    Enlil / Bêl

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" 2ppr

    Enlil, Ellil (= seigneur de l’atmosphère, en sumérien) - Dans  le panthéon mésopotamien, il est avec Ea et Anu l'un des trois dieux  cosmiques, plus particulièrement associé à la Terre et l'instigateur du  Déluge. Mais il est aussi une divinité bienfaisante, à qui on attribue l’invention de la charrue et de la pioche. 

    Son  culte est surtout concentré à Nippour, où il porte le titre de Bêl  (Seigneur) et où se trouvait son temple principal, qui portait le nom de  Temple (de la) Montagne, un de ses épithètes. Ce dieu perdra  progressivement de l'importance et sera peu à peu remplacé par Anu, puis  par Marduk.

    Dans le pays de Sumer et particulièrement à Nippour, on adorait primitivement Enlil, seigneur de l'atmosphère. Enlil était le dieu de l'ouragan, et il avait pour arme l'amaru, c'est-à-dire le déluge. Comme  le Zeus des Grecs, il symbolisait les forces de la nature, et, de même  que Zeus, il ne tarda pas à être considéré comme le maître des destinées  humaines.

    Quand  les gens de Babylone annexèrent les divinités de Sumer, ils n'eurent  garde d'oublier Enlil, et en firent même le deuxième élément de la  triade suprême. Ils se contentèrent de changer son nom et de substituer à  celui d'Enlil le nom plus général de Bêl, qui veut dire « Seigneur Bêl »  est donc le seigneur par excellence, dont la domination s'exerce sur  tout le monde terrestre. On l'appelle « le roi des pays », ou encore «  le seigneur des régions ».

    Bien  qu'il ait dans le ciel, ainsi qu'Anu, sa promenade réservée, « la route  de Bêl », Bêl réside d'ordinaire sur la Grande Montagne de l'Est. Il y  accueille chaque année les autres dieux pour fixer les destins du monde,  et, dans cette assemblée auguste, c'est à lui qu'appartient la décision  suprême.

    Comme  Anu, Bêl est le dépositaire des insignes de la royauté, et il les  dispense à la créature de son choix. Les rois ne sont donc que les  représentants ou vicaires, les patésis, de Bêl. Pour qu'ils s'élèvent  au-dessus des autres hommes, il suffit que le dieu prononce leur nom,  car la parole de Bêl est toute-puissante :

    La parole de Bêl est un souffle, l'oeil ne la voit pas...   
    Sa parole est un déluge qui s'avance, qui n'a pas de rival

    Sa parole sur les cieux en repos fait reposer la Terre ; 
    ... 

    Sa parole, lorsqu'elle marche humblement, elle détruit la contrée,
    Sa parole, lorsqu'elle marche grandement, accable les maisons, elle fait pleurer le pays ! ...
    A sa parole les cieux en haut se calment d'eux-mêmes...


    Bêl  est donc pour les hommes le dispensateur des biens et des maux. C'est  lui notamment qui, dans un jour de colère, fit pleuvoir le déluge pour  anéantir l'humanité. Mais il n'hésite pas aussi à intervenir pour  délivrer la terre des monstres qui l'infestent. Témoin sa lutte avec le  dragon.

    En  ce temps, les habitants des villes étaient dans la désolation, car un  dragon, issu des flots de la mer, ravageait toute la contrée. Ils se  lamentaient et allaient répétant : 

    « Qui combattra le dragon et renverra le dragon dans la mer? »

    Les dieux émus tinrent conseil. Bêl leur fit la description du monstre : 

    « Il a, dit-il, cinquante doubles lieues de long, et sa bouche est large de six coudées. »

    Babylone la Grande, la mère des prostituées = "Les Religions" N2l7

    Tous  les dieux tremblaient d'effroi, et nul n'osait affronter le monstre,  bien qu'au vainqueur fût réservé le privilège de régner en maître sur la  terre. Sur les exhortations de Sîn, le dieu Tichkhon cependant tenta  l'entreprise, mais sans succès. Bêl à son tour essaya. En vain  commença-t-il par soulever un nuage et déchaîner une affreuse tempête  pour anéantir le dragon; il ne parvint à vaincre le monstre qu'en jetant  sur lui le sceau de son âme. Abattu enfin, le dragon expira, après que  son sang eût coulé pendant trois ans, trois mois et un jour. Et Bêl  conquit de la sorte la suprématie sur la terre. Au temps où, sous le nom  d'Enlil, Bêl régnait à Nippour, il avait pour compagne Ninlil. Par la  suite son épouse fut adorée sous le nom de Ninahasag (« la dame de la  montagne », parce qu'avec lui, elle résidait sur la Montagne de l'Est.  On l'appelait aussi Bêlit, c'est-à-dire « la Dame ». Bien qu'elle porte quelquefois le titre de 
    mère des dieux
    Ninharsag  ou Bêlit n'exerce sur l'olympe babylonien aucune suprématie. Par  contre, elle nourrit de son lait sacré ceux que Bêl a destinés à devenir  rois parmi les humains. Ainsi, grâce à elle, les souverains de la terre  peuvent-ils se glorifier d'une origine céleste.


    .

      La date/heure actuelle est Mar 21 Mai 2024 - 0:48